Coût pour la Région
La fin du transport de passagers à Liege Airport
Olivier de Wasseige a interpellé la ministre sur l’arrêt des activités passagers de TUI fly à Liege Airport, en soulignant les enjeux d’emploi, de maintien du terminal et les perspectives à long terme face à la concurrence de Cologne, Charleroi et Zaventem. Cécile Neven a rappelé que ce départ avait été annoncé en juillet 2025, que son impact financier et sur l’emploi direct est très limité, et que l’aéroport souhaite maintenir le terminal opérationnel pour d’éventuels nouveaux opérateurs et pour les vols de diversion. Elle a précisé qu’aucune alternative n’est attendue avant la saison 2026, mais que le conseil d’administration a mandaté le directeur général pour poursuivre les négociations afin de conserver une activité passagers, jugée importante pour l’acceptabilité de l’aéroport.
Les aides publiques wallonnes au bénéfice de Pairi Daiza
Germain Mugemangango a dénoncé l’octroi par le Gouvernement wallon de 11 millions d’euros de subsides à Pairi Daiza, estimant qu’il s’agissait d’un cadeau injustifiable à des milliardaires alors que les citoyens sont mis à contribution. Pierre-Yves Jeholet a défendu cette aide en soulignant qu’il s’agissait d’un investissement privé wallon important, générant selon lui plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements, environ 145 millions d’euros de retombées économiques annuelles et des milliers d’emplois directs et indirects. Le ministre a plaidé pour le soutien à l’investissement et à l’activité économique en Wallonie, tandis que le député a répliqué qu’il s’agissait d’un « deux poids, deux mesures » contraire au discours gouvernemental sur la bonne gestion des deniers publics.
La forte augmentation des frais liés au recours aux titres-services
Les députés ont alerté sur la hausse des frais administratifs liés aux titres-services, estimant qu’elle pourrait faire fortement grimper la facture des ménages wallons, jusqu’à plusieurs centaines d’euros par an, et fragiliser un secteur majoritairement féminin en favorisant le retour au travail au noir ou au gris. Ils ont demandé l’adoption d’un décret pour interdire ou encadrer strictement ces frais, en s’appuyant notamment sur des chiffres issus du secteur et sur une étude syndicale. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la situation découle notamment de la décision du Conseil d’État et a défendu une réforme plus large du dispositif, affirmant travailler avec les syndicats et Federgon. Il a assuré vouloir lutter contre les abus, tout en demandant du temps pour mener à bien cette réforme qu’il juge indispensable.
La nouvelle étude concernant la réintroduction des frais complémentaires dansle secteur des titres-services
Les députés ont dénoncé la possibilité pour les sociétés de titres-services d’ajouter des frais complémentaires, estimant que cela pourrait alourdir fortement la facture des ménages wallons et fragiliser un secteur majoritairement féminin, avec un risque de retour au travail au noir. Ils ont demandé au ministre de confirmer les montants avancés par une étude syndicale et de prendre un décret pour encadrer ou interdire ces frais. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il ne partageait pas les chiffres cités, qu’il poursuivait des rencontres avec les syndicats et Federgon, et qu’il travaillait à une réforme systémique du secteur, en annonçant une tolérance zéro face aux abus et en demandant du temps pour finaliser cette réforme.
La demande de réforme des titres-services adressée aux gouvernements par les syndicats
Les députées ont interrogé le ministre sur les suites à donner à l’échec des négociations fédérales sur les titres-services, en mettant en avant la faiblesse des salaires, la précarité des travailleuses, les frais complémentaires et la nécessité de réformer un secteur fragilisé tant pour les entreprises que pour les utilisateurs. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la réforme visait à garantir la pérennité du dispositif, qu’il poursuivrait la concertation avec les syndicats, Federgon et le Fédéral, et qu’il ne pouvait agir seul au niveau régional sur des questions relevant en grande partie de la compétence fédérale. Il a précisé qu’aucun calendrier rapide n’était envisagé, la réforme devant être préparée de manière complexe et concertée, notamment à la lumière de la décision du Conseil d’État et des différents niveaux de pouvoir concernés.
