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ActualitéWalloniemercredi 7 janvier 2026

L’état du dossier Envirolead à Ghlin

Synthèse

Guillaume Soupart a relayé l’inquiétude des riverains face au panneau annonçant l’installation prochaine d’Envirolead à Ghlin, alors qu’un recours est toujours pendant au Conseil d’État, et a rappelé les points déjà soulevés concernant les rejets dans les eaux usées, les normes PFAS et l’étude contradictoire de la Ville de Mons. Yves Coppieters a confirmé que le permis unique date de 2022, que l’entreprise peut poursuivre ses travaux à ses risques et périls durant la procédure, mais qu’un arrêt ou une remise en état serait possible si le Conseil d’État venait à remettre en cause l’arrêté ministériel. Il a précisé qu’en cas de confirmation du permis, l’administration rouvrirait le permis d’environnement pour revoir uniquement les conditions de rejets et les normes PFAS, sans aller au-delà. Le député a conclu qu’une implantation ne devrait intervenir qu’après la fin de la procédure et ces vérifications, afin de permettre une installation plus claire et apaisée.

Débat · 3 interventions

  1. J’aimerais aussi souhaiter une bonne année à tous mes collègues, aux collaborateurs et au personnel du Parlement. Monsieur le Ministre, un panneau est arrivé sur le terrain où l’entreprise Envirolead devrait s’installer, un panneau qui indique: «Ici, bientôt, vous verrez une entreprise s’installer». Forcément, les riverains sont inquiets. Je sais que vous êtes attentif à ce dossier puisqu’on a déjà pu en parler au sein d’une commission. J’aimerais donc faire le point avec vous parce que l’on sait qu’il y a toujours une procédure en cours au Conseil d’État. L’entreprise, dans la presse, dit qu’elle attendra la fin de cette procédure avant de construire; c’est un peu paradoxal d’installer un panneau et après de dire que l’on attendra. La dernière fois que l’on a pu parler du dossier, vous aviez soulevé trois points: - les rejets dans les eaux usées; - les conditions pour les PFAS que vous vouliez renforcer, et je vous remercie d’être très attentif à cela; - l’étude contradictoire qui avait été commandée par la Ville de Mons, où vous aviez demandé à vos services de pouvoir l’évaluer et en sortir des conclusions pour peut-être aussi faire évoluer le permis. La question est simple: pourriez-vous faire un point sur ce dossier parce que, comme je l’ai déjà dit en commission, les riverains sont inquiets? Personnellement, je ne suis pas opposé à l’arrivée de cette entreprise parce que c’est un investissement pour notre territoire. C’est aussi logique, dans une économie circulaire, d’avoir ce type d’entreprise, mais elle doit venir avec des conditions qui sont strictes et contrôlées. C’est le rôle de la Wallonie de pouvoir assurer cette sérénité et de rassurer les riverains, parce que, malheureusement, dans de trop nombreux dossiers que l’on a pu voir ces dernières années, le suivi n’était pas toujours le plus efficace. Les riverains sont donc inquiets. Pourriez-vous alors faire le point?

  2. Monsieur le Député, c’est vrai que l’on a vu ce panneau publicitaire comme quoi l’entreprise allait construire l’usine. Quoi qu’il en soit, c’est le choix de ses promoteurs et c’est à leurs risques et périls. Je vous rappelle que le permis unique date de 2022 et qu’il y a un recours au Conseil d’État par rapport à l’arrêté ministériel de mon prédécesseur sur l’octroi du permis. Cette procédure de recours n’empêche pas l’entreprise de démarrer et de mener à bien ses travaux en termes de respect de son permis unique. Cependant, si le Conseil d’État donne un avis négatif sur l’arrêté ministériel, c’est aux risques et périls de l’entreprise qui devra arrêter ses investissements, voire remettre à niveau le site sur lequel ils ont commencé à construire. Si le Conseil d’État permet l’octroi de ce permis unique, vous avez raison de le dire, l’administration va alors rouvrir le permis d’environnement pour revoir les conditions de rejets d’eaux usées, industrielles et aussi revoir les normes PFAS, mais on ne va pas aller plus loin. A priori, ce sont ces deux aspects du permis d’environnement que l’on veut absolument revoir et requalifier, mais on n’ira pas plus loin, en lien avec l’évaluation qui avait été faite par la Ville de Mons. Néanmoins, le conseil que l’on peut donner – l’entreprise l’a bien compris – est qu’ils ne doivent pas entamer les travaux parce que cela pourrait leur coûter cher.

    Agressivité 62%Constructivité 35%Factuel 37%Émotionnel 50%
  3. En effet, dans ce type de dossier, c’est toujours mieux d’avoir de la clarté et de la pédagogie, ce qui manque souvent. Plus il y a d’informations, plus les citoyens peuvent en être avertis et mieux ce sera. Effectivement, il est plus prudent d’attendre la fin de la procédure au Conseil d’État, ensuite d’attendre que l’administration puisse recontrôler au niveau des rejets et des PFAS, pour après seulement, de manière apaisée, pouvoir implanter cette usine à Ghlin.

    Constructivité 72%

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