La rationalisation de poubelles pour une meilleure propreté publique
Maxime Daye a interrogé le ministre sur l’opportunité de réduire le nombre de poubelles publiques afin de limiter les dépôts clandestins et d’améliorer la propreté, en citant notamment des exemples à Liège et à Bruxelles ainsi que la hausse des coûts de collecte et de traitement. Yves Coppieters a défendu une rationalisation structurée du parc de poubelles, fondée sur la géolocalisation, l’adaptation des horaires de collecte et le type de déchets, en soulignant que moins de poubelles peut améliorer la collecte, le tri et la conscientisation. Il a rappelé le soutien de la Région wallonne à Be WaPP, l’accompagnement de 123 communes, les résultats d’une étude montrant des révisions de plans de poubelles dans 22 communes et l’arrivée progressive de la REP-SUP « Déchets sauvages », qui doit redistribuer 25 à 30 millions d’euros aux communes et intercommunales d’ici 2026. En réplique, le député a jugé ces actions utiles mais a estimé les appels à projets peu adaptés aux attentes des communes, plaidant pour d’autres mesures de soutien.
Débat · 3 interventions
- MD
Monsieur le Ministre, moins de poubelles publiques pour plus de propreté publique : c’est un débat qui fait rage au sein des pouvoirs locaux. Bon nombre de collèges ou de conseils communaux ont souvent cette réflexion: faut-il répondre à la demande des citoyennes et des citoyens ainsi que des commerçants de mettre des poubelles publiques quasiment à tous les coins de rue ou, au contraire, comme le font toute une série de communes ces derniers temps, d’enlever ces poubelles sujettes à des dépôts clandestins de plus en plus nombreux? Selon la presse de ces derniers jours, à Liège, 304 poubelles ont déjà été enlevées et il y a la volonté de l’échevin de la Propreté publique d’aller jusqu’à la suppression de 1 000 poubelles publiques. À Bruxelles, 500 poubelles publiques ont été enlevées. Be WaPP fait de la promotion auprès des villes et communes pour leur expliquer qu’une poubelle placée au bon endroit est une bonne poubelle publique qui ne génère pas de dépôts clandestins. Cela étant, on sait que le débat reste prenant, surtout quand on voit l’explosion du coût de la récolte et du traitement des déchets. Monsieur le Ministre, quel est votre sentiment par rapport aux décisions prises par toute une série de communes? Surtout, quelles actions pourriez-vous mettre en place pour aider les communes dans ce débat important pour lutter contre les dépôts clandestins et améliorer les poubelles publiques?
Monsieur le Député, comme vous, je pense qu’une rationalisation intelligente en soutenant les communes dans leur plan structuré de gestion de leur parc de poubelles est importante. Cela passe par la géolocalisation, une réflexion sur les horaires de récolte et une réflexion sur les types de déchets. Les politiques que nous menons vont dans le sens de la responsabilisation des citoyens et des communes ainsi que de l’efficacité. Comme cela a été démontré, si l’on met moins de poubelles, on a une meilleure collecte, un meilleur tri, moins de déchets sauvages et une conscientisation citoyenne beaucoup plus efficace. La Région wallonne soutient Be WaPP depuis 2021. Celle-ci soutient 123 communes via un accompagnement personnalisé, en mettant en place les outils à leur disposition et en leur faisant des recommandations optimales sur la gestion des déchets et un meilleur tri. D’après les résultats de l’étude de 2023, sur 39 communes accompagnées de façon très proche par Be WaPP, 22 ont complètement revu leur plan relatif aux poubelles, avec une vraie efficacité sur moins de déchets, un meilleur tri et une meilleure conscientisation. La Région wallonne poursuivra son action en accordant des subsides aux communes afin de continuer le screening et en mettant en place des appels à projets pour la prévention des déchets. Ainsi, des initiatives communales seront proposées. Ces subsides et ces appels à projets seront continués dans le temps. Par ailleurs, la REP-SUP «Déchets sauvages» arrive petit à petit. Pour rappel, entre 25 et 30 millions d’euros pourront être redistribués aux intercommunales et aux communes pour la gestion des déchets publics et des déchets sauvages. C’est quelque chose sur lequel on avance. D’ici 2026, il y aura un vrai bénéfice pour les communes et une bouffée d’oxygène pour la gestion des déchets.
Agressivité 48%Constructivité 56%Factuel 54%Émotionnel 53%- MD
Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour cette réponse assez exhaustive sur tout ce qui est mis en œuvre. Vingt-deux communes, c’est peu à l’échelle de la Wallonie par rapport aux communes qui ont revu leur plan relatif aux poubelles puisque c’est de cela que l’on parle. Vous avez parlé d’appels à projets – on en a souvent parlé dans cet hémicycle –, mais les communes n’en veulent plus. Si vous pouviez trouver une autre mesure pour accompagner les villes et communes dans l’amélioration de la propreté publique, ce serait une très bonne chose.
Agressivité 66%Constructivité 51%Factuel 42%Émotionnel 57%
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