Compétences numériques
La fin des zones blanches en Wallonie
Caroline Cassart-Mailleux a salué la baisse des zones blanches en Wallonie, passées de 120 000 ménages en 2022 à 57 800, et a interrogé le ministre sur la méthode pour traiter les derniers pourcentages, notamment en milieu rural, ainsi que sur les contacts avec le Fédéral et les opérateurs, l’existence d’une cartographie et la confirmation du calendrier 2026. Pierre-Yves Jeholet a confirmé l’objectif de couvrir 99 % du territoire d’ici fin 2026, en s’appuyant sur le programme Last Mile, sur l’accord Tax on Pylons, sur un travail de monitoring et de cadastre transparent, ainsi que sur une approche pragmatique et différenciée selon les zones. Il a indiqué que le dialogue avec les opérateurs et le Fédéral se poursuivra afin de moderniser le réseau là où c’est encore possible. La députée a pris acte de ces précisions et a confirmé suivre le dossier en tant que bourgmestre d’une commune rurale.
La formation des jeunes aux nouvelles technologies par Tumo
Valérie Bluge a interrogé le ministre sur l’ouverture à Liège d’un centre Tumo, proposant gratuitement aux 12-18 ans des formations numériques, et sur sa contribution à la transformation numérique de la Wallonie. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que le projet s’inscrit dans la stratégie numérique régionale et vise à susciter des vocations dans les métiers du numérique, via des apprentissages en intelligence artificielle, codage, programmation et animation 3D pour 1 500 jeunes. Il a précisé qu’il s’agit d’un partenariat associant notamment l’Université de Liège, Noshaq/LeanSquare, des entreprises privées et des PME, avec un soutien public régional initial mais un objectif d’autofinancement à terme. La députée a salué cette opportunité pour les talents wallons et pour l’économie régionale, en soulignant l’intérêt d’une implantation à Liège.
Les actions de la Wallonie par rapport aux enjeux de l’intelligence artificielle
Les députés ont interrogé le ministre sur la stratégie wallonne face à l’essor de l’intelligence artificielle, en insistant sur les enjeux de compétitivité, de formation, de budget, de partenariats public-privé, ainsi que sur les risques sociaux, éthiques et d’inégalités, notamment pour les femmes. Le ministre a répondu que la Wallonie ne devait pas subir l’IA mais l’anticiper, en l’intégrant de manière transversale dans Digital Wallonia et dans une future stratégie numérique, avec une approche fondée sur l’innovation, la modernisation des services et la compétitivité des entreprises. Il a souligné la nécessité d’une IA responsable, éthique, transparente et respectueuse de la vie privée, tout en affirmant que l’Europe, la Belgique et la Wallonie doivent agir avec urgence. Les intervenants ont ensuite salué l’ouverture à une discussion ultérieure sur les aspects budgétaires et les initiatives de recherche, tout en rappelant la nécessité de prendre en compte l’impact de l’IA sur le genre et la démocratie.
Le Sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle
Les députés ont interrogé le ministre sur la stratégie wallonne face au développement de l’intelligence artificielle, en insistant sur les enjeux d’investissement, de partenariats public-privé, de formation, de compétitivité et de création technologique, ainsi que sur les risques sociaux et éthiques, notamment l’impact potentiel sur l’emploi des femmes. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la Wallonie devait anticiper l’IA plutôt que la subir, en la considérant comme une opportunité pour l’industrie, la santé, l’administration et la sécurité, tout en rappelant la nécessité d’un cadre fondé sur la transparence, l’éthique, la protection de la vie privée et la sécurité. Il a indiqué que l’IA serait intégrée de manière transversale dans Digital Wallonia et qu’une nouvelle stratégie numérique serait prochainement présentée. Les intervenants ont salué la réponse, tout en soulignant la nécessité de poursuivre le débat sur les dimensions budgétaires, les PPP, les compétences et les enjeux démocratiques liés à l’IA.
Les difficultés d’encodage des listes électorales liées à l’application MARTINE
Maxime Daye a signalé des difficultés d’encodage des listes électorales via l’application MARTINE, tant pour l’encodage par carte d’identité que pour les formulaires papier, et a évoqué les problèmes liés à la circulaire sur le certificat d’électeur ainsi que le risque que la digitalisation complique le travail des bureaux. François Desquesnes a indiqué que, malgré quelques bugs informatiques — notamment des impressions en blanc et des limites sur la longueur de certains noms —, l’essentiel du processus se déroulait correctement et que la plupart des incidents avaient été résolus. Il a précisé qu’aucune difficulté majeure n’était plus signalée à ce stade et a remercié les présidents de bureaux et la cellule Élections du SPW IAS pour leur travail.
