Les problèmes causés par l’application du coût-vérité pour le traitement des déchets suite aux pertes enregistrées par inbw
Le questionneur dénonce les effets du système de coût-vérité appliqué au traitement des déchets, qu’il juge antisocial et inefficace, en prenant l’exemple du déficit de l’inbw, des hausses de taxes immondices et de cas concrets comme Mouscron, Seraing ou l’impact des langes plus plastifiés sur les familles. Il estime que les citoyens qui trient sont pénalisés tandis que la responsabilité des producteurs et distributeurs de déchets n’est pas suffisamment prise en compte, et demande une levée du coût-vérité pour 2020 ainsi qu’une intervention régionale. Il rappelle aussi avoir réclamé une étude annoncée par la ministre sur une évolution du système, toujours non disponible selon lui.
Débat · 2 interventions
- JDJori DupontIndépendant
Madame la Ministre, voilà un sujet qui ne fait rire personne: «Bien que de nouveaux efforts en matière de tri soient réalisés par les citoyens, le coût du traitement des déchets ne cesse d’augmenter au fur et à mesure des années». Ce n’est pas de moi, cela provient d’un article, publié hier dans _Vers l’Avenir_, qui tente d’expliquer pourquoi l’InBW, l’intercommunale de gestion des déchets du Brabant wallon, annonce un déficit de 2 millions d’euros, notamment à cause du covid. Malheureusement, avec le système de coût-vérité, cela va porter le coût auprès des citoyens. Madame la Ministre, il y a un problème dans votre système de gestion des déchets, ce système que l’on appelle le coût-vérité, qui a d’ailleurs explosé à cause du covid. D’abord, c’est une politique antisociale, mais, en fait, même les arguments environnementaux ne tiennent pas, parce que, plus on trie, comme le démontre l’article, plus on paie. Je suis venu en commission avec un certain nombre d’exemples. Par exemple, à Mouscron, où la tarification sociale a disparu parce que le coût-vérité était trop cher, ce qui a fait que des gens qui payaient à l’époque 20 euros paient maintenant 120 euros. Je suis venu avec d’autres exemples, comme Seraing, qui tire la sonnette d’alarme, qui vous a envoyé un courrier vous demandant de vous impliquer dans le système coûtvérité. Je pourrais continuer sur plein d’autres exemples comme cela. C’est antisocial, je l’ai expliqué, parce que cela sanctionne les gens qui trient, mais en plus, cela ne s’attaque pas aux producteurs de déchets. Je suis venu également avec cet exemple des langes: les producteurs ont décidé de mettre plus de plastique dans les langes. Ce n’est pas un choix des citoyens, c’est un choix des producteurs. Qu’est-ce qui se passe? Ces langes ne peuvent plus être mis dans les poubelles de tri. Pour Liège et Verviers, cela fait à peu près 300 euros de plus par an, par enfant et par famille. Tout cela est payé par les familles qui n’ont pas choisi cette décision des multinationales. Madame la Ministre, cette politique se trompe de cible. Vous vous trompez de cible, ce sont les gens qui trient, ce ne sont pas eux qui produisent des usines à déchets. Avec le covid, il y avait une urgence. Vous avez reconnu, vous m’avez dit fin d’année: «il faut faire évoluer la situation du coût-vérité. Il faut faire changer», vous m’aviez promis une étude dans le premier quadrimestre 2021, nous sommes mi-2021, nous n’avons toujours pas d’étude. Pourtant, il y a urgence, Madame la Ministre. Ce dont on a besoin maintenant, c’est d’une levée du système coût-vérité pour l’année 2020. En fait, nous avons également besoin que la Région intervienne dans le coût des déchets. Sinon, comme l’exemple de l’InBW le démontre, c’est dans la poche des gens que l’on va chercher l’argent. 25 P.W. – C.R.I. N° 32 (2020-2021) – Mercredi 9 juin 2021
Agressivité 66%Émotionnel 58% - JDJori DupontIndépendant
Je vous remercie, Madame la Ministre. Oui, d’accord, neutraliser les coûts, mais dans les faits on voit que cela ne suffit pas. C’est le cas ici à l’InBW, mais partout en Wallonie, où l’on a vu une explosion des coûts et une augmentation de la taxe immondices. On voit que cela ne suffit pas, et le seul moyen d’y arriver, c’est de changer ce système qui est le système coût-vérité qui fait porter la responsabilité sur le dernier maillon de la chaîne, c’est-à-dire le citoyen, et pas sur le véritable pollueur, le producteur ou le distributeur.
Agressivité 85%Constructivité 47%Émotionnel 68%
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