Secteur non marchand
Le résultat des discussions avec les interlocuteurs sociaux du secteur sur l’évaluation des accords non marchands
Germain Mugemangango a interrogé le ministre sur l’issue des discussions avec les interlocuteurs sociaux concernant l’évaluation des accords du non-marchand et sur les conséquences budgétaires pour le secteur. Yves Coppieters a répondu qu’une méthodologie d’évaluation pour la période 2021-2024 avait été demandée fin mai, qu’une note avait été reçue début août des partenaires syndicaux et de l’UNIPSO, et qu’une réunion constructive s’était tenue le matin même pour fixer les objectifs et le rétroplanning. Il a indiqué que l’évaluation devait être finalisée pour avril 2026 et soumise au Gouvernement, avant le lancement des négociations futures. Le député a insisté sur la nécessité d’un budget suffisant et a évoqué la mobilisation du secteur, que le ministre n’a pas commentée sur le fond budgétaire.
Le cri d’alarme de 600 employeurs du secteur associatif
Les députées ont relayé les inquiétudes de 600 employeurs du secteur associatif, via la CODEF, face à la réforme des APE, craignant des pertes d’emplois, la disparition de structures et une répartition sectorielle jugée imprécise ou incomplète. Pierre-Yves Jeholet a défendu une réforme fondée sur la transparence, l’équité, l’efficacité et la simplification administrative, en affirmant vouloir responsabiliser les ministres fonctionnels et en disant travailler avec le Gouvernement et l’UNIPSO sur la méthodologie et le cadastre. Il a aussi indiqué vouloir rassurer le secteur non marchand, notamment dans les domaines de la petite enfance, de l’aide aux personnes, aux aînés et aux personnes handicapées, tout en critiquant le caractère historiquement injuste et clientéliste du dispositif actuel. Les intervenantes ont insisté en réponse sur la nécessité de données fiables et d’une concertation plus étroite avec le terrain pour sécuriser les emplois.
Le développement du secteur des jeux vidéo et des arts numériques
Jean-Jacques Cloquet a mis en avant la crise du jeu vidéo, la baisse du chiffre d’affaires en Wallonie et le manque de débouchés pour les diplômés, qui les pousse à partir vers l’étranger. Il a demandé quelle était la vision du Gouvernement wallon pour structurer le secteur et retenir les talents, en soulignant aussi les retombées de l’art numérique pour la santé et la recherche. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le secteur reste dynamique en Wallonie, mais que l’écosystème manque de lisibilité et de cohérence, malgré l’action d’acteurs comme le WALGA, le KIKK, les clusters et Wallimage. Il a indiqué que le Gouvernement veut clarifier les rôles, adapter davantage la formation aux besoins des entreprises, préserver les talents et poursuivre le soutien à l’internationalisation via l’AWEx.
La manifestation du secteur non marchand et les revendications des travailleuses et travailleurs du secteur à l’égard du Gouvernement wallon
Les députées ont relayé l’inquiétude du secteur non marchand, en particulier des maisons de repos, dénonçant le manque de moyens, d’effectifs, la dégradation de la qualité des soins, des dérives dans la répartition des tâches et un circuit médicamenteux jugé problématique. Elles ont demandé des mesures rapides pour rendre les professions plus tenables et attractives, ainsi qu’une clarification sur les orientations du Gouvernement wallon, allant jusqu’à évoquer la question des normes d’encadrement et de la compétence des maisons de repos. Yves Coppieters a indiqué avoir déjà rencontré syndicats, employeurs et gestionnaires, rappelé que les accords 2021-2024 doivent être évalués avant la préparation d’un nouvel accord plus ambitieux en deuxième partie de législature, et mis en avant les pistes de revalorisation salariale, d’extension de l’IFIC et d’adaptation des normes d’encadrement. Il a reconnu la gravité de la situation dans les maisons de repos, tout en soulignant la nécessité de concertation et de moyens budgétaires compatibles avec les contraintes des structures.
Les attentes du secteur non marchand visà-vis du Gouvernement
Les députées ont relayé l’inquiétude du secteur non marchand, en particulier des maisons de repos, dénonçant un sous-effectif, une dégradation des soins, des tâches jugées inadéquates confiées à certains travailleurs et des problèmes dans le circuit médicamenteux. Veronica Cremasco a demandé quelles mesures avaient été prises pour rassurer le secteur avant la manifestation annoncée, tandis que Rachida Aït Alouha a insisté sur la nécessité d’augmenter d’abord les effectifs et d’améliorer les conditions de travail plutôt que les seuls subsides. Yves Coppieters a répondu avoir déjà rencontré syndicats, employeurs et gestionnaires, et a rappelé que les accords 2021-2024 doivent être évalués avant la préparation de nouveaux accords plus ambitieux dans la seconde moitié de la législature. Il a reconnu la gravité de la situation, évoqué la revalorisation salariale, l’extension de la réforme IFIC, l’évaluation des normes d’encadrement et la concertation en cours, tout en soulignant les contraintes budgétaires et le besoin de solutions adaptées.