L’orientation des jeunes vers les métiers et filières stem
Le député a mis en avant une conférence de Thomas Pesquet à Charleroi, organisée par la Cité des métiers, comme exemple d’action de sensibilisation des jeunes aux filières STEM, y compris techniques, et a interrogé la ministre sur les mesures mises en place en Wallonie, notamment pour mieux orienter les jeunes filles vers ces métiers. Il a insisté sur l’importance d’une orientation précoce et adéquate afin d’éviter les mauvais choix de carrière et de rendre ces secteurs plus lisibles et attractifs. Dans sa réaction finale, il a souligné que les actions des Cités des métiers restent parfois méconnues et qu’un renforcement du partenariat avec les écoles serait souhaitable.
Les conclusions de la réunion des ministres européens du tourisme
Di Mattia a interrogé la ministre sur les priorités de la réunion des ministres européens du tourisme tenue à La Hulpe dans le cadre de la présidence belge de l’UE, ainsi que sur le bilan et les futures orientations de la Commission en matière de tourisme, notamment en matière de durabilité et de digitalisation. Il a également demandé quelles seraient les implications du règlement européen sur les locations de courte durée pour les hébergeurs wallons, les consommateurs et la concurrence. En réponse, la ministre a présenté cette réunion comme une occasion de défendre la durabilité et la transition numérique du secteur, tout en soulignant l’importance de disposer de moyens budgétaires suffisants pour maintenir le tourisme comme priorité. Le député a salué ces orientations et a insisté sur la nécessité d’une concurrence réellement loyale et favorable aux consommateurs, en particulier pour le tourisme de proximité.
Le chaos de la vaccination contre le covid-19 selon les médecins
Les intervenants dénoncent les dysfonctionnements de la campagne de vaccination contre le covid-19, en particulier le manque d’interopérabilité entre e-Vax et Vaccinnet, qui complique la vérification du statut vaccinal par les médecins, ainsi que des problèmes logistiques et une communication jugée tardive et peu claire. Ils soulignent aussi l’insatisfaction d’une majorité de médecins wallons et demandent si ces difficultés numériques seront intégrées à la réforme Proxisanté. En réponse, la ministre est interpellée sur le calendrier du carnet de vaccination numérique et sur les mesures concrètes pour améliorer la coordination et permettre aux médecins de vacciner dans de meilleures conditions, mais les échanges montrent surtout l’attente de précisions sur la temporalité et l’articulation des outils numériques.
Le chaos dans le cadre de la vaccination contre le covid-19
Les intervenants dénoncent le manque de coordination de la campagne de vaccination covid-19, en particulier l’absence d’interopérabilité entre e-Vax, Vaccinnet et les dossiers médicaux, ainsi que des communications jugées tardives et peu claires. Ils soulignent l’insatisfaction d’une majorité de médecins généralistes wallons face aux difficultés logistiques et numériques, et demandent des mesures concrètes ainsi qu’un calendrier pour le carnet de vaccination numérique. La ministre est invitée à intégrer ces problèmes dans la réforme Proxisanté et à renforcer la synergie entre outils numériques et niveaux de pouvoir afin de faciliter le travail des médecins.
Le défi de la formation en entreprise
Anne Laffut a souligné que la formation en entreprise est essentielle pour l’emploi, l’insertion et l’adaptation aux nouvelles technologies, tout en relevant que le Plan de formation obligatoire mis en place par le fédéral produit pour l’instant des résultats mitigés, avec une moyenne d’environ 3,4 jours de formation par ETP contre quatre requis. Elle a interrogé la ministre sur le rôle qu’elle entend jouer, notamment au sein de la CIM Emploi, afin de renforcer ce dispositif et d’atteindre les objectifs annoncés. En réponse, la discussion met en avant l’importance de la formation comme levier d’épanouissement et de mobilité professionnelle, ainsi qu’une dynamique jugée encourageante chez les jeunes travailleurs, avec l’espoir que les journées de formation visées puissent être atteintes prochainement.
