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ActualitéWalloniemercredi 7 juillet 2021

L’organisation du premier salon jobshot horeca à liège

Synthèse

Diana Nikolic a souligné la pénurie persistante de main-d’œuvre dans l’HORECA et s’est interrogée sur l’organisation du premier JobShot à Liège, sur l’évolution du nombre de chercheurs d’emploi et de postes identifiés par le FOREm, ainsi que sur les mesures structurelles à prévoir après l’été. Elle a aussi relevé un possible manque de liaison entre le FOREm, les employeurs et les demandeurs d’emploi, en particulier dans les petites entreprises du secteur. La ministre a présenté le JobShot comme une initiative pilote de mise en relation dans dix grandes villes, avec mobilisation des conseillers du FOREm auprès de milliers d’entreprises, et a évoqué des pistes pour renforcer le lien entre offre et demande dans les métiers en pénurie.

Débat · 3 interventions

  1. Madame la Ministre, l’HORECA fait face à une pénurie. Elle était préexistante à la crise, mais cela n’a fait que s’aggraver avec la crise. Je ne vais pas venir ici avec les témoignages de Julien, de Valérie, de Marcello, je pourrais vous livrer mon témoignage. Moi, le 8 mai dernier, alors que j’espérais, je voulais soutenir l’HORECA en terrasse à Liège – sans masque, ce sera plus facile –, je me suis retrouvée en salle pour dépanner mon père, qui était tout seul pour son service du soir. Le constat, il est là. Je venais vous interroger aujourd’hui sur l’organisation du premier JobShot à Liège. JobShot est vraiment une action un peu coup de poing, choc pour l’HORECA. Je voulais savoir ce qui était prévu, si cette organisation allait faire tache d’huile. En fait – c’est là mon petit papier –, j’ai la réponse dans les médias depuis hier soir de l’administratrice générale du FOREm, qui annonce que ces JobShot sont une sorte de _speed dating_ pour favoriser les rencontres entre professionnels et demandeurs d’emploi dans 10 grandes villes. Les conseillers du FOREm contacteront les 8 000 entreprises concernées pour capter leurs besoins. Monsieur le Président, vous allez être heureux, j’anticipe déjà ma réplique, je suis super contente et satisfaite. Vous me permettrez quand même d’adapter un petit peu mes questions, Madame la Ministre, et j’espère que vous adapterez vos réponses. D’abord, le FOREm communiquait début mai sur le fait qu’il y avait 6 500 chercheurs d’emploi dans les métiers HORECA. Aujourd’hui, Mme Vanbockestal nous dit qu’il y a 1 307 postes à pourvoir, identifiés par le FOREm, sans compter tous les autres. Que s’est-il passé en deux mois? Comment fait-on pour finalement mettre en relation ces 6 500 chercheurs d’emploi avec les postes à pourvoir? Que les 6 500 n’aient pas trouvé un emploi, je peux le comprendre, mais que les 1 307 postes à pourvoir, identifiés par le FOREm, n’aient pas trouvé preneur, cela m’interroge un petit peu. 59 P.W. – C.R.I. N° 34 (2020-2021) – Mercredi 7 juillet 2021 Ma deuxième question c’est sur l’après, puisque les JobShot, c’est sur l’été. En septembre, il faudra plus que des mesures conjoncturelles. L’HORECA, comme d’autres métiers, est en pénurie. Quelles mesures structurelles avez-vous demandées ou comptez-vous demander au FOREm de prendre? Je vous remercie d’avance pour vos réponses. _(Applaudissements)_

  2. Merci, Madame la Ministre, pour vos réponses. Les 6 500 personnes identifiées, cela vient d’un communiqué de presse début mai du FOREm. J’entends maintenant que l’on est à 12 000. Cela m’interroge d’autant plus sur la difficulté de recruter pour tous les employeurs de l’HORECA sur le terrain. Je le répète, je me réjouis vraiment de ces initiatives du FOREm. Je me réjouis que le premier JobShot a lieu à Liège, en plus. Il me manque néanmoins peut-être un maillon dans la chaîne. Il faut vraiment que l’on puisse travailler làdessus. Je sais que, dès septembre, ce seront des débats sur la réforme de l’accompagnement des chercheurs d’emploi qui nous occuperont en commission et dans ce Parlement. Je crois vraiment que le FOREm est le bras armé de la Wallonie pour l’emploi wallon. Il doit vraiment être au service des chercheurs d’emploi, mais aussi des employeurs. Ici, il me manque, je le disais, ce maillon entre tous ces chercheurs d’emploi et tous ces postes à pourvoir: 1 307 postes, c’est ce que le FOREm a identifié, mais on sait que tous les employeurs de l’HORECA, et c’est peut-être un autre problème sur lequel il faut travailler, toutes les petites entreprises de l’HORECA ne font pas forcément appel au FOREm, parce qu’elles ne le voient pas non plus comme étant au service de l’emploi. Là, il faut améliorer cela pour vraiment résorber ce gap, comme je le disais. Que tous les chercheurs d’emploi ne trouvent pas un emploi, je peux me l’expliquer, mais que tous les emplois – l’on parle ici d’emplois non qualifiés parce que ce sont des serveurs qui manquent beaucoup, un peu de cuisiniers, mais pour le moment ce sont vraiment des serveurs et des barmans qui manquent –, je ne m’explique pas que ces emplois-là ne trouvent pas preneur. Il y a un gros travail à faire à cet égard.

    Agressivité 62%Constructivité 53%Factuel 51%Émotionnel 61%
  3. Je remercie Mme la Ministre pour ces précisions. J’entends que nous sommes sur la même longueur d’onde. Ce que le FOREm a mis en place est très positif et ne doit pas rester quelque chose de structurel, mais devenir conjoncturel. Saisissons la balle au bond. Une expérience pilote est en train de se mettre en place au niveau de l’HORECA dans le cadre de la relance. Il y a d’autres métiers en pénurie. C’est l’occasion de voir comment améliorer, comment mieux activer – même si ce mot peut avoir un double sens quand on parle du FOREm – ce lien entre les chercheurs d’emploi et les offres d’emploi pour d’autres métiers en pénurie.

    Constructivité 91%Émotionnel 57%

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