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La réforme du paysage hospitalier

Synthèse

Freddy Mockel a interpellé le ministre sur les effets de la réforme du paysage hospitalier, en particulier pour les مناطق rurales, l’accessibilité aux soins, les équilibres linguistiques et le risque de voir certaines zones comme Verviers, la Communauté germanophone ou la province de Luxembourg ne compter que peu ou pas d’hôpitaux généraux. Yves Coppieters a répondu qu’une réforme était nécessaire en raison d’une offre trop fragmentée, et a précisé que le rapport d’experts remis à la CIM Santé n’était qu’une série de recommandations prévoyant quatre niveaux de prise en charge, dont des hôpitaux généraux régionaux et des centres médicaux locaux. Il a assuré que l’accessibilité, les réalités territoriales rurales, l’équité entre citoyens et les spécificités linguistiques seraient prises en compte. Freddy Mockel a enfin insisté sur la nécessité de maintenir des soins attractifs dans les centres médicaux locaux, notamment pour les urgences, les soins intensifs et les maternités.

Débat · 4 interventions

  1. Monsieur le Ministre, nous apprenions dans la presse ce matin qu’un rapport d’experts destiné à redessiner le paysage hospitalier en Belgique allait être remis à la Conférence interministérielle des ministres de la Santé. Sur les 132 hôpitaux à fonction aiguë, une bonne soixantaine continueraient à exercer l’ensemble des fonctions générales relevant de la fonction aiguë. Les autres ne fermeraient pas, mais deviendraient surtout des centres médicaux locaux. Dans ce cadre, la question de l’accès aux soins dans les régions rurales se pose, de même que des questions d’ordre linguistique. Ainsi, pour l’arrondissement de Verviers, il n’y aurait donc qu’un hôpital général, tandis que sur le territoire occupé par la Communauté germanophone, il n’y en aurait aucun. En province de Luxembourg, un seul est assuré d’avoir ce statut – avec, peut-être, un deuxième qui l’obtiendrait. Dans ce cadre, Monsieur le Ministre, êtes-vous prêt à examiner la situation des contrées plus rurales de notre Région afin de vous assurer que des soins y soient correctement dispensés?

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  2. Déjà ?

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  3. Monsieur le Député, vous le savez comme moi, le système de soins de santé et le système hospitalier doivent être réformés. Ce n’est pas un scoop. Nous avons trop de sites hospitaliers et l’offre de soins est trop fragmentée. Il y a parfois une absence de continuité, voire même une concurrence, entre les structures hospitalières. Quoi qu’il en soit, le ministre Vandenbroucke, en bonne collaboration avec les entités fédérées, a mandaté un groupe d’experts qui a remis son rapport hier à la CIM Santé, que j’ai la chance de présider. C’est un rapport de recommandations d’experts, mais n’est pas une décision politique. Tout l’enjeu de ce rapport est de restructurer notre système hospitalier en quatre niveaux: - les centres hospitaliers universitaires; - l’hôpital général régional, qui est un hôpital aigu, qui doit atteindre au moins 150 lits, voire plus, en termes de justification; - les centres médicaux locaux, qui sont plus des centres pour les hospitalisations de jour et les soins ambulatoires; - les centres intermédiaires, qui permettent cette revalidation entre des hôpitaux aigus et le retour à domicile. (Réaction de M. le Président) Je voudrais lire, Monsieur le Président, les éléments du rapport qui vont le réconforter par rapport à l’accessibilité. On doit garantir l’accessibilité aux soins, la prise en compte des densités de population et des réalités territoriales, notamment rurales – c’est votre question –, le respect du principe d’équité entre citoyens, quel que soit le lieu, et la prise en compte des spécificités linguistiques par rapport à l’offre de services. Rassurez-vous, Monsieur Mockel, je serai très attentif à ces dimensions.

  4. Ce n’était pas faux de laisser terminer le ministre, j’aurais pu poser ma question jusqu’au bout. Je partage votre début d’analyse, mais il faut s’assurer qu’il y ait des soins attractifs dans les centres médicaux locaux. Il faut faire attention à certains services, comme les urgences avec soins intensifs attachés, ainsi que les maternités, où il y aura un problème si l’on se limite aux CML dans les régions que je viens de citer.

    Agressivité 70%Émotionnel 78%

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