Enseignement
La hausse du nombre de NEET
Anne Laffut a relevé l’augmentation du nombre de NEET en Belgique et en Wallonie, en demandant un état des lieux des aides existantes, l’évaluation éventuelle des dispositifs, ainsi que des explications sur l’écart avec la Flandre et sur l’avancement de l’accompagnement spécifique prévu par la DPR. Pierre-Yves Jeholet a souligné que cette situation traduit d’abord des difficultés liées à l’enseignement et au décrochage scolaire, et a plaidé pour une refonte de l’écosystème de l’orientation, avec une meilleure articulation entre enseignement, IFAPME et FOREm. Il a indiqué que des աշխատանք sur l’échange de données, un accompagnement plus rapide et une approche multidisciplinaire étaient en cours, en responsabilisant l’ensemble des acteurs de l’insertion et de la formation.
Le financement des structures collectives d’enseignement supérieur (SCES)
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les difficultés des SCES, financées par la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles, en rappelant les critiques issues d’un audit et de rapports d’évaluation, ainsi que la mise à zéro de la ligne budgétaire 2025. Pierre-Yves Jeholet a répondu que l’écosystème de la formation continue est trop complexe et peu lisible, et que l’audit de 2023 comme le comité de pilotage relevaient des problèmes de cohérence, de gouvernance, de visibilité et de coûts jugés excessifs. Il a indiqué que le Gouvernement avait pris acte de ces constats et ne maintiendrait pas des outils ne s’inscrivant pas de manière pertinente dans l’écosystème de la formation continue.
L’orientation des jeunes vers les métiers et filières stem
Le député a mis en avant une conférence de Thomas Pesquet à Charleroi, organisée par la Cité des métiers, comme exemple d’action de sensibilisation des jeunes aux filières STEM, y compris techniques, et a interrogé la ministre sur les mesures mises en place en Wallonie, notamment pour mieux orienter les jeunes filles vers ces métiers. Il a insisté sur l’importance d’une orientation précoce et adéquate afin d’éviter les mauvais choix de carrière et de rendre ces secteurs plus lisibles et attractifs. Dans sa réaction finale, il a souligné que les actions des Cités des métiers restent parfois méconnues et qu’un renforcement du partenariat avec les écoles serait souhaitable.
La mise en place des mesures inscrites dans la résolution interparlementaire visant à lutter contre la précarité étudiante et à améliorer les conditions de vie des étudiants
Germain Mugemangango a dénoncé les propos attribués à la ministre Bertieaux, qui aurait qualifié la précarité étudiante de « fake news », et a rappelé l’ampleur du phénomène ainsi que l’existence d’une résolution interparlementaire visant à y répondre. Il a interrogé le ministre-président sur sa position et sur la concrétisation de cette résolution, notamment en matière de conditions de logement et de régulation des loyers des kots. La discussion a ensuite été dominée par un incident de procédure autour du caractère allégué des propos cités, sans réponse de fond développée par le ministre-président dans l’extrait fourni.
Le baromètre de maturité du numérique et la fracture des compétences numériques
Mourad Sahli salue les progrès en matière d’accès et d’équipement numériques mis en évidence par le baromètre de l’Agence du numérique, mais souligne qu’une part importante de la population wallonne, dont de nombreux jeunes, reste éloignée du numérique faute de compétences et d’usage. Il interroge le ministre sur les leviers et solutions prévus à l’horizon 2024 pour renforcer ces capacités et réduire la fracture numérique. Le ministre apporte une réponse jugée complète par le questionneur, en rappelant les efforts menés par la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment via l’école, pour accompagner et former les publics concernés.
La pénurie de kots étudiants bon marché
Le député a dénoncé la pénurie de kots abordables à l’approche de la rentrée, en soulignant la hausse des loyers dans le privé, l’insuffisance de l’offre publique à Namur et l’écart entre les besoins croissants des étudiants et le plan annoncé de 500 logements. Il a réclamé un plan plus ambitieux de logements publics et une régulation plus contraignante des loyers, estimant que les dispositifs annoncés n’agissent pas sur le coût réel. Laurent Devin a rappelé l’existence d’une résolution contre la précarité estudiantine et a demandé au ministre de faire le point sur l’utilisation du budget de 30 millions d’euros, la construction des logements et l’avancement d’une grille indicative des loyers. En réponse, il a défendu l’action du ministre Collignon et annoncé que le groupe socialiste poursuivrait le travail sur des solutions pour développer des kots à prix abordables.
Le manque de piscines en wallonie
Le député Beugnies a dénoncé le manque persistant de piscines en Wallonie, estimant qu’il empêche les écoles d’assurer l’apprentissage de la natation et qu’il crée des inégalités d’accès selon les moyens des familles. Il a demandé combien de nouvelles piscines le Gouvernement entendait construire d’ici la fin de la législature. Dans sa relance, il a contesté le renvoi vers les pouvoirs locaux et affirmé qu’aucune construction n’était prévue. Le ministre Adrien Dolimont a, selon l’échange rapporté, renvoyé la responsabilité aux pouvoirs locaux, ce que le questionneur a jugé insuffisant.
La participation de la wallonie dans la création d’une chaire consacrée à la déficience visuelle à mons
Jacqueline Galant a salué la création, par l’UMons et « Les Amis des aveugles », d’une chaire universitaire dédiée à la déficience visuelle, destinée à renforcer les connaissances des professionnels, à soutenir des thèses et à mieux répondre aux besoins des personnes aveugles et malvoyantes. Elle a interrogé la ministre sur les liens prévus avec l’AViQ et les campagnes wallonnes de sensibilisation, en insistant sur l’importance d’une implication de la Wallonie dans ce projet. La réponse ministérielle a mis en avant l’intérêt de cette initiative pour l’inclusion et la nécessité de coordonner les acteurs concernés dans le cadre des politiques régionales.