Débats
Questions parlementaires
244 questions classées par date.
L’identité germanophone
Patrick Spies a réagi aux propos du Premier ministre sur l’identité des germanophones et a demandé une prise de position du ministre sur cette question ainsi que sur l’élargissement de l’autonomie de la Communauté germanophone. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que les communes germanophones appartiennent au territoire administratif de la Région wallonne, tout en estimant que la question de l’identité relève de l’appréciation personnelle et en soulignant des relations cordiales et des projets communs entre les entités. En réplique, Patrick Spies a affirmé que l’appartenance à la Wallonie ne fait pas des germanophones des Wallons germanophones, a revendiqué leur identité propre et a plaidé pour un transfert progressif de compétences dans une logique d’autonomie coopérative.
L’action du Gouvernement par rapport à la surconsommation d’antidépresseurs
Bénédicte Linard a alerté sur l’augmentation de la consommation d’antidépresseurs en Belgique, notamment chez les bénéficiaires BIM et les femmes, ainsi que sur la place croissante des médecins généralistes dans les prescriptions, y voyant un possible manque d’accessibilité à la première ligne psychologique et psychiatrique. Elle a interrogé le ministre sur un renforcement éventuel de la convention fédérale de soins psychologiques et sur des moyens supplémentaires pour la Wallonie. Yves Coppieters a indiqué que 14 % des Belges ont déjà pris des antidépresseurs, que la priorité porte sur la durée des traitements plutôt que sur leur volume, et a rappelé que les prescriptions ont diminué de 50 % en dix ans; il a refusé un financement régional de la convention, la jugeant fédérale, et a mis en avant les mesures urgentes en santé mentale, le travail en réseau et un groupe de travail sur les maisons de repos attendu pour juin 2026. Linard a insisté en réponse sur la nécessité de renforcer l’accès des jeunes aux soins psychologiques de première ligne et de coordonner l’action entre les différents niveaux de pouvoir.
La fin annoncée du dispositif APE
Les députés ont interrogé le ministre sur la fin annoncée du dispositif APE au 1er janvier 2027, en demandant des garanties sur la continuité des emplois et des services, ainsi que sur les critères de réaffectation des 1,2 milliard d’euros concernés. Pierre-Yves Jeholet a expliqué que la réforme prévoit une période transitoire jusqu’au 1er janvier 2028, voire 2029, avec transfert des moyens vers les ministres fonctionnels, sur la base de critères de simplification, d’équité, de transparence et de soutien pérenne aux secteurs. Il a assuré qu’une concertation est en cours avec l’UNIPSO, l’Union des villes et communes, la Fédération Wallonie-Bruxelles et les secteurs concernés, et qu’un lissage sera prévu pour éviter de perturber les employeurs. Les députés ont estimé que la réforme ne donnait pas de garantie suffisante pour l’emploi et qu’elle faisait peser un risque de démantèlement de services publics, tout en prenant acte des trois axes mis en avant par le ministre : transition, transfert et concertation.
L’annonce de M. le Ministre relative à la réforme APE
Les députés ont interrogé le ministre sur la fin du dispositif APE au 1er janvier 2027, en demandant des garanties sur l’emploi, la continuité des services essentiels et les critères de réaffectation des 1,2 milliard d’euros concernés. Jean-Paul Bastin a aussi insisté sur la nécessité d’une communication claire et rassurante, tandis que Patricia Van Walle et Dorothée De Rodder ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences pour les travailleurs, les communes, les crèches, les écoles et le non-marchand. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il s’agissait d’une réforme de simplification, de justice et de transparence, avec une période transitoire possible jusqu’en 2028, voire 2029, et un transfert des moyens vers les ministres fonctionnels. Il a affirmé qu’une concertation était en cours avec l’UNIPSO, l’Union des villes et communes, les CPAS et la Fédération Wallonie-Bruxelles, afin d’éviter des perturbations et de lisser la mise en œuvre par secteur.
La fin des emplois APE
Patricia Van Walle, Jean-Paul Bastin et Dorothée De Rodder ont interrogé le ministre sur la fin du dispositif APE au 1er janvier 2027, en soulignant les inquiétudes des travailleurs, des communes, des associations et des secteurs non marchands quant à la pérennité des emplois et des services. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la réforme prévoit une période transitoire pouvant aller jusqu’au 1er janvier 2029, un transfert des moyens vers les ministres fonctionnels et une concertation avec l’UNIPSO, l’Union des villes et communes et la Fédération Wallonie-Bruxelles, sur base de critères de simplification, d’équité, de transparence et de soutien pérenne. Les députés ont estimé que ces explications ne fournissaient pas de garantie suffisante sur le maintien des emplois, et ont insisté sur le risque de perturbation des services publics et locaux.
Le soutien au secteur du transport face aux chocs pétroliers et énergétiques
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur l’opportunité de geler en juillet l’augmentation du prélèvement kilométrique afin d’atténuer l’impact des chocs énergétiques sur l’économie, en soulignant qu’une telle mesure pourrait aussi aider la SOFICO à lisser ses pertes. François Desquesnes a reconnu la pression liée à la hausse des prix de l’énergie, mais a jugé cette option peu efficiente, rappelant que les trois quarts des kilomètres payés en Wallonie concernent des camions non wallons et qu’une baisse de recettes profiterait surtout à des transporteurs extérieurs. Il a conclu qu’il s’agissait d’une « fausse bonne idée », et le député a pris acte de cette réponse.