Le baromètre de maturité du numérique et la fracture des compétences numériques
Mourad Sahli salue les progrès en matière d’accès et d’équipement numériques mis en évidence par le baromètre de l’Agence du numérique, mais souligne qu’une part importante de la population wallonne, dont de nombreux jeunes, reste éloignée du numérique faute de compétences et d’usage. Il interroge le ministre sur les leviers et solutions prévus à l’horizon 2024 pour renforcer ces capacités et réduire la fracture numérique. Le ministre apporte une réponse jugée complète par le questionneur, en rappelant les efforts menés par la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment via l’école, pour accompagner et former les publics concernés.
L’intérêt du groupe thalès pour l’aéroport de charleroi
Le questionneur interroge le ministre sur les enseignements tirés de la visite de Thalès Belgium et sur l’intérêt de ses solutions pour les aéroports régionaux wallons, notamment en matière de fluidification des contrôles, de dématérialisation des documents, d’identification à distance et d’usage de portiques intelligents. Il demande aussi quels aéroports européens ont déjà testé ces technologies, ainsi que les impacts possibles sur le RGPD, la fracture numérique, l’accompagnement des passagers et l’évolution des métiers du personnel aéroportuaire. Il précise que la réflexion porte avant tout sur une réorganisation des aéroports, avec une attention particulière à la protection des données et à l’accompagnement des travailleurs.
Le nouvel outil de test du centre de compétences technofutur tic à gosselies
Le député Bangisa a salué le nouvel outil gratuit de Technofutur TIC à Gosselies, destiné à évaluer des compétences transversales et des soft skills comme la créativité, la motivation et l’interaction sociale pour des demandeurs d’emploi, étudiants et personnes en reconversion. Il a interrogé le ministre sur l’intégration de ces compétences comportementales dans la politique de formation, notamment dans les filières techniques et professionnelles, ainsi que sur les bonnes pratiques et les effets attendus sur le marché du travail. L’extrait transmis ne contient pas la réponse du ministre Willy Borsus.
L’implication de la wallonie dans le projet de portail numérique unique
Olivier Maroy interroge la ministre sur l’implication de la Wallonie dans le projet de portefeuille numérique unique, annoncé comme opérationnel d’ici la fin de l’année, et demande où en est la coconstruction avec le Fédéral ainsi que quels services, documents et formulaires régionaux y seront accessibles. Il souligne l’intérêt d’un outil unique, sécurisé et centré sur le citoyen, afin de simplifier l’accès aux démarches publiques malgré la complexité institutionnelle belge. Il se félicite également du raccordement du portail wallon au portail fédéral, qu’il juge utile pour faciliter la vie des citoyens et renforcer leur confiance dans les institutions.
Le lancement officiel du _pass_ visitwallonia
Olivier Maroy a salué le relancement du pass VisitWallonia, présenté comme un outil gratuit et numérique destiné à fidéliser les touristes, à proposer des réductions sur des hébergements, attractions et activités, et à évoluer vers des conseils personnalisés, des bons plans et des offres de dernière minute selon le profil et la localisation de l’utilisateur. Il a souligné le potentiel de cet instrument pour digitaliser le secteur touristique wallon et renforcer son attractivité. La ministre Valérie De Bue a exposé la volonté de faire monter en puissance ce pass et d’en faire un levier pour le développement du tourisme en Wallonie.
L’annonce de proximus relative à la mise en place de la 5g à durbuy
Le député a interrogé la ministre sur l’annonce d’un labo 5G à Durbuy avec Proximus, en demandant dans quel cadre il s’inscrivait par rapport aux PoC prévus en Wallonie, au retard pris dans leur mise en œuvre et à la notion de « bandes provisoires ». Il a insisté sur la nécessité d’une approche prudente, avec mesure des impacts sanitaires et environnementaux, et sur la concertation avec la commune et l’opérateur. La ministre a indiqué que les normes de calcul de l’ISSeP étaient en cours de révision et que la méthode de calcul devait encore être finalisée, ce qui conditionne l’avancement des appels à projets et des PoC. Le député a pris acte de ces précisions tout en jugeant préoccupant que l’annonce puisse laisser entendre un déploiement déjà effectif de la 5G avant l’évaluation complète de ses effets.