L’importance de soins d’urgence forts et de proximité
Vincent Crampont a alerté sur le licenciement de 13 ambulanciers chez HUmani, en soulignant leur rôle dans les missions SMUR et l’aide médicale urgente, ainsi que les risques pour la proximité des soins d’urgence en Wallonie et l’absence, selon lui, de stratégie de revalorisation du secteur hospitalier. Yves Coppieters a indiqué que la réforme hospitalière est encore en phase de réflexion au niveau fédéral, avec des avis attendus fin avril et un retour à la CIM Santé publique fin juin, où devront être fixées des balises notamment en matière d’accessibilité. Il a défendu une rationalisation de l’offre hospitalière, l’adaptation de certaines structures vers d’autres types de soins, et l’identification de solutions pour des SMUR de proximité et des centres de triage plus proches des patients. Il a également évoqué un plan d’attractivité des métiers du soin, centré sur l’amélioration des conditions de travail et la rétention du personnel.
Débat · 3 interventions
- VC
Monsieur le Ministre, récemment, le groupe hospitalier HUmani a pris la décision de licencier et de se séparer de 13 ambulanciers au sein de son service ambulancier, ceci dans un contexte budgétaire difficile. En effet, l’intercommunale est confrontée à de grosses difficultés financières. Elle doit faire des économies de 30 millions d’euros. Ces ambulanciers assurent des missions mobiles d’urgence et de réanimation. Ils possèdent des qualités importantes concernant la maîtrise des véhicules en urgence et ils participent activement à la prise en charge des patients lors des différentes missions dans le cadre de l’aide médicale urgente. Allez-vous sensibiliser vos collègues de la CIM Santé sur l’importance du rôle essentiel des ambulanciers au sein des équipes SMUR? Comment envisagez-vous de garantir la proximité des services d’urgence sur le territoire wallon au sein du futur paysage hospitalier? Le Gouvernement a-t-il une stratégie pour revaloriser le secteur hospitalier en Wallonie? On le sait tous, il en a véritablement besoin.
Agressivité 50% Monsieur le Député, la réforme hospitalière est à son démarrage dans sa réflexion. Elle est portée par le niveau fédéral. Où en est-on actuellement? On attend l’avis sur base du rapport des experts de décembre dernier et les avis des différents conseils consultatifs, qui sont sollicités par chaque entité. Tout cela est attendu pour la fin du mois d’avril. On retourne devant la CIM Santé publique d’ici la fin du mois de juin, avec chaque entité, ses recommandations, ses balises et les lignes rouges à ne pas franchir par rapport à toute une série de critères – d’accessibilité, entre autres. Quoi qu’il en soit, il est clair que cette réforme a aussi l’ambition de rationaliser les choses. Je ne vais pas faire de plans sur la comète, mais, lorsque deux structures hospitalières se trouvent face à face, à quelques centaines de mètres, et qu’elles offrent les mêmes services – je ne parle pas de la qualité des services, mais de l’offre –, cette concurrence doit être remise en cause. Il faut que ces structures évoluent dans un territoire en fonction des besoins d’une population et que chacune trouve sa place. Il s’agirait que l’une des structures continue et que l’autre se réadapte en offrant des soins ambulatoires, des soins de revalidation, et cetera. C’est exactement la même chose pour les services d’urgence qui doivent diminuer. Il faudra trouver des solutions par rapport aux SMUR de proximité et aux centres de triage de médecine générale qui seraient beaucoup plus proches des patients. Que propose-t-on? On propose un plan d’attractivité des métiers du soin et de la santé. Il a été présenté aux deux Gouvernements, celui de la Région wallonne et celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et toute une série de ministres se sont engagés dans ce plan, qui se veut fort et innovant. Des task forces se mettent en place. Certes, on souhaite motiver les jeunes à rentrer dans les métiers de la santé, mais on veut surtout garder les gens dans ces métiers. Cela passe par l’amélioration des conditions de travail et toute une série d’éléments de management dans les différents métiers. Les task forces y travaillent, en collaboration avec les différents niveaux de pouvoir. Je pense que l’on pourra enfin y arriver. Il ne s’agit pas de prendre uniquement les aspects quantitatifs en compte, mais aussi les dimensions qualitatives.
- VC
Monsieur le Ministre, vous constaterez, comme moi, que l’on a la mémoire courte. Lors de la crise du covid-19, rappelezvous, nous applaudissions le personnel soignant, les pompiers, les ambulanciers et même vous, Monsieur le Ministre. Pour la plupart, il n’y a pas plus tard qu’il y a une demi-heure, nous rendions hommage aux victimes des attentats du 22 mars ; le président a souligné l’importance des services de secours. La CIM de juin doit absolument envisager l’imposition des ambulanciers dans les équipes de SMUR. C’est essentiel. Aujourd’hui, les secteurs de soins, de santé et les hôpitaux sont en souffrance. Malgré cela, c’est le choix de l’austérité et des coupes budgétaires qui est fait. Comme le disait ma grandmère, Monsieur le Ministre, c’est todi les ptits k’on spotche.
Émotionnel 40%
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