Violences envers les femmes
L’action du Gouvernement contre les violences en ligne à l’égard de mandataires wallonnes
Les députés ont dénoncé la montée des violences sexistes et du cyberharcèlement visant particulièrement les femmes en politique, ainsi que l’impunité liée au manque de réaction des plateformes. Adrien Dolimont a condamné ces attaques, rappelé que la Déclaration de politique régionale prévoit un volet sur la violence et le cyberharcèlement des élus, et évoqué une action à coordonner au niveau compétent, y compris une réflexion sur la correctionnalisation de certains délits. Yves Coppieters a détaillé plusieurs mesures en cours ou annoncées : futur plan Genre et Droits des femmes, adaptation des textes anti-discrimination, actions de prévention via le plan wallon de santé, soutien à des plateformes provinciales, mise en ligne de stop-violences-femmes.be et campagne de sensibilisation prévue en 2026. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de combiner prévention, coopération avec la police et sanctions à l’égard des auteurs et des plateformes.
Les mesures à prendre pour empêcher les féminicides en Wallonie
Les députées ont dénoncé le féminicide de Daphné, 19 ans, et ont interrogé le ministre sur la protection réelle des victimes, la détection précoce des violences, l’accompagnement des auteurs et la pérennité des moyens accordés aux associations et refuges. Elles ont aussi demandé un bilan de la rencontre du 13 mars avec les acteurs de terrain et des garanties sur les subventions après 2025. Yves Coppieters a évoqué le financement de cinq collectifs en 2025, la continuité du Pôle de ressources de Liège, l’extension des dispositifs DIViCo en plusieurs provinces, le soutien à un numéro unique national et les « packs nouveau départ », tout en rappelant l’évaluation du plan intrafrancophone et de la loi féminicide de 2023. Les intervenantes ont salué ces avancées mais ont insisté sur l’urgence d’actions concrètes, d’un renforcement des moyens et d’une meilleure coordination, y compris au niveau fédéral.
La campagne francophone de prévention contre les violences conjugales et le renouvellement des conventions-cadres en la matière
Les députées ont dénoncé l’ampleur des violences conjugales et sexistes en Wallonie, ainsi que la nécessité de renforcer durablement les moyens des associations, de renouveler les conventions-cadres et, si possible, de leur donner un cadre d’agrément. Elles ont aussi interrogé le ministre sur la pérennité des financements, dans un contexte de mobilisation annoncée contre les violences faites aux femmes. Yves Coppieters a répondu que la lutte contre ces violences reste une priorité du Gouvernement, avec des actions en matière de sensibilisation, de communication, de prévention et de soutien aux victimes, y compris via les plans intrafrancophone, national et DIViCo. Il a évoqué le renforcement des structures d’accueil, de la ligne d’écoute 0800 30 030, du programme « Pack nouveau départ », des campagnes de la COCOF et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que sa présence à la manifestation et à une table ronde le 25 novembre.
L’action de la Wallonie contre les violences faites aux femmes
Les députées ont dénoncé l’ampleur des violences faites aux femmes en Wallonie, en citant notamment les féminicides, les viols, le harcèlement et les violences conjugales, et ont interrogé le ministre sur la pérennisation du soutien aux associations, l’agrément éventuel des conventions-cadres et l’adéquation des budgets. Yves Coppieters a rappelé les chiffres de prévalence, affirmé que la lutte contre ces violences constitue une priorité du Gouvernement et présenté plusieurs leviers: campagnes de sensibilisation, renforcement des structures d’accueil et d’accompagnement, maintien du numéro d’écoute, dispositif « Pack nouveau départ », plan DIViCo et coordination avec les autres niveaux de pouvoir. Il a aussi annoncé sa participation à la manifestation de dimanche et à une table ronde le 25 novembre, tout en soulignant que l’action dépend en partie d’une concertation interfédérale.
Les craintes d’agressions des femmes dans les transports en commun
Les députées soulignent, à partir d’une étude de l’ASBL Mpact, que les femmes se sentent moins en sécurité que les hommes dans les transports en commun et la micromobilité, avec une forte crainte d’agressions sexuelles, aggravée par le harcèlement, la surcharge des bus et le manque d’éclairage. Elles interrogent le ministre sur son analyse des chiffres et sur les mesures à prendre pour renforcer concrètement la sécurité des usagères, notamment en associant davantage les femmes à la conception des aménagements. En réponse, le ministre met en avant une prise de conscience régionale et des actions déjà engagées, telles que des campagnes de sensibilisation, des formations des agents et des outils d’observation comme les « fiches d’ambiance ». Les intervenantes reconnaissent ces initiatives mais estiment qu’il faut poursuivre l’effort et ajouter des mesures structurelles, comme augmenter l’offre, améliorer l’éclairage, permettre l’arrêt à la demande et associer les femmes à la réflexion.
Le mur construit dans un tunnel pour piétons par les étudiants montois contre l’insécurité
Les intervenants dénoncent l’insécurité persistante dans un tunnel piétonnier à Mons emprunté par des étudiantes, étudiants et des élèves, ainsi que l’inaction des autorités malgré des interpellations répétées depuis cinq ans. Ils relèvent une action symbolique menée par les étudiants, qui ont construit un mur pour attirer l’attention sur les agressions et le sentiment d’insécurité, et critiquent certains propos imputant le problème à l’habillement des jeunes filles. Le ministre reconnaît la situation et annonce une réunion la semaine suivante, tandis que les députés demandent des mesures rapides et concrètes pour garantir la sécurité des usagers du tunnel.
L’enquête de plan international belgique sur le harcèlement des femmes en rue
Le questionneur s’appuie sur une enquête de Plan International Belgique révélant l’ampleur du harcèlement sexuel dans l’espace public, le faible taux de plaintes, l’absence fréquente d’aide des témoins et la banalisation du phénomène, qui conduit certaines femmes à modifier leurs trajets et leurs comportements. Il demande quelles mesures concrètes ont été prises pour sensibiliser les citoyens, renforcer le rôle des témoins et donner suite aux travaux de la conférence interministérielle consacrée à cette thématique. La ministre est interrogée sur les actions déjà issues de cette concertation et sur les moyens de remédier à ce sous-recours à la plainte et au manque de soutien aux victimes.