Pollution des eaux
Les faits de délinquance environnementale à la Fagne de Malchamps
Les députés ont dénoncé la destruction par des quads des caillebotis de la Fagne de Malchamps, en insistant sur les conséquences pour la biodiversité, la sécurité des promeneurs et l’image touristique de la région. Ils ont demandé des précisions sur l’ampleur des dégâts, l’identification des auteurs, l’état de l’enquête, les sanctions et les mesures de prévention, de réparation et de sensibilisation. Le ministre a condamné un acte de vandalisme inacceptable, rappelé l’interdiction d’accès des quads aux réserves naturelles, indiqué qu’il est trop tôt pour chiffrer les dégâts mais qu’une analyse par drone sera réalisée, et précisé que l’enquête a été confiée au DNF de Spa avec l’appui de la police des Fagnes. Il a rappelé que les faits sont passibles de six mois à un an d’emprisonnement et jusqu’à 100 000 euros d’amende, voire davantage en cas de bande.
L’information des citoyennes et citoyens d’Écaussinnes à la suite des résultats du biomonitoring PFAS
Bénédicte Linard a relayé les inquiétudes des habitants d’Écaussinnes et des communes concernées par le biomonitoring PFAS, après l’envoi de résultats individuels jugés préoccupants à 1 276 personnes, en demandant une rencontre urgente avec les autorités et l’examen d’une extension du testing aux personnes proches ou non testées. Yves Coppieters a indiqué que l’ISSeP reste disponible pour aider à l’interprétation des résultats, que 50 demandes ont déjà été reçues par e-mail et 70 par téléphone, mais que le rapport consolidé n’est pas encore disponible avant fin septembre ou début octobre. Il a précisé qu’une réunion citoyenne sera organisée ultérieurement avec les acteurs compétents, qu’il n’est pas prévu d’élargir le biomonitoring, celui-ci relevant d’une démarche épidémiologique et non de dépistage individuel, et a renvoyé les personnes inquiètes vers leur médecin généraliste.
Le suivi du dossier Envirolead
Guillaume Soupart a interrogé le ministre sur le suivi du dossier Envirolead, en soulignant les inquiétudes des riverains concernant les rejets dans l’air et l’eau, l’impact sur les éoliennes et le charroi, ainsi que les suites à donner à l’étude complémentaire commandée par la Ville de Mons. Yves Coppieters a indiqué avoir déjà cassé le permis afin d’introduire de nouvelles normes relatives aux PFAS et à d’autres polluants, mais n’avoir reçu aucun retour officiel sur l’étude ni sur l’état de la procédure article 65, qui doit être activée par l’administration pour modifier les conditions du permis. Il a précisé avoir demandé ce matin à l’administration un rapport global sur la situation, la date de réouverture de l’article 65 et les nouvelles normes envisagées, en promettant de revenir vers le député. En fin d’échange, le député a plaidé pour un comité d’accompagnement avec les riverains et pour la publication régulière des données de contrôle en ligne.
Le dossier des PFAS
Jori Dupont a interpellé le ministre sur le dossier des PFAS, en particulier sur la norme européenne de 100 ng/l prévue en 2026 et sur une possible tentative de redéfinition de certains composés afin d’en sortir du champ de la réglementation, ce qu’il a présenté comme une influence des lobbies chimiques. Yves Coppieters a répondu que l’interdiction large envisagée par l’Agence européenne des produits chimiques est motivée par la persistance et la toxicité des PFAS, tout en reconnaissant l’existence de zones d’ombre scientifiques et de pressions des lobbyistes. Il a indiqué que la Région wallonne et les comités REACH suivront attentivement les travaux européens, en privilégiant la recherche, la transparence et la santé publique. Le député a conclu en exprimant des doutes sur cette позиtion, estimant que le ministre ne tranche pas clairement entre science et lobby.
L’état des lieux sur les PFAS en Wallonie
Olivier Maroy a relayé une enquête sur les PFAS dans l’eau de distribution et minérale, estimant que certains résultats restent interpellants malgré le respect des normes wallonnes, et a interrogé le ministre sur le renforcement des normes, le cas des TFA, les moyens financiers disponibles et la coordination avec le fédéral. Yves Coppieters a défendu la transparence de l’administration, rappelé que la Wallonie fixe une valeur cible très basse pour les TFA (2,2 µg/l), précisé qu’il n’existe pas à ce stade de démonstration scientifique de toxicité chronique des TFA, et indiqué que 50 millions d’euros sont investis pour moderniser les réseaux et le schéma régional des ressources en eau. Il a ajouté que des travaux se poursuivent sur d’autres mesures, notamment via des contacts avec le fédéral sur l’usage de certains produits phytopharmaceutiques, et qu’un rapport du comité scientifique indépendant pourrait conduire à de nouvelles recommandations ou normes.
La décision de M. le Ministre d’annuler la révision des conditions particulières pour Envirolead
Jean-Pierre Lepine a interrogé le ministre sur l’annulation de la révision des conditions particulières du permis d’Envirolead à Ghlin, en s’inquiétant du suivi des PFAS, de la prise en compte de l’étude complémentaire financée par la Ville de Mons et de la protection des riverains. Yves Coppieters a expliqué avoir relevé des lacunes dans le permis initial et dans les modifications proposées, notamment sur les eaux de ruissellement, insuffisamment encadrées par des normes relatives aux PFAS et à d’autres polluants. Il a indiqué avoir cassé la procédure pour la revoir et l’élargir à des mesures environnementales plus complètes, tout en précisant que le rapport d’incidences de la Ville pourra être utilisé dans la nouvelle procédure de l’article 65.
La pollution dans le canal à ath
Le député signale un incident survenu à Ath, où un barge a perdu une cargaison d’hydrocarbures dans le canal, provoquant une pollution et l’intervention de la police de l’environnement et des pompiers. Il demande à la ministre de confirmer la cause et l’origine de l’incident, d’évaluer l’ampleur du dommage, d’identifier les responsabilités éventuelles et de préciser la suite de la procédure. Il souligne aussi que la pollution semble circonscrite et évoque la possibilité d’une prise en charge par les assurances pour l’indemnisation des dommages.