Réforme hospitalière
L’avenir de l’hôpital de Marche-enFamenne
Anne Laffut s’inquiète de l’avenir de l’hôpital de Marche-en-Famenne au regard des critères envisagés pour la réforme du paysage hospitalier, estimant qu’il pourrait ne plus être reconnu comme hôpital général régional et plaidant pour le maintien de deux centres hospitaliers en province de Luxembourg. Yves Coppieters répond que le rapport d’experts ne constitue pas encore une feuille de route et qu’une phase de consultation est en cours jusqu’à fin mars, avec l’intervention d’organes consultatifs. Il juge inadapté à la réalité luxembourgeoise le critère des 40 minutes d’accessibilité et assure qu’aucune décision n’est prise à ce stade, la réforme devant encore être adaptée aux spécificités locales sur une période d’environ quinze ans.
La réforme du paysage hospitalier
Freddy Mockel a interpellé le ministre sur les effets de la réforme du paysage hospitalier, en particulier pour les مناطق rurales, l’accessibilité aux soins, les équilibres linguistiques et le risque de voir certaines zones comme Verviers, la Communauté germanophone ou la province de Luxembourg ne compter que peu ou pas d’hôpitaux généraux. Yves Coppieters a répondu qu’une réforme était nécessaire en raison d’une offre trop fragmentée, et a précisé que le rapport d’experts remis à la CIM Santé n’était qu’une série de recommandations prévoyant quatre niveaux de prise en charge, dont des hôpitaux généraux régionaux et des centres médicaux locaux. Il a assuré que l’accessibilité, les réalités territoriales rurales, l’équité entre citoyens et les spécificités linguistiques seraient prises en compte. Freddy Mockel a enfin insisté sur la nécessité de maintenir des soins attractifs dans les centres médicaux locaux, notamment pour les urgences, les soins intensifs et les maternités.
L’impact pour la Wallonie de la suppression du brevet infirmier
Rachida Aït Alouha a dénoncé la suppression du brevet infirmier, qu’elle juge incompatible avec la pénurie de personnel en Wallonie et avec les besoins des hôpitaux, des soins à domicile et des maisons de repos. Yves Coppieters a répondu que la réforme est maintenue pour améliorer la lisibilité des formations, la cohérence des parcours et l’adaptation aux besoins de santé, tout en précisant que les brevetés conservent leurs droits, leurs barèmes et leurs parcours professionnels jusqu’à la pension. Il a également indiqué que la filière actuelle sera remplacée par une nouvelle formation d’assistant en soins infirmiers, avec passerelles vers les études d’infirmier en soins généraux. La députée a contesté cette orientation, estimant qu’elle ne répond pas au manque d’infirmiers et qu’elle affaiblit un titre partiellement reconnu au profit d’une nouvelle filière non reconnue.
La grève de prestataires de soins du 7 juillet 2025
Caroline Taquin a dénoncé la grève des médecins du 7 juillet 2025, qu’elle a présentée comme le signe d’une inquiétude profonde pour l’accessibilité des soins, la liberté tarifaire des prestataires et l’équilibre financier des hôpitaux, et elle a interrogé le ministre sur sa position, le soutien possible aux patients et l’existence d’une concertation. Yves Coppieters a regretté la grève, a indiqué n’avoir pas été concerté par le ministre fédéral, mais a précisé que ces enjeux étaient discutés en CIM Santé et qu’un groupe d’experts travaillait sur la réforme hospitalière. Il a jugé nécessaire une réforme, notamment des suppléments d’honoraires et de l’accessibilité, en soulignant qu’elle devait aller de pair avec la réforme de la tarification et celle des hôpitaux, tout en estimant que les médecins libéraux devaient assumer leurs responsabilités.
L’impact de la réforme annoncée par la coalition Arizona sur les infrastructures hospitalières wallonnes
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur l’impact de la réforme annoncée par la coalition Arizona sur les infrastructures hospitalières wallonnes, en particulier les risques pour le financement, la planification et la capacité d’investissement des hôpitaux. Yves Coppieters a apporté des éléments de réponse sur les implications attendues de cette réforme pour le secteur hospitalier, en précisant la position de son administration sur les effets potentiels pour la Wallonie et les établissements concernés.
Les conséquences de l’échec des négociations concernant un groupement entre le CHU et l’hôpital de la Citadelle de Liège
Valérie Bluge s’inquiète de l’échec des négociations entre le CHU de Liège et l’hôpital de la Citadelle en vue d’un regroupement, ainsi que des conséquences possibles sur l’organisation des activités spécialisées, la prise en charge des patients et un éventuel rapprochement avec l’hôpital du Bois de l’Abbaye. Yves Coppieters indique avoir découvert la situation par la presse, avoir saisi l’AViQ et rappelle que les conseils d’administration restent autonomes, tout en soulignant l’importance du réseau hospitalier pour l’efficacité et les pôles d’excellence. Il précise qu’en cas de blocage, l’agrément pourrait être remis en question, et que l’AViQ et son cabinet joueront un rôle de facilitateur pour évaluer l’intérêt en santé publique et les impacts financiers du projet.