Le soutien à Mentoring Belgium
Anne Laffut a interrogé le ministre sur le soutien à Mentoring Belgium, coalition active dans les trois Régions, en soulignant l’efficacité du mentorat pour accompagner des demandeurs d’emploi éloignés du marché du travail et la nécessité d’un cadre légal et d’un financement structurel. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la Région ne pouvait se passer d’aucun dispositif utile au retour à l’emploi et a qualifié le mentorat d’encadrement personnalisé particulièrement pertinent pour transmettre expertise et savoir-faire, en suscitant aussi des vocations. Il a précisé qu’un travail était en cours avec le FOREm et le Fédéral pour définir un cadre, des règles et des indicateurs d’impact, ainsi qu’une association du secteur privé et associatif. La députée a conclu en rappelant l’intérêt économique du mentorat, évoquant une étude selon laquelle 1 euro investi générerait 18 euros d’économies publiques.
Débat · 3 interventions
- AL
Monsieur le Ministre, Mentoring Belgium est une nouvelle coalition d’acteurs belges du mentorat pour l’emploi. Elle est active dans les trois Régions de notre pays. Pour rappel, le mentorat consiste à créer un duo entre un chercheur d’emploi et un bénévole expérimenté. Le mentorat a déjà prouvé son efficacité, notamment pour un public relativement éloigné du marché de l’emploi. L’objectif de cette nouvelle coalition est d’accompagner 17 000 demandeurs d’emploi et d’en emmener 10 000 vers l’emploi d’ici à 2030. Pour ce faire, elle a besoin d’un cadre légal et elle a sollicité un financement structurel auprès du Gouvernement fédéral. Quelle est votre position au sujet du mentorat? Pensez-vous que c’est un outil indispensable dans la politique wallonne de l’emploi?
Madame la Députée, comme indiqué tout à l’heure, les défis sont énormes pour accompagner et encadrer au mieux les chercheurs d’emploi par rapport à leur profil e à leurs besoins spécifiques. Il est clair que l’on ne peut se passer d’aucun dispositif, d’aucun opérateur ou d’aucune initiative qui conduirait à ramener des chercheurs d’emploi – a fortiori, éloignés du marché du travail – vers le marché du travail. Le mentorat est un encadrement très personnalisé et spécifique qui a tout son sens parce qu’il permet à un travailleur, une personne plus expérimentée, de transmettre son expertise et son savoir-faire, dans des secteurs qu’il connaît bien, dans des métiers souvent techniques, dans des métiers manuels. Cela peut aussi susciter des vocations chez des chercheurs d’emploi. Oui, le mentorat fait évidemment l’objet de toute notre attention. Comme vous l’avez dit, cette fédération s’adresse au Fédéral pour avoir un financement pérenne. Cela ne veut pas dire que, au niveau de la Région, nous ne nous intéressons pas au mentorat. Il s’agit de voir notre façon de collaborer à travers un cadre, à travers des règles, à travers des indicateurs d’impact et de résultats. Il s’agit aussi de voir comment le secteur privé et le secteur associatif, qui travaillent au mentorat, peuvent être associés à la réflexion. Nous travaillons avec le FOREm pour voir comment il est possible de fixer un cadre, en collaboration avec le Fédéral. Le mentorat est certainement une formule, un dispositif qui permettra de remettre des chercheurs d’emploi sur le marché du travail à travers un accompagnement spécifique et très personnalisé.
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Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse qui me réjouit, parce que, vous l’avez rappelé, les défis sont nombreux et l’on ne peut se passer d’aucune initiative intéressante. Une étude a par ailleurs montré que 1 euro investi dans le mentorat générait 18 euros d’économie publique. C’est un élément important, outre le fait que les accompagnements réduisent aussi la durée du chômage, les dépenses sociales et favorisent l’intégration.
Agressivité 53%Constructivité 95%Factuel 46%Émotionnel 67%
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