La décision du dernier comité de concertation sur les tests pcr mis gratuitement à disposition et ses limites
Le questionneur critique la décision fédérale d’accorder deux tests PCR gratuits à partir du 1er juillet pour les départs en vacances, en soulignant que les personnes partant en juin devront encore les payer et que les personnes non vaccinées ou hésitantes en sont exclues. Il estime qu’il ne faut pas pénaliser l’hésitation vaccinale, qu’il juge souvent liée à des freins socioéconomiques, et plaide pour des mesures de proximité et d’incitation, comme des antennes locales de vaccination. Dans sa réponse, la ministre rappelle surtout que la mesure a été décidée au niveau fédéral et ne répond pas directement à la question sur le traitement de l’hésitation vaccinale ni sur l’éventuelle discrimination liée aux tests gratuits.
Débat · 2 interventions
- GM
Madame la Ministre, la décision du Comité de concertation a été de mettre à la disposition, dans certaines conditions, des citoyens de notre pays, deux tests PCR gratuits dans la perspective des départs en vacances. C’est une décision qui était attendue, mais qui pose un certain nombre de questions. Cette décision prend effet à partir du 1er juillet. Cela veut dire que toutes les personnes qui partent en vacances au mois de juin, notamment les personnes qui ne sont pas liées à l’obligation scolaire des enfants parce qu’étant sans enfant, devront payer les tests PCR nécessaires à leur départ et à leur retour, dont le coût situé entre 40 et 50 euros. Le second problème, peut-être plus préoccupant, c’est que, sont exclues de cette mesure de gratuité des tests PCR, les personnes réputées n’ayant pas voulu se faire vacciner, c’est-à-dire les personnes qui font l’objet d’hésitation vaccinale. Si l’on peut comprendre que l’on prend des mesures pour encourager la vaccination, fautil pénaliser l’hésitation vaccinale? Selon nous, non. On P.W. – C.R.I. N° 32 (2020-2021) – Mercredi 9 juin 2021 18 sait très bien que cette hésitation est provoquée par plusieurs facteurs, qui sont parfois de type socioéconomique, liés au transport ou même parfois à l’information puisque la communication autour des vaccins a parfois été critiquée. Nous ne sommes pas les seuls à poser cette question. Test-Achats a indiqué que les tests PCR auraient dû être gratuits, comme en France, afin d’éviter toute discrimination entre une population qui serait réputée volontaire à la vaccination et une autre qui hésiterait. Pensez-vous que la meilleure réponse à cette hésitation vaccinale soit une forme de pénalisation ou faut-il prendre d’autres mesures? Par exemple, à Farciennes, non loin de là où j’habite, ils ont décidé d’organiser une antenne locale de vaccination parce qu’ils ont constaté que le taux de vaccination était très bas, à 26 %. Suite à la mise en place de cette antenne locale, le taux de vaccination est passé à 56 %. On voit que ce type de mesure peut, de manière plus efficace, rencontrer cette hésitation vaccinale. Ne faut-il pas aller vers ce genre de mesure plutôt que vers des mesures qui pénalisent les personnes qui hésitent?
Constructivité 45%Factuel 47%Émotionnel 47% - GM
J’entends vos réponses, Madame la Ministre, mais j’ai posé des questions. Vous avez décrit la mesure qui a été prise au niveau fédéral, mais vous n’avez pas répondu aux questions que j’ai posées. Vous avez évoqué la date 1er juin. Je pense que c’est une erreur, car vous vouliez certainement dire le 1er juillet. Il reste toutes ces personnes qui partent en vacances au mois de juin. Que font-elles? Elles vont devoir payer ces tests. Vous dites: «La décision a été prise au niveau fédéral», je vous rejoins là-dessus, mais par contre, dans vos compétences, il y a la question, et c’est bien pour cela que vous l’organisez, la prévention par rapport à cette pandémie, et donc la question est: si le taux de vaccination ne progresse pas dans certaines communes ou certaines couches de la population, cela pose un problème de prévention. La question fondamentale que je vous ai posée est: que fait-on par rapport à cette hésitation vaccinale? J’ai entendu, dans les médias ou ailleurs, des personnes qui se sont émues de la décision du CODECO, prise en présence du ministre-président de la Région wallonne. Doit-on pénaliser ce type d’hésitation, ou doit-on plutôt les encourager par des mesures d’incitation, de proximité pour pouvoir rencontrer ce problème-là? Je trouve cela dommage de ne pas avoir ma réponse, mais surtout je trouve dommage que l’on pénalise une partie de la population pour des questions d’information, de transport ou parfois pour des problèmes très concrets que l’on peut résoudre. Je vous remercie. 19 P.W. – C.R.I. N° 32 (2020-2021) – Mercredi 9 juin 2021
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