Culture
La nécessité de soutenir les organisateurs du Tour de la Madeleine
Özlem Özen a dénoncé la suppression par la TEC des bus loués à tarif préférentiel par les sociétés folkloriques pour le Tour de la Madeleine, en demandant des précisions sur la mise en œuvre d’une solution via l’enveloppe de cohésion sociale et sur les délais. François Desquesnes a expliqué que la décision de la TEC découle de procès-verbaux du SPF Mobilité relatifs aux règles applicables au transport occasionnel, distinct du transport régulier, et d’une procédure judiciaire en cours. Il a indiqué que les plans de cohésion sociale constituent un levier de soutien aux associations locales, avec 22 millions d’euros par an, pouvant financer ce type d’initiative. La députée a jugé la réponse insuffisante et a estimé que la charge était renvoyée aux communes et au folklore local.
L’usage des confettis dans les carnavals wallons
Jean-Paul Bastin a interrogé la ministre sur d’éventuelles interdictions des confettis dans les carnavals wallons, en évoquant les mesures déjà prises dans plusieurs communes flamandes pour des raisons de propreté et en soulignant le caractère festif et ponctuel de cet usage. Valérie Lescrenier a rappelé l’importance des carnavals pour l’attractivité touristique wallonne et a affirmé que les confettis font partie de l’identité carnavalesque, tout en précisant que ces questions relèvent surtout de ses collègues en charge de l’Environnement et des Pouvoirs locaux. Elle a néanmoins mentionné le soutien de Tourisme Wallonie à EventChange, une structure qui accompagne les festivals dans leur transition durable, et a ouvert la possibilité d’étendre cet accompagnement à certains carnavals.
La désignation de la capitale européenne de la culture en 2030 et son impact pour le rayonnement de la Wallonie
Geneviève Lazaron a regretté la désignation de Leuven comme capitale européenne de la culture 2030 et a salué le travail du collectif Namur 2030, en demandant si la Wallonie pouvait nouer d’autres partenariats et si l’enveloppe de 15 millions d’euros prévue sous le précédent gouvernement pouvait financer des projets sur le territoire. Adrien Dolimont a exprimé sa déception, tout en rappelant que cette candidature visait à renforcer le rayonnement international de Namur et de la Wallonie. Il a indiqué que l’argent ne serait pas versé à la Ville de Namur pour ce projet, mais qu’il pourrait être réorienté vers des initiatives d’intérêt territorial relevant des compétences régionales, avec une attention à la bonne utilisation des fonds publics.
La suppression des subsides pour l’inclusion des personnes porteuses de handicap dans les festivals
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur la suppression ou la diminution des subsides destinés à l’inclusion des personnes porteuses de handicap dans les festivals, en citant l’exemple des Francofolies de Spa, pionnières en matière d’accessibilité. Yves Coppieters a répondu qu’il souhaitait faire de l’accessibilité un droit universel à intégrer dans le budget global des organisateurs, plutôt que de maintenir des financements facultatifs récurrents, tout en prévoyant une transition progressive. Il a indiqué que Spa conserverait temporairement les deux tiers de sa subvention, et que les aides resteraient possibles pour des projets spécifiques et innovants conçus avec les personnes en situation de handicap. Valérie Dejardin a pris acte de cette réponse mais s’est dite déçue par la réduction de l’aide accordée à un festival qu’elle a présenté comme exemplaire.
L’impact du Festival de Cannes pour Wallimage
Charles Gardier interroge le ministre sur les retombées attendues pour la Wallonie du Festival de Cannes, le rôle de Wallimage dans ce rendez-vous international et l’existence d’un accompagnement spécifique pour les rencontres avec les professionnels du cinéma. Pierre-Yves Jeholet souligne que le cinéma et l’audiovisuel sont des secteurs économiques créateurs d’emplois et de rayonnement international, et estime que la présence de Wallimage à Cannes est logique, notamment au regard de la forte part de coproductions internationales qu’elle soutient. Il rappelle les retombées économiques importantes des investissements de Wallimage et confirme la volonté du Gouvernement wallon de continuer à soutenir cet outil pour renforcer sa visibilité à l’international.
