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ActualitéWalloniemercredi 10 décembre 2025

L’exploitation du centre d’enfouissement technique de Monceau-sur-Sambre

Synthèse

Freddy Mockel s’inquiète d’une éventuelle prolongation du permis du CET de Monceau-sur-Sambre au-delà du 31 décembre 2027, après les ajustements décidés en 2022, et interroge le ministre sur les volumes restants, les obligations à prévoir, ainsi que sur l’avenir des autres centres d’enfouissement wallons. Yves Coppieters répond qu’il n’a reçu aucune demande formelle de modification du permis, mais qu’une réflexion stratégique est nécessaire, la Wallonie devant disposer d’une capacité suffisante pour les déchets ultimes, soit environ 400 000 m³ par an. Il précise qu’il reste 900 000 m³ à Monceau-sur-Sambre et 1,3 million m³ à Habay-la-Neuve et Hallembaye, et annonce une feuille de route sur les infrastructures de gestion des déchets, élaborée avec des acteurs publics et privés, afin de présenter des propositions au Gouvernement dans les prochains mois. Freddy Mockel prend acte des chiffres tout en estimant que des efforts supplémentaires de réduction des volumes restent nécessaires.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, dans La Libre, pas plus tard qu’hier, on a repris vos propos quant au CET de Monceau. Il est repris que vous envisageriez une prolongation du permis, qui se termine normalement définitivement le 31 décembre 2027. Vous avez déclaré avoir pris l’option d’agrandir les CET existants et de ne pas en ouvrir de nouveaux. Apparemment, des choix sont faits. Dans le cas de Monceau, ce qui a ravivé l’inquiétude des riverains, c’est que l’exploitant aurait déjà entrepris des démarches concernant le permis. Il faut savoir que, en 2022, le permis a été changé dans le sens où l’on a augmenté le tonnage maximum autorisé par votre prédécesseur afin de pouvoir accueillir – c’était une situation vraiment exceptionnelle – les déchets supplémentaires causés par le covid et par les inondations. L’accord qui a été trouvé dans le permis, c’était une fin vraiment définitive le 31 décembre 2027 pour cette société, des conditions strictes d’exploitation pour le reste du temps, une réhabilitation du site bien évidemment, et cetera. Tout cela a été respecté pour ce qui concerne le contrôle et les conditions d’exploitation. Maintenant, vous revenez dessus, et les riverains sont indignés, surpris. Comment analysez-vous cette demande à venir ou déjà déposée afin de prolonger le permis? Quels sont les volumes existants encore? Quelles obligations faudrait-il dans le permis? Quid des deux autres sociétés? Qu’envisagez-vous pour eux? Quels sont vos plans?

    Agressivité 39%
  2. Monsieur le Député, par rapport à ce CET de Monceau-sur-Sambre, il y a une réflexion d’avenir à avoir. Je vous rappelle que nous avons trois centres d’enfouissement technique en Wallonie : un à Monceausur-Sambre, un à Habay-la-Neuve et un à Hallembaye, et que l’on doit avoir une capacité de 400 000 mètres cubes par an pour ce que l’on appelle les flux de ces déchets ultimes. Les déchets ultimes, c’est quoi? C’est la postincinération, c’est ce qui reste. Quand vous recyclez une voiture, c’est ce qui reste, c’est l’amiante, et cetera. Toute une série de déchets pour lesquels il n’y a pas d’autre solution. Par contre, on doit développer l’économie circulaire, vous le savez très bien. Et si l’on n’arrive pas à enfouir ces déchets ultimes, nos entreprises vont partir à un moment donné parce qu’il leur faut une solution locale au niveau de la Région wallonne. Donc, il y a une vraie utilité de ces CET. J’ai repris les chiffres de Monceau-sur-Sambre. En 2022, le volume total des déchets éliminés dans le CET, repris dans l’autorisation d’exploitation autorisée, était de 5 500 000 mètres cubes. En septembre 2025, après évaluation, il ne reste plus que 900 000 mètres cubes de stockage à Monceau-sur-Sambre. Donc, comme je vous le rappelle, pour la Wallonie, l’ensemble des besoins, c’est 400 000 mètres cubes de déchets ultimes. Et à Habay-la-Neuve et à Hallembaye, il reste un total de 1 300 000 mètres cubes. Vous comprenez bien que dans trois ans, nous n’aurons plus de solution en Wallonie pour ces flux de déchets ultimes. Il faudra trouver des solutions. Je n’ai toujours pas reçu de demande d’élargissement ou de modification du permis de ce CET B à Monceau-sur-Sambre. Donc, il n’y a aucune demande au niveau de l’administration, mais c’est quelque chose qu’il faudra éventuellement envisager parce que d’ici deux ans, nous devrons trouver une solution. On a demandé à l’administration de mettre en place une feuille de route «infrastructures de gestion des déchets». L’administration a circulé dans le secteur privé, dans le secteur public. On a été voir Caterpillar et une société privée, pour voir quelles étaient leurs solutions à eux pour la gestion de leurs déchets ultimes. On va arriver devant le Gouvernement, d’ici quelques mois, avec une cartographie et des propositions pour cette gestion des déchets à long terme.

    Agressivité 55%Constructivité 46%Factuel 54%Émotionnel 49%
  3. Monsieur le Ministre, vous avez parlé du volume de 400 000 mètres cubes par an. Je crois aussi qu’il faut voir comment on peut réduire encore ces 400 000 mètres cubes. C’est très important. Les riverains ne peuvent pas s’enfuir. Je ne sais pas si les entreprises vont devoir s’enfuir uniquement pour cela. Je ne le pense pas. J’ai pris note de vos réponses et surtout du volume restant en mètres cubes. Par contre, quand je fais l’addition, le résultat chez moi est différent. J’arrive à 2,2 millions et donc cela fait quand même plus de cinq ans devant nous; ce n’est pas long, mais ce n’est pas non plus demain. Et trouver des solutions, je crois que c’est très important.

    Agressivité 96%Constructivité 61%Émotionnel 90%

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