Allocations familiales
L’impact du durcissement du statut de cohabitant sur le droit aux allocations familiales
Bénédicte Linard a dénoncé le durcissement du statut de cohabitant, qu’elle juge pénalisant pour les personnes précaires, les familles, les jeunes, les étudiants et les formes de solidarité comme la colocation ou l’habitat groupé, et a interrogé le ministre sur ses conséquences en Wallonie ainsi que sur une éventuelle suppression du statut. Yves Coppieters a répondu que la Région wallonne ne s’est pas jointe au recours d’associations devant le Conseil d’État, qu’elle attend l’issue de la procédure pour vérifier la conformité du cadre légal et ses effets sur les prestations familiales, et qu’en cas de changement, un groupe de travail serait mis en place avec les parties prenantes. Il a assuré que les dispositifs wallons seraient maintenus dans le respect des compétences régionales. Linard a répliqué que ces mesures frappent les plus fragiles et a reproché au ministre de ne pas s’y opposer malgré ses positions antérieures.
La menace sur les allocations familiales pour les jeunes âgés de 18 à 21 ans
Alice Bernard a dénoncé le projet de conditionner les allocations familiales des 18 à 21 ans au fait d’être en formation, en enseignement ou dans une démarche d’insertion, estimant que cela priverait de nombreux jeunes, notamment en décrochage, en mobilité ou en difficulté de santé mentale, d’un droit jusqu’ici automatique. Yves Coppieters a répondu qu’il s’agissait d’une mesure d’optimisation et de simplification prévue par la Déclaration de politique régionale, visant à lier le droit à certaines situations de formation ou de recherche d’emploi, tout en affirmant qu’il n’était pas question de toucher aux allocations pour l’ensemble de la population. Il a également évoqué le renforcement du soutien aux familles monoparentales, la lutte contre la précarité infantile et la simplification administrative via la mutualisation des outils des caisses d’allocations familiales. En réplique, Alice Bernard a maintenu que ces changements entraîneraient des pertes d’allocations pour certains jeunes et a critiqué une politique qu’elle juge socialement régressive.
Les résultats funestes de l’absence de politique foncière agricole
Eddy Fontaine a dénoncé la fermeture d’une ferme familiale à Lessines et a plaidé pour une véritable politique foncière agricole afin de garantir l’accès à la terre et la transmission aux jeunes agriculteurs. La ministre Anne-Catherine Dalcq a reconnu la fragilité de la situation, rappelé l’importance du bail à ferme, indiqué avoir mené des consultations avec les acteurs du secteur et annoncé une note au Gouvernement wallon en fin de mois pour fixer des orientations et ouvrir ensuite des groupes de travail. Le député a salué cette annonce tout en estimant la question urgente, vu la fréquence de ces situations en Wallonie.
Les économies envisagées dans les plus gros portefeuilles ministériels wallons
Julien Liradelfo a interrogé le ministre-président sur les économies envisagées dans le cadre du conclave budgétaire, en l’accusant de laisser la porte ouverte à une remise en cause des allocations familiales. Adrien Dolimont a répondu qu’aucune décision n’était prise à ce stade, que tous les sujets restaient sur la table, mais qu’il était faux de cibler particulièrement les allocations familiales. Il a insisté sur la nécessité de réduire le déficit pour éviter d’alourdir la charge de la dette et préserver les politiques publiques, en précisant que le Gouvernement présenterait ses mesures une fois ses travaux achevés. Le député a maintenu ses critiques, estimant que le Gouvernement ne donnait pas de garantie et dénonçant une politique de « casse sociale ».