Le bus TEC en feu à Liège
À Liège, un bus hybride de la ligne 29 a pris feu à proximité de la tour Kennedy, suscitant l’émotion en raison du dégagement de fumée noire en centre-ville. La députée a demandé les circonstances, les causes et les conséquences de l’incident, tout en saluant l’évacuation rapide des passagers par le conducteur. Le ministre a indiqué que celui-ci avait appliqué correctement les consignes, qu’il n’y avait eu aucune victime ni autre dommage que le bus hors service et la fumée, et qu’une enquête était en cours pour déterminer l’origine du feu. La députée a enfin élargi le débat à la sécurité globale du parc de transport et de mobilité, annonçant qu’elle reviendrait sur le sujet en commission.
L’évolution préoccupante du taux d’emploi et du taux de chômage en Wallonie
Christie Morreale a souligné la dégradation récente du taux d’emploi et du taux de chômage en Wallonie selon les chiffres de Statbel, estimant que cela compromet l’objectif de 80 % fixé par le Gouvernement. Pierre-Yves Jeholet a contesté la lecture des chiffres, invoqué des méthodologies différentes et mis en avant des éléments jugés positifs, notamment la hausse de l’emploi des femmes et des 55 ans et plus, ainsi que 88 000 intentions d’engagement annoncées par les entreprises et le FOREm pour 2026. Il a également insisté sur le renforcement de l’accompagnement des demandeurs d’emploi et des personnes éloignées du marché du travail. En réplique, Christie Morreale a maintenu que les données traduisent une baisse du taux d’emploi et a appelé le ministre à changer de cap.
La nécessité de soutenir les organisateurs du Tour de la Madeleine
Özlem Özen a dénoncé la suppression par la TEC des bus loués à tarif préférentiel par les sociétés folkloriques pour le Tour de la Madeleine, en demandant des précisions sur la mise en œuvre d’une solution via l’enveloppe de cohésion sociale et sur les délais. François Desquesnes a expliqué que la décision de la TEC découle de procès-verbaux du SPF Mobilité relatifs aux règles applicables au transport occasionnel, distinct du transport régulier, et d’une procédure judiciaire en cours. Il a indiqué que les plans de cohésion sociale constituent un levier de soutien aux associations locales, avec 22 millions d’euros par an, pouvant financer ce type d’initiative. La députée a jugé la réponse insuffisante et a estimé que la charge était renvoyée aux communes et au folklore local.
Le rendement record de Wallimage et le nombre record de faillites
Veronica Cremasco souligne le rendement record de Wallimage, son effet sur l’emploi et la pression qui pèse sur le secteur audiovisuel, en demandant un renforcement du fonds, resté à 6,5 millions d’euros et non indexé depuis 2017. Pierre-Yves Jeholet répond que Wallimage joue un rôle stratégique, que ce montant est significatif dans un contexte budgétaire difficile et que la Wallonie investit déjà davantage que les Régions bruxelloise et flamande. Il met aussi en avant la mutation du secteur et les travaux menés avec les acteurs sur plusieurs leviers, dont le financement public et privé, l’innovation, la formation et l’animation économique. La députée juge la réponse insuffisante et estime qu’au vu de la rentabilité du fonds en emplois, un investissement supplémentaire serait justifié.
Le partenariat entre l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR) et le Standard de Liège en matière de sécurité routière
Arnaud Dewez a présenté le partenariat entre l’AWSR et le Standard de Liège comme une initiative de sensibilisation à l’alcool au volant, avec des éthylotests, une vidéo à la mi-temps et la formation des joueurs afin qu’ils relayent le message auprès des supporters. François Desquesnes a indiqué avoir demandé à l’AWSR de développer davantage de partenariats avec des opérateurs privés, estimant que le sport constitue un vecteur pertinent pour porter des messages de responsabilité et de sobriété. Il a précisé qu’il s’agissait d’un premier partenariat, tout en invitant d’autres clubs sportifs à lancer des initiatives similaires. Arnaud Dewez a enfin souligné l’intérêt de prolonger cette démarche par la promotion de bières sans alcool dans d’autres clubs.
L’utilisation de la recherche des résidus de drogue dans les eaux usées dans les politiques wallonnes de prévention
Caroline Taquin a plaidé pour l’usage systématique de l’analyse des eaux usées afin de mieux cartographier la consommation de drogues en Wallonie, d’identifier les substances consommées selon les zones et de renforcer les politiques de prévention en coopération avec le Fédéral et les communes. Yves Coppieters a indiqué qu’il s’agit d’un outil intéressant, mais qu’il n’existe pas encore de dispositif wallon structuré pour ces mesures ; il a cité l’étude ponctuelle de Sciensano de mars 2025, portant sur 17 stations d’épuration en Belgique, ainsi que la possibilité d’intégrer de tels indicateurs dans le futur plan de prévention et de promotion de la santé. Le ministre a toutefois souligné les coûts et la complexité d’une telle mise en place, tout en rappelant l’existence d’une coordination interfédérale via la cellule Drogues générale.