Le manque de valorisation touristique des classiques cyclistes wallonnes
Le questionneur souligne que la Wallonie dispose d’un riche patrimoine cycliste et de courses internationalement reconnues, comme Liège-Bastogne-Liège, mais qu’elle valorise insuffisamment cet atout sur le plan touristique, à l’inverse de la Flandre avec « We Ride Flanders ». Il suggère de s’inspirer de ce modèle et d’envisager un dispositif similaire pour renforcer l’image de la Région et son économie. La ministre répond qu’il faut développer davantage le produit touristique cyclable et s’inspirer des initiatives flamandes, tout en reconnaissant qu’un travail existe déjà mais doit encore être renforcé. Elle insiste aussi sur l’importance de l’état des routes, qu’elle juge parfois peu propice à une valorisation positive de la Wallonie.
La rénovation du muséum régional des sciences naturelles à mons
Les questionneurs ont dénoncé la lenteur des travaux de rénovation du Muséum régional des sciences naturelles de Mons, lancés en 2019 avec un budget annoncé de 1,5 million d’euros, et ont demandé des explications sur les retards, un éventuel surcoût et la date d’ouverture. Il a été rappelé que le covid a perturbé le chantier, mais aussi que des difficultés liées au permis d’urbanisme et aux procédures administratives ont allongé les délais. Le ministre a souligné l’importance de ce musée pour la sensibilisation au développement durable et pour les écoles, et a indiqué qu’il fallait l’ouvrir dès que possible.
La légalité de l’octroi d’un subside par la ville de charleroi
Diana Nikolic a interpellé le ministre sur la légalité d’un subside de 30 000 euros octroyé par la Ville de Charleroi à une ASBL, en soulignant les zones d’ombre sur sa ventilation, son utilisation effective, l’absence alléguée de mise en concurrence et de marché public, ainsi que des questions liées à la communication de l’ASBL et à ses liens avec un élu local. Elle a estimé que des règles de bonne gestion et de contrôle de l’usage des fonds publics devaient être respectées, au-delà de l’opportunité du projet. La réponse du ministre n’est pas reprise dans l’extrait fourni, mais la députée a indiqué vouloir y revenir et a évoqué l’intérêt d’un mécanisme de contrôle des dépenses et des communications, comparable à celui existant dans les parlements.
Les mesures à prendre en wallonie pour exécuter les décisions du comité de concertation
François Desquesnes a interpellé le Ministre-président sur les suites à donner en Wallonie aux décisions du comité de concertation, en soulignant l’impact négatif sur la jeunesse, notamment l’annulation de festivals, le retard du redémarrage du sport amateur et l’absence de perspectives pour les 12-18 ans. Il a demandé quelles mesures régionales seraient prises pour offrir une réponse concrète aux jeunes wallons, notamment en matière de vaccination des 16-18 ans et d’accès aux activités futures. Il a ensuite déploré l’absence de réponses précises et estimé que les décisions prises laissaient une partie de la population wallonne sans perspective, tout en favorisant davantage l’organisation d’activités en Flandre.
La mise en place d’un _coronapass en belgique
Le questionneur a interrogé le ministre-président sur la mise en place d’un coronapass, en demandant des précisions sur ses critères, sa durée, ses garde-fous et sa compatibilité avec les travaux européens, tout en soulignant les risques d’atteinte aux libertés et de discrimination, notamment pour les tests PCR payants et les travailleurs mobiles. En réponse, il a été rappelé qu’il fallait préserver les libertés fondamentales, limiter strictement l’usage du pass à l’objectif sanitaire et veiller à la durée de validité des mesures. La discussion a également mis en évidence la nécessité d’une harmonisation européenne pour éviter la multiplication de règles incohérentes entre États, perçue comme problématique pour les déplacements, les artistes et plus largement la circulation des personnes.
L’organisation de festivals d’été en wallonie
Les intervenants ont interrogé le ministre-président sur l’encadrement du « coronapass » et sur ses garanties juridiques, notamment ses critères, sa durée d’application, son articulation européenne et les risques de discrimination liés aux tests PCR payants. Eddy Fontaine a aussi attiré l’attention sur les conséquences du CODECO pour les festivals wallons, en particulier ceux de juillet et début août comme Dour, les Francofolies de Spa, Ronquières et les Solidarités, jugés pénalisés par les dates annoncées pour les grands événements d’août. En réponse, le ministre-président a rappelé la nécessité de garde-fous, de prudence et d’une évaluation sanitaire progressive, tout en insistant sur l’évolution de la vaccination et sur la volonté des autorités de permettre des événements plus importants si les conditions sanitaires le permettent.