L’appel des syndicats au Gouvernement wallon pour améliorer la rémunération des travailleuses des titres-services
Les députées ont interrogé le ministre sur l’échec des négociations salariales dans le secteur des titres-services, la nécessité d’améliorer la rémunération des travailleuses majoritairement féminines, et les marges de manœuvre de la Région face à une compétence largement fédérale. Elles ont aussi évoqué la pérennité du dispositif, les frais complémentaires réintroduits par certaines entreprises, et l’éventualité de consulter l’ensemble des acteurs, voire de convoquer une conférence interministérielle. Pierre-Yves Jeholet a souligné que le secteur est complexe et doit concilier équilibre financier des entreprises, conditions de travail, pouvoir d’achat des travailleurs et besoins des utilisateurs, tout en rappelant que la négociation salariale relève du fédéral. Il a annoncé qu’il poursuivrait la concertation avec syndicats, Federgon et autorités fédérales, dans le cadre d’une réforme plus globale, sans fixer de calendrier à court terme en raison de la complexité du dossier.
La rémunération des travailleuses des titres-services
Les députées ont dénoncé la faiblesse des rémunérations, les conditions de travail pénibles des travailleuses des titres-services, ainsi que les tensions liées à l’échec des négociations salariales fédérales et aux frais complémentaires réintroduits par certaines entreprises. Elles ont demandé quelles marges de manœuvre la Région disposait pour faire en sorte que l’euro supplémentaire bénéficie réellement au personnel, et si une concertation élargie avec les partenaires sociaux et les autres niveaux de pouvoir serait organisée. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la priorité est de préserver la pérennité du dispositif, qu’il dépend de décisions fédérales pour la rémunération, et qu’il rencontrera prochainement syndicats et Federgon afin d’examiner les différents volets de la réforme. Il a exclu une action régionale isolée, tout en confirmant que le dossier est essentiel, complexe et ne fera pas l’objet d’une réforme dans les premières semaines ou les premiers mois de 2025.
L’appel à la prise de responsabilité des différents gouvernements en matière de titresservices
Les députées ont interpellé le ministre sur la situation du secteur des titres-services, soulignant les difficultés de rentabilité des entreprises, la faiblesse des salaires, la hausse du coût pour les usagers et pour la Région, ainsi que l’échec des négociations salariales au niveau fédéral. Elles ont demandé quelles marges de manœuvre la Région pouvait encore exercer, si l’augmentation du titre-service devait revenir directement aux travailleuses et travailleurs, et si une concertation élargie, voire une conférence interministérielle, était envisagée. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il partageait l’objectif de pérenniser le dispositif, mais qu’une grande partie des leviers relevait du Fédéral ; il a annoncé des rencontres avec les syndicats et Federgon, en concertation avec les autres niveaux de pouvoir. Il a toutefois précisé qu’aucune réforme ne serait menée dans la précipitation et qu’une solution ne pourrait pas être trouvée dans les premières semaines ni les premiers mois de 2025.
L’annonce de l’autorisation de suppléments concernant les titres-services
Alice Bernard a alerté sur la réautorisation potentielle de frais supplémentaires par les entreprises de titres-services, à la suite d’une décision du Conseil d’État, en soulignant l’impact sur le pouvoir d’achat des utilisateurs, les conditions de travail et la santé des aides-ménagères, ainsi que le risque de retour au travail au noir. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que le Conseil d’État avait suspendu une disposition de l’arrêté wallon de décembre 2023, sans effet rétroactif, et a indiqué que les sociétés n’avaient pas encore appliqué ces frais à ce stade, tout en pouvant légalement les facturer avec le consentement des utilisateurs. Il a ajouté avoir demandé au FOREm une évaluation du dispositif titres-services afin d’en garantir la pérennité, la qualité de l’emploi et la lutte contre le travail non déclaré. En réplique, la députée a contesté la nécessité de ces suppléments en évoquant les bénéfices réalisés par les grandes entreprises du secteur et a invité le ministre à examiner l’usage des fonds publics.
