La situation financière des groupes d’action locale (gal)
Anne Laffut a alerté sur la situation financière jugée critique des groupes d’action locale, en particulier le GAL Nov’Ardenne, en raison de retards de remboursement des déclarations de créance pouvant atteindre six mois à un an. Elle a souligné les difficultés de trésorerie, le risque pour le paiement des salaires et la nécessité de règles plus claires, alors que les communes ont déjà avancé des fonds. La ministre a répondu en prenant acte de l’urgence et de la complexité administrative liée aux différentes thématiques traitées par les GAL, tandis que la questionneuse a insisté sur la nécessité de trouver rapidement des solutions pour préserver ces emplois et la continuité des projets.
Débat · 2 interventions
- AL
Madame la Ministre, c’est ma collègue la bourgmestre de Libramont qui a tiré la sonnette d’alarme hier dans la presse, parce qu’elle est également présidente d’un GAL, le GAL Nov’Ardenne, que je connais particulièrement bien puisque ma commune y adhère. On peut parler ici d’une situation financière catastrophique. La Région est mise en cause, c’est principalement dû au fait du retard dans le remboursement des déclarations de créance. Ces retards prennent aujourd’hui en moyenne six mois, parfois jusqu’à une année, avant d’être payés. Ce qu’il se passe sur le terrain aujourd’hui, ce sont des coordinateurs du GAL, des personnes qui sont en attente de recevoir leur salaire. Au niveau du GAL Nov’Ardenne, il reste 1 300 euros sur le compte aujourd’hui. Comment paie-t-on le mois prochain les salariés? Le GAL Nov’Ardenne n’est pas une exception, il y a énormément de GAL qui subissent les mêmes retards et qui ont des difficultés de trésorerie. Que compte faire la Région pour que, demain, on puisse continuer à faire fonctionner ces groupes d’action locale, qui sont d’une importance significative au niveau des bassins de vie de nos communes?
Agressivité 70%Émotionnel 47% - AL
Merci, Madame la Ministre, pour ces éléments de réponse. Je me permets simplement d’insister sur l’urgence, parce qu’il y a des équipes qui sont là derrière. Les salaires, on n’attend pas deux mois avant d’être payé. J’entends bien que cela entraîne beaucoup d’administratif, vu que ce sont des thématiques différentes. C’est clair que les GAL s’occupent tant d’agriculture que de tourisme, que de social, que d’économie, et cetera. Je pense qu’il faudrait vraiment des règles un peu plus claires. Les communes ont déjà participé, elles ont fait des avances de trésorerie. À un moment donné, on ne suit plus par rapport à cela. On ne parle pas ici que des GAL qui sont en transition, parce que se pose aussi évidemment cette question, mais on est toujours ici dans une programmation en cours. Je pense que c’est vraiment important, ce sont des emplois qui sont déjà précaires. C’est compliqué, parce que les GAL ont une durée dans le temps. Ce n’est déjà pas toujours facile de trouver du personnel. Quand on a la chance d’avoir du personnel dynamique qui se bat pour des projets, c’est évidemment frustrant d’arriver à des situations comme celles-là. En tout cas, je vous remercie d’avoir pris en compte cette situation et j’espère que l’on pourra trouver des solutions rapidement.
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