Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
La pénurie de kots étudiants bon marché
Le député a dénoncé la pénurie de kots abordables à l’approche de la rentrée, en soulignant la hausse des loyers dans le privé, l’insuffisance de l’offre publique à Namur et l’écart entre les besoins croissants des étudiants et le plan annoncé de 500 logements. Il a réclamé un plan plus ambitieux de logements publics et une régulation plus contraignante des loyers, estimant que les dispositifs annoncés n’agissent pas sur le coût réel. Laurent Devin a rappelé l’existence d’une résolution contre la précarité estudiantine et a demandé au ministre de faire le point sur l’utilisation du budget de 30 millions d’euros, la construction des logements et l’avancement d’une grille indicative des loyers. En réponse, il a défendu l’action du ministre Collignon et annoncé que le groupe socialiste poursuivrait le travail sur des solutions pour développer des kots à prix abordables.
Le projet de réforme des fabriques d’église
Benoît Dispa a contesté le calendrier et la méthode annoncés pour la réforme des fabriques d’église, estimant qu’une concertation avec les autorités ecclésiastiques et les pouvoirs locaux était indispensable avant toute modification du décret de 1809. Il a interrogé le ministre sur l’éventualité de fermetures imposées de nombreuses fabriques et sur le financement futur de l’entretien des édifices, jugeant insuffisants un éventuel recours au mécénat ou aux collectes. Il a enfin souligné que des exemples récents à Namur et à Bièvres montrent qu’une évolution est possible, mais à condition de privilégier le dialogue et les accords locaux.
Le cri d’alarme des restos du cœur face à l’explosion du nombre de demandes
Germain Mugemangango a interpellé la ministre sur l’augmentation marquée des demandes aux Restos du cœur, qu’il a associée à une aggravation de la pauvreté en Wallonie, citant notamment la hausse des loyers et la crise énergétique. Il a reproché au gouvernement d’avoir refusé plusieurs mesures de prévention, comme une grille contraignante des loyers, une aide plus importante sur les factures énergétiques et un soutien simplifié aux indépendants. Il a souligné que l’enjeu ne se limite pas à soutenir les personnes déjà en précarité, mais à empêcher de nouvelles personnes, dont des travailleurs et indépendants, de basculer dans la pauvreté. La ministre a été invitée à préciser les actions concrètes qu’elle entend prendre pour inverser cette tendance.
L’amélioration de l’état des routes wallonnes pour 2024
Les intervenants ont dénoncé la dégradation des routes wallonnes, jugées dangereuses pour les motards et les automobilistes, et ont interrogé le ministre sur l’utilisation des moyens fiscaux consacrés aux infrastructures ainsi que sur l’exécution du plan « Mobilité et Infrastructures pour tous », reporté depuis 2022. Ils ont aussi relevé le manque d’investissements visibles dans les priorités du Plan de relance et demandé des mesures rapides pour réparer les voiries et réduire les risques. Le ministre a indiqué vouloir faire de l’entretien des routes une priorité et favoriser une réparation continue, tout en expliquant les retards par le contexte de crise. Les auteurs ont pris acte de cette position, tout en soulignant que l’état des routes continue, selon eux, à se détériorer.
L’état désastreux des routes wallonnes
Le questionneur dénonce l’état très dégradé des routes wallonnes, qu’il juge dangereux pour les motards et les automobilistes, et estime que les taxes perçues pour la mobilité ne se traduisent pas par des investissements suffisants. Il interroge le ministre sur l’usage des moyens disponibles et sur les mesures immédiates prévues pour réparer les voiries les plus dangereuses. Le ministre est également interrogé sur le retard du plan « Mobilité et Infrastructures pour tous » et sur la priorité annoncée par le Gouvernement en matière d’entretien des routes. Dans sa réponse, il met en avant la nécessité d’un meilleur entretien, la volonté de faire avancer le plan d’investissements et l’objectif d’une réparation plus continue des infrastructures d’ici la fin de la législature.
Les pertes agricoles liées aux dérèglements climatiques
Le questionneur a interrogé le ministre sur les pertes agricoles liées aux épisodes climatiques de l’été, notamment la sécheresse suivie de fortes pluies ayant provoqué des dégâts sur certaines récoltes, et a demandé si un suivi de la situation existait en Wallonie, ainsi que des pistes pour renforcer la résilience de l’agriculture, sécuriser le revenu des producteurs et mettre en place une assurance multirisque climatique. En réponse, il a été indiqué que les pertes locales pouvaient atteindre 20 à 30 % mais qu’elles ne justifiaient pas l’activation du Fonds des calamités. Le questionneur a estimé que certains agriculteurs restaient toutefois démunis face à ces pertes et a annoncé revenir ultérieurement sur la question de l’assurance multirisque, restée sans réponse complète.
