TrimestreWallonie
T1 2025
5 séances92 questions22 votes
Vue d’ensemble de la période
- Le 1er trimestre 2025 en Wallonie est marqué par une activité parlementaire soutenue autour de quelques axes structurants : mobilité et infrastructures, emploi et conditions de travail, budgets et finances publiques, énergie et logement, santé publique et environnement, ainsi que gouvernance locale et transparence.
- Les débats révèlent une forte attention aux effets concrets des politiques régionales sur les ménages, les communes, les travailleurs et les services publics.
- Les questions urgentes et d’actualité ont occupé une place importante, notamment sur les transports, les titres-services, les budgets locaux, l’eau, les PFAS, la rénovation énergétique et l’emploi.
Mobilité, transports publics et infrastructures
- La mobilité demeure l’un des thèmes les plus récurrents sur l’ensemble du trimestre.
- Les débats ont porté sur :
- les transports publics et l’organisation du réseau TEC ;
- l’absentéisme des chauffeurs et ses conséquences opérationnelles ;
- la sécurité du personnel ;
- les projets d’infrastructure comme le BHNS de Charleroi, le tram de Liège et l’adaptation du réseau aux objectifs de mobilité ;
- le transport scolaire, qui a donné lieu à un vote marquant.
- Vote significatif : les projets de motion sur l’organisation du transport scolaire ont été adoptés en janvier.
- Plus largement, la période confirme la préoccupation parlementaire pour la qualité de service, la sécurité des usagers et du personnel, et la capacité des infrastructures à répondre aux besoins de déplacement.
Travail, titres-services et politiques de l’emploi
- Le dossier des titres-services a été l’un des plus présents, en janvier puis en février.
- Les échanges ont insisté sur :
- la rémunération des travailleuses ;
- les conditions de travail ;
- le coût du service pour les usagers ;
- les tensions entre réforme coordonnée, compétences institutionnelles et impact social des grèves.
- Les débats sur l’emploi ont aussi concerné :
- la situation de certaines entreprises industrielles ;
- les dispositifs d’insertion et de formation ;
- la réforme du FOREm ;
- les CISP et les métiers en pénurie ;
- les effets potentiels des politiques fédérales sur l’accès à l’emploi.
- Tendance de fond : la période montre une pression persistante sur les dispositifs d’insertion professionnelle, de formation et de soutien à l’emploi, dans un contexte de mutations économiques.
Budget régional, fiscalité et transparence financière
- Les débats budgétaires et fiscaux ont constitué un autre fil conducteur du trimestre.
- Les sujets récurrents ont été :
- la diminution des taxes régionales sur la facture d’énergie ;
- le budget du logement public ;
- les budgets communaux et leur exécution ;
- l’allocation-loyer et la transparence de sa gestion ;
- les nouvelles taxes communales et le rôle de la Région ;
- la transparence administrative dans l’allocation des moyens publics.
- Votes marquants :
- la motion sur la diminution des taxes régionales sur l’énergie a été adoptée en janvier ;
- la motion sur la réduction du budget du logement public a également été adoptée ;
- en mars, les motions liées à la réforme des primes à la rénovation énergétique ont été adoptées.
- Ces séquences traduisent une préoccupation récurrente pour le pouvoir d’achat, la lisibilité des finances publiques et les arbitrages entre soutien aux ménages et équilibre budgétaire.
Énergie, logement, rénovation et coût de la vie
- Le trimestre est fortement structuré par les enjeux de coût de l’énergie et d’accès au logement.
- Les questions ont porté sur :
- les taxes régionales sur l’énergie ;
- la fin annoncée de certains systèmes de chauffage au bois ;
- les primes à la rénovation ;
- la hausse des coûts liés au logement et aux maisons de repos ;
- l’accessibilité financière pour les publics fragiles, notamment les aînés.
- Faits saillants :
- la motion sur la facture d’énergie a été adoptée dès janvier ;
- en mars, le Parlement a adopté les motions relatives à la réforme des primes à la rénovation énergétique, indiquant un positionnement politique clair sur ce dossier.
- Le logement public, la rénovation et les dépenses énergétiques apparaissent comme des sujets liés à la protection du pouvoir d’achat et à la transition énergétique socialement soutenable.
Santé publique, accès aux soins et questions sociales
- La santé publique a été très présente, avec une montée des sujets liés à l’accès aux soins et aux publics vulnérables.
- Les débats ont couvert :
- les PFAS et la contamination de l’eau potable ;
- les risques liés aux pesticides ;
- l’exportation de substances prohibées ;
- l’accès à l’IVG et le manque de médecins dans les centres de planning familial ;
- les aidants proches et la prise en charge d’Alzheimer ;
- les pensions et l’accès aux maisons de repos.
- Votes notables :
- en février, la motion relative à la contamination aux PFAS de l’eau du robinet à Tubize a été adoptée ;
- la motion sur l’impact des mesures sur les pensions et l’accès aux maisons de repos a aussi été adoptée.
- La période confirme une vigilance parlementaire sur la qualité de l’environnement sanitaire, la protection des ménages et l’accès effectif aux soins et services d’accompagnement.