Le blocage du gouvernement flamand dans le cadre des négociations intrabelges en matière climatique
Les intervenants ont dénoncé le blocage persistant de la Flandre dans les négociations intrabelges sur le partage de l’effort climatique et ont interrogé le ministre sur les conséquences pour les objectifs belges, les relations avec l’Union européenne et le calendrier, notamment après la saisine du Comité de concertation par la Commission nationale Climat. En réponse, le ministre a indiqué que la situation rendait très improbable le dépôt d’un PNEC ou d’une proposition complète avant l’échéance du 30 octobre, et que la suite dépendait désormais principalement du Premier ministre pour tenter de dégager un accord. Les députés ont aussi relayé les propos jugés problématiques de la ministre flamande Demir, en soulignant qu’ils traduisaient un refus de l’ambition climatique requise.
La prolongation du grand prix de formule 1 de spa-francorchamps jusqu’en 2025
Charles Gardier salue l’annonce de la prolongation du Grand Prix de Spa-Francorchamps jusqu’en 2025, qu’il présente comme une excellente nouvelle économique et sportive pour la Wallonie, au vu notamment du succès de l’édition récente et de ses retombées. Il interroge le ministre sur sa réaction et sur la possibilité d’aller au-delà de 2025 dans les négociations. Dans sa prise de parole, il souligne aussi la diminution du coût pour la Région wallonne et le bénéfice d’une visibilité accrue pour les acteurs économiques.
L’opposition de 55 communes belges à la consigne numérique
Laurent Devin a relayé l’opposition de 55 communes et de l’Alliance pour la consigne au système de consigne numérique, en invoquant la fracture numérique, la protection de la vie privée et les charges supplémentaires pour les communes, tout en demandant si la consultation de l’Union des villes et communes de Wallonie avait eu lieu et si le premier rapport de RDC Environment avait été remis. La réponse ministérielle n’est pas détaillée dans l’extrait, mais le député indique que le projet reste en cours. Il conclut en annonçant qu’il continuera à suivre ce dossier de près.
La rencontre entre m. Le ministre et le ministre luxembourgeois de la mobilité
Anne-Catherine Goffinet a interrogé le ministre sur sa réunion de travail avec ses homologues luxembourgeois, en particulier sur la bande de covoiturage reliant la Wallonie au Grand-Duché de Luxembourg, dont l’adaptation est estimée à plus de 20 millions d’euros. Elle a demandé quels accords avaient pu être trouvés, si ce dossier avait été abordé et s’il était possible d’aboutir à un dispositif commun moins coûteux, le Luxembourg ayant été informé en amont. Elle a ensuite indiqué qu’elle continuerait à suivre ce dossier, qu’elle juge prioritaire pour la province de Luxembourg, en attendant des réponses et un calendrier concrets.
La décision du dernier comité de concertation sur les tests pcr mis gratuitement à disposition et ses limites
Le questionneur critique la décision fédérale d’accorder deux tests PCR gratuits à partir du 1er juillet pour les départs en vacances, en soulignant que les personnes partant en juin devront encore les payer et que les personnes non vaccinées ou hésitantes en sont exclues. Il estime qu’il ne faut pas pénaliser l’hésitation vaccinale, qu’il juge souvent liée à des freins socioéconomiques, et plaide pour des mesures de proximité et d’incitation, comme des antennes locales de vaccination. Dans sa réponse, la ministre rappelle surtout que la mesure a été décidée au niveau fédéral et ne répond pas directement à la question sur le traitement de l’hésitation vaccinale ni sur l’éventuelle discrimination liée aux tests gratuits.