Le double recours introduit par revolht dans le dossier de la boucle du hainaut
François Desquesnes critique l’autorisation donnée au projet de ligne à très haute tension d’Elia dans le Hainaut, estimant que le gouvernement n’a pas imposé l’examen d’une alternative en courant continu portée par l’association REVOLHT, alors que 23 000 citoyens ont exprimé leurs inquiétudes. Il dénonce aussi un choix qu’il juge contraire à l’intérêt général et une gestion dilatoire du dossier, susceptible de renvoyer la décision après les élections. La réponse de Willy Borsus se limite à rappeler qu’il est raisonnable de respecter les procédures et le cadre légal.
La formation aux métiers en pénurie des demandeurs d’emploi
Les intervenants ont interrogé la ministre sur la faible orientation des demandeurs d’emploi vers les métiers en pénurie, l’efficacité de la réforme du FOREm et la persistance d’un sous-emploi important en Wallonie. Le débat a surtout porté sur la proposition du Gouvernement wallon de demander une concertation interministérielle sur la régularisation de sans-papiers disposant de compétences recherchées, proposition défendue par certains comme une réponse pragmatique aux pénuries et critiquée par d’autres au nom de la priorité à l’emploi des 223 000 demandeurs d’emploi wallons. Les critiques ont aussi évoqué le risque d’appel d’air et une forme de sélection entre personnes sans-papiers selon leurs compétences. Les réponses et échanges ont souligné que les deux enjeux — accompagnement des demandeurs d’emploi et recours à des travailleurs déjà présents sur le territoire — devraient, selon certains, être traités en parallèle.
L’éventuelle mise à l’emploi de sans- papiers pour pallier les pénuries
Les intervenants ont interpellé la ministre sur l’idée d’une régularisation de sans-papiers pour répondre aux pénuries de main-d’œuvre, en demandant si cette question serait bien inscrite à l’ordre du jour d’une conférence interministérielle et comment éviter que cela ne détourne l’attention des demandeurs d’emploi wallons. Ils ont aussi soulevé les difficultés humaines des personnes sans papiers, leur impossibilité d’accéder à un travail légal, à un logement ou à un crédit, ainsi que la faible orientation des demandeurs d’emploi vers les métiers en pénurie et l’efficacité de la réforme du FOREm. La ministre a été renvoyée à la nécessité de concilier, selon les questions posées, l’accompagnement des demandeurs d’emploi, la réponse aux pénuries et la cohérence institutionnelle entre compétences régionales et fédérales.
La régularisation des sans-papiers et les métiers en pénurie
Disabato a interrogé la ministre sur la demande du Gouvernement wallon d’inscrire à une CIM la régularisation des sans-papiers, en liant cette question aux métiers en pénurie et au besoin de permettre à des personnes déjà présentes sur le territoire de travailler légalement. Sobry a contesté cette approche, estimant que la priorité devait rester la mise à l’emploi des 223 000 demandeurs d’emploi wallons et craignant un appel d’air ainsi qu’une forme de sélection entre sans-papiers selon leurs compétences. Anne Laffut a surtout insisté sur les chiffres du FOREm, jugés peu encourageants, et a demandé si le problème relevait de la formation, de la réforme du FOREm ou plus largement du sous-emploi en Wallonie. Dans sa réponse, la ministre a défendu une approche pragmatique, en soulignant l’ampleur des pénuries et la nécessité de travailler à la fois sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi et sur des solutions pour répondre aux besoins de main-d’œuvre, y compris via une régularisation par le travail.
L’accord de coopération visant à accentuer la mobilité interrégionale des demandeurs d’emploi wallons
Mourad Sahli a interrogé la ministre sur le calendrier de l’accord de coopération entre la Wallonie et la Flandre visant à renforcer la mobilité interrégionale des demandeurs d’emploi, ainsi que sur les mesures à prendre pour améliorer la mobilité ferroviaire et l’apprentissage du néerlandais. Il a évoqué les échanges entre les ministres-présidents wallon et flamand et la nécessité d’une meilleure réactivité entre le FOREm et le VDAB, notamment pour la diffusion des offres d’emploi. En réponse, la ministre a изложé les pistes de travail envisagées dans le cadre de la coopération, en soulignant l’objectif de faciliter l’accès des demandeurs d’emploi wallons au marché du travail flamand. Le questionneur a salué cette démarche et a dit soutenir l’initiative.
Le nouvel accord de coopération avec la flandre et la présidence belge de l’union européenne
Le questionneur a interrogé le gouvernement wallon sur les suites de la rencontre entre Elio Di Rupo et Jan Jambon en vue d’un protocole d’accord avec la Flandre, portant sur l’activation des demandeurs d’emploi, la mobilité transrégionale et le renforcement de la coopération entre le FOREm et le VDAB. Il a aussi demandé un calendrier pour cet accord, des mesures face aux obstacles de mobilité ferroviaire en lien avec le Fédéral, ainsi que des initiatives pour faciliter l’apprentissage du néerlandais. En réponse, la ministre a indiqué que les discussions s’inscrivent dans une volonté de mise en action concrète et qu’elles visent à améliorer l’accès à l’emploi au-delà de la frontière linguistique grâce à une meilleure mobilité et à des outils adaptés pour les demandeurs d’emploi.