Environnement, eau, climat et biodiversité
- Les enjeux environnementaux ont occupé une place importante, en particulier via les dossiers de l’eau, des PFAS, de la biodiversité et du climat.
- Les sujets les plus récurrents ont été :
- la contamination de l’eau et les coûts de dépollution ;
- la sécurité de l’eau pour les ménages ;
- les politiques liées à la biodiversité ;
- le réchauffement climatique et les conséquences du retard du PNEC ;
- les techniques génomiques et les questions agricoles associées.
- Vote significatif : l’adoption de la motion sur les PFAS dans l’eau du robinet constitue l’un des temps forts environnementaux du trimestre.
- Les débats montrent une articulation constante entre transition écologique, santé publique et conséquences financières pour les citoyens.
Gouvernance locale, transparence et services publics
- La gouvernance locale a été un thème transversal, particulièrement en février et en janvier.
- Les parlementaires ont interrogé :
- la féminisation des collèges communaux ;
- la neutralité de l’administration ;
- les budgets communaux de grandes villes comme Seraing ou Herstal ;
- les suspicions de corruption et la gestion d’intercommunales ;
- la diffusion des séances des conseils communaux et l’accès à l’information.
- Plusieurs dossiers renvoient à une même exigence de transparence, de contrôle démocratique et de bonne gestion des structures publiques et para-publiques.
Industrie, développement économique et compétitivité
- Les questions économiques ont surtout porté sur la désindustrialisation, la compétitivité et la survie de certains bassins d’emploi.
- Les sujets récurrents ont inclus :
- les fermetures ou restructurations d’entreprises ;
- la perte de compétitivité industrielle par rapport aux régions voisines ;
- les initiatives de relance territoriale ;
- les zones commerciales et les outils de développement local.
- Le Parlement a aussi examiné des dispositifs comme les Territoires zéro chômeur de longue durée, montrant un intérêt pour des réponses territorialisées à l’emploi.
- La période traduit une préoccupation continue pour la résilience du tissu productif wallon.
Relations internationales et sécurité
- Plusieurs dossiers ont concerné les relations internationales et la sécurité internationale.
- Parmi les sujets traités :
- les licences d’exportation d’armes ;
- la situation à Goma et dans l’est de la RDC ;
- des accords internationaux relevant de la coopération, de l’OTAN ou de la fiscalité.
- Vote marquant : la résolution sur l’est de la RDC a été adoptée à l’unanimité des suffrages exprimés en février, après un traitement des amendements.
- Ces travaux montrent que les dossiers internationaux restent présents dès lors qu’ils font l’objet d’un impact politique ou humanitaire identifié.
Décisions et votes les plus marquants
- Adoption de la motion sur la diminution des taxes régionales sur la facture d’énergie.
- Adoption de la motion sur la réduction du budget du logement public.
- Adoption de la motion sur la contamination aux PFAS de l’eau à Tubize.
- Adoption des motions sur l’impact des mesures sur les pensions et l’accès aux maisons de repos.
- Adoption des motions sur la réforme des primes à la rénovation énergétique.
- Adoption de la résolution sur l’est de la RDC.
- Adoption des projets de motion sur l’organisation du transport scolaire.
- Adoption de plusieurs accords ou décrets internationaux, confirmant une activité législative soutenue malgré un nombre limité de séances.
Tendances transversales du trimestre
- Les thèmes les plus récurrents sont :
- mobilité et infrastructures ;
- emploi, formation et conditions de travail ;
- budget, fiscalité et transparence ;
- énergie, logement et rénovation ;
- santé publique, eau et environnement ;
- gouvernance locale et services publics.
- L’activité parlementaire du trimestre se caractérise par une forte présence de dossiers à impact direct sur les ménages, les travailleurs, les communes et les services essentiels.
- Les votes montrent une attention particulière aux mesures touchant le pouvoir d’achat, la protection sociale et les enjeux environnementaux.
Acteurs les plus actifs
- Plusieurs parlementaires se distinguent par le volume de leurs interventions, notamment :
- François Desquesnes ;
- Germain Mugemangango ;
- Jori Dupont ;
- Stéphane Hazée ;
- Bénédicte Linard ;
- Yves Coppieters ;
- Jean-Paul Bastin ;
- Pierre-Yves Jeholet ;
- Caroline Cassart-Mailleux ;
- Nicolas Tzanetatos ;
- Sophie Pécriaux.
- Cette distribution confirme une forte implication sur les dossiers de mobilité, budget, santé, emploi et services publics.
Conclusion
- Le 1er trimestre 2025 en Wallonie est dominé par des débats de gestion publique, de transition écologique, de mobilité, d’emploi et de coût de la vie.
- Les décisions les plus marquantes concernent la facture d’énergie, la rénovation énergétique, les PFAS, le transport scolaire et les pensions/maisons de repos.
- L’ensemble de la période reflète une activité parlementaire centrée sur les conséquences concrètes des politiques régionales et sur la réponse institutionnelle aux tensions sociales, environnementales et économiques.