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ActualitéWalloniemercredi 10 avril 2024

Les conséquences des nouvelles règles d’austérité européennes sur l’investissement dans les services publics

Synthèse

Germain Mugemangango a dénoncé les nouvelles règles d’austérité européennes, estimant qu’elles empêcheraient la Belgique de financer les investissements sociaux et écologiques annoncés par la gauche, et a demandé au Gouvernement wallon d’inviter la Belgique à s’y opposer explicitement au Conseil. Il a soutenu qu’un refus belge au niveau européen permettrait d’empêcher l’application des sanctions et a reproché au PS et à Ecolo de renoncer à leurs engagements d’investissement. En réponse, Stéphane Hazée a rejeté ces arguments en les qualifiant d’inexacts.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre-Président, l’enjeu ici est de savoir si les partis de gauche, en Belgique, vont saisir l’occasion qui existe encore d’éviter l’application des règles d’austérité au niveau européen. Une étude de la Confédération européenne des syndicats dit très clairement qu’il y a une contradiction fondamentale entre faire des investissements sociaux, et même écologiques, et obéir aux règles austéritaires européennes. Ils disent que, si l’on veut pouvoir répondre aux besoins sociaux en Belgique, il faut investir au moins 2,5 milliards d’euros par an. Or, les règles austéritaires vont nous obliger à économiser 2,5 milliards d’euros par an. Dès lors, c’est soit répondre aux besoins sociaux, soit répondre aux règles austéritaires européennes. Pourquoi est-ce d’autant plus important? Parce que votre formation politique, le Parti socialiste, mais aussi Ecolo, par exemple, disent pendant la campagne électorale qu’ils veulent faire des investissements importants. Dans le programme du PS, ce n’est pas chiffré, mais dans le programme d’Ecolo on parle de 15 milliards d’euros. Si l’on doit appliquer les règles d’austérité, ces promesses ne seront que des promesses électorales. On avait évoqué ici il y a deux semaines la possibilité, à travers une motion, pour le Gouvernement wallon de s’opposer effectivement ou de demander au Gouvernement fédéral de s’opposer – non pas de s’abstenir – aux règles austéritaires européennes. La bonne nouvelle est qu’il y a une occasion de le faire puisqu’il y aura un vote au niveau du Parlement européen dans pas longtemps. Toutefois, au Conseil des ministres, la Belgique aura la possibilité de dire «non» à ces règles et, s’il n’y a pas l’unanimité, ces règles ne s’appliquent pas. Ma question, Monsieur le Ministre-Président, est de savoir si vous allez saisir cette occasion, vous et votre Gouvernement, pour demander à la Belgique, non pas de s’abstenir, mais de s’opposer très clairement à ces règles austéritaires qui vont revenir, à encore prendre dans la poche des mêmes, les travailleurs et travailleuses de notre Région.

    Agressivité 41%Émotionnel 36%
  2. Monsieur le Ministre-Président, je suis désolé de vous dire cela, mais vous tournez autour du pot parce que, dans le Kern fédéral, il y a quatre formations politiques de gauche sur sept: PS, Ecolo, Vooruit et Groen. Il y a donc la possibilité pour le Gouvernement fédéral de s’opposer à cette logique d’austérité. C’est tout à fait possible. Quand j’ai parlé d’unanimité, Monsieur le Ministre-Président, vous m’avez mal compris. Je parlais bien de l’unanimité nécessaire au niveau européen. Si la Belgique s’y oppose, le volet «Sanctions» ne s’applique pas. J’ai entendu le président du PS dire que le vote PTB affaiblissait la gauche. C’est faux, ce qui affaiblit la gauche, c’est quand d’autres partis de gauche renoncent à leurs principes, quand d’autres partis de gauche disent d’un côté vouloir investir, mais de l’autre côté accepter la logique d’austérité européenne et que l’on n’investisse pas. Je vous invite, vous et votre Gouvernement, à non simplement être commentateur du match, mais de dire à un moment donné que l’on refuse ces règles parce que l’on a besoin d’investir sur le plan social et écologique; avec ces règles austéritaires, on ne pourrait pas le faire.

    Agressivité 65%Émotionnel 59%
  3. Vous racontez une nouvelle fois n’importe quoi.

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