Les constats mis en lumière par un consortium universitaire de politologues à la suite des dernières élections
Valérie Warzée-Caverenne a interrogé le ministre sur une étude universitaire mettant en évidence une participation plus faible dans les communes marquées par de fortes inégalités sociales, une hausse des votes nuls liée à la complexité des bulletins et une abstention plus élevée chez les jeunes et les personnes moins diplômées. François Desquesnes a indiqué avoir pris connaissance de l’étude de manière préliminaire et a relevé que 43 % des votes nuls seraient involontaires, ce qui appelle selon lui à simplifier et rendre plus accessible le processus électoral, notamment par l’éducation et l’examen des effets de la taille des bulletins. Il a précisé que les causes exactes restent discutées par les spécialistes et a annoncé que le Parlement sera saisi à la fin de l’année dans le cadre du rapport sur les élections de 2024, en vue de préparer les améliorations pour le scrutin de 2030.
Débat · 3 interventions
Monsieur le Ministre, il y a quelques jours, on pouvait prendre connaissance dans la presse d’une étude qui a été réalisée par des politologues de notre pays concernant les élections communales notamment. Ils faisaient non pas une analyse des résultats, mais bien du taux de participation et de l’augmentation des votes nuls. Concernant le taux de participation, il semble que, dans les communes avec des inégalités sociales plus importantes, nous ayons un taux de participation plus faible. Par contre, au niveau de l’augmentation des votes nuls, c’est plutôt en lien avec le bulletin de vote: plus il comprend de listes et plus ces listes sont importantes, plus on retrouve des erreurs sur ces bulletins de vote, donc ceux-ci sont considérés comme nuls. Par ailleurs, en termes d’abstention, il s’avère que le public qui est plus abstentionniste est celui des jeunes et des moins diplômés. Avez-vous connaissance de cette étude? Comment pouvons-nous moderniser notre processus électoral afin qu’il soit accessible par tous, quel que soit le niveau d’études ou le milieu dont on provient? Le vote électronique est-il une solution qui permettrait d’éviter ces erreurs?
Agressivité 37%- FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Madame la Députée, votre question est liée à la publication des résultats de l’étude, dont j’ai pu prendre connaissance de façon liminaire, pas de façon approfondie, mais ce sera le cas dans les prochaines semaines avec mes équipes. Ce qui m’a frappé fortement dans ces éléments, c’est que 43 % des votes nuls, selon l’étude, ne le sont pas par volonté, mais de façon involontaire. Cela doit tous nous interpeller comme démocrates, parce qu’il s’agit de l’exercice d’un droit qu’ont certaines personnes qui souhaitent manifester leur désaccord. Ils peuvent l’exprimer par leur vote. Néanmoins, que la nullité du bulletin soit la conséquence d’une mauvaise compréhension du système électoral, cela doit nous interpeller comme démocrates. Nous devons dès lors agir, notamment par rapport à l’éducation, d’abord chez les plus jeunes, mais également de façon à simplifier et rendre accessible le processus électoral. Un des éléments qui ressort de cette étude est que plus le bulletin de vote est grand, donc difficile aussi physiquement à manipuler, plus il y a de candidats possibles, plus il y a des votes panachés, c’est-à-dire des votes interdits dans le système électoral aujourd’hui. Est-ce à cause du bulletin? Est-ce parce que l’on est dans des situations de grande ville et qu’il y a une différence sociologique ou qu’il y a davantage de candidats et la volonté de voter pour plusieurs candidats, même sur des listes différentes? Ce sont des questions qui ne sont pas encore très claires aujourd’hui et il y a différentes interprétations par les spécialistes. Ce qui est important, c’est qu’un rendez est fixé au sein de ce Parlement à la fin de cette année puisque je dois déposer un rapport sur le déroulement des élections communales et provinciales de 2024. Ce sera certainement l’occasion d’échanger au sein de cette assemblée sur les choses à améliorer et à transformer pour que le prochain scrutin de 2030 se passe mieux. Nul doute que chacune et chacun d’entre vous y apportera sa pierre.
Agressivité 63%Constructivité 54%Factuel 55%Émotionnel 66% Monsieur le Ministre, je vous remercie pour votre réponse et l’attention que vous portez à cette étude. En effet, le rendez-vous est donné dans quelques années pour préparer les prochaines élections. Néanmoins, considérant l’actualité trouble sur la scène internationale, je pense important de rappeler que le processus électoral est l’un des fondements de notre démocratie. Voter est un devoir civique, mais c’est aussi et surtout un droit pour lequel de nombreuses personnes dans notre pays se sont battues. C’est pour cela qu’il faut le rendre accessible à toutes et à tous.
Agressivité 63%Constructivité 94%Factuel 62%Émotionnel 63%
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