L’avenir du vote obligatoire en Wallonie
Christine Mauel a interrogé le ministre sur l’opportunité pour la Wallonie de suivre l’exemple flamand et de supprimer le vote obligatoire aux élections communales, en évoquant les effets possibles sur la participation, la représentation démocratique et l’engagement des jeunes. François Desquesnes a répondu qu’il n’était pas question de revenir sur l’obligation de vote, en rappelant une hausse de la participation en Wallonie de 82 % en 2018 à 88 % en 2024, contre 63 % en Flandre sous le régime du vote libre. Il a défendu le maintien du vote obligatoire au nom des droits et devoirs des citoyens et de la légitimité des élus locaux. La députée a pris acte de ces chiffres tout en appelant à la vigilance pour éviter un désengagement citoyen.
Débat · 3 interventions
- CM
Monsieur le Ministre, en Flandre, la suppression du vote obligatoire pour les élections communales a soulevé des enjeux démocratiques importants, notamment en matière de participation citoyenne. En effet, les élections de dimanche dernier ont marqué une baisse de participation électorale. Ce constat nous amène à nous interroger sur l’avenir du vote obligatoire en Wallonie. Certains estiment que le vote obligatoire garantit une certaine représentativité, tandis que d’autres avancent que cela marquera un désintérêt croissant pour la politique locale. En Flandre, cette décision est justifiée sur base de la liberté individuelle des citoyens. Néanmoins, les résultats de participation montrent que cette approche n’est pas sans risque. En Wallonie, envisagez-vous de suivre le modèle flamand et d’abandonner le vote obligatoire pour les élections communales? Si oui, comment allez-vous gérer les éventuelles conséquences? Quelles actions le Gouvernement wallon pourrait-il mettre en place pour encourager la participation citoyenne et volontaire, au-delà de l’obligation légale, pour notre population plus jeune? Quel lien le Gouvernement pourrait-il créer entre les jeunes générations et la démocratie locale, et ce, dans le but de développer un intérêt de plus en plus croissant?
Agressivité 72%Constructivité 43%Factuel 52%Émotionnel 75% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Madame la Députée, merci pour votre question qui me permet de faire le point sur le taux de participation, avec trois chiffres : - 82 %, c’était le taux de participation aux élections locales il y a six ans en Wallonie; - 88 %, c’est le taux de participation en 2024, soit une progression de 6 %, ce qui manifeste, je pense, un intérêt ou un regain d’intérêt de nos concitoyens – et je m’en félicite – aux élections locales; - en Flandre, ce taux aujourd’hui est de 63 % avec le vote libre. C’est un élément à prendre en compte factuellement, de mon point de vue, puisque vous m’interrogez làdessus. Il est en droite ligne avec ce qui est prévu dans la Déclaration de politique régionale. Il n’est pas question de revenir sur l’obligation de vote. Je pense que les citoyens en Wallonie doivent assumer des droits et des devoirs, et parmi les droits, il y a le droit d’être électeur et d’être candidat. Je pense que cela doit perdurer, parce qu’une implication citoyenne importante offre aussi une légitimité plus importante aux différents élus locaux. J’imagine que celles et ceux qui vont exercer dans quelques jours de nouvelles fonctions scabinales ou maïorales en sont plutôt les bénéficiaires.
Constructivité 53%Factuel 96% - CM
Merci, Monsieur le Ministre, pour ces chiffres. Je suis contente d’entendre que l’intérêt de la population pour les élections locales a augmenté de 2018 à 2024. Néanmoins, je pense que nous devrons quand même rester vigilants et éviter le désengagement des citoyens, comme on a pu le constater en Flandre. Comme vous le dites, c’est en renforçant la participation citoyenne que nous serons finalement gagnants.
Agressivité 65%Constructivité 79%Factuel 85%Émotionnel 67%
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