Le manque de piscines en wallonie
Le député Beugnies a dénoncé le manque persistant de piscines en Wallonie, estimant qu’il empêche les écoles d’assurer l’apprentissage de la natation et qu’il crée des inégalités d’accès selon les moyens des familles. Il a demandé combien de nouvelles piscines le Gouvernement entendait construire d’ici la fin de la législature. Dans sa relance, il a contesté le renvoi vers les pouvoirs locaux et affirmé qu’aucune construction n’était prévue. Le ministre Adrien Dolimont a, selon l’échange rapporté, renvoyé la responsabilité aux pouvoirs locaux, ce que le questionneur a jugé insuffisant.
Débat · 2 interventions
- BBeugniesPTB
Monsieur le Ministre des Infrastructures sportives, le manque des piscines n’est pas un problème nouveau puisqu’on le connaît depuis longtemps. Malheureusement, ce n’est pas en train de s’améliorer, au contraire. Aujourd’hui, les écoles tirent la sonnette d’alarme parce qu’elles n’arrivent plus à remplir leur mission de base qui est celle d’apprendre aux élèves à nager à 5 P.W. – C.R.I. N° 24 (2021-2022) – Mercredi 15 juin 2022 l’école faute de piscine. Qu’attend-on pour construire de nouvelles piscines en Wallonie pour permettre l’apprentissage de la natation à l’école? Aujourd’hui, malheureusement, ce n’est pas le cas. Le Gouvernement veut-ils des enfants incapables de nager avec tous les risques que cela comporte, que ce soit en termes de santé, mais également en termes de sécurité. Pour rappel, on arrive en été et aux vacances scolaires. Chaque année, on entend des drames, des enfants se noient et des parents, des grands-parents sont dévastés. Je n’ai qu’une seule question; elle est claire et demande une réponse claire également. Combien de nouvelles piscines comptez-vous construire en Wallonie, pour permettre à tous les enfants d’apprendre à nager à l’école?
Agressivité 76%Constructivité 68%Factuel 88%Émotionnel 80% - BBeugniesPTB
Je vous avais posé une question claire: combien de piscines comptez-vous construire d’ici la fin de la législature pour permettre aux enfants d’apprendre à nager à l’école? Vous renvoyez la balle aux pouvoirs locaux. La réponse est claire de votre part aussi. C’est zéro, c’est _nada_: rien n’est prévu. Ce n’est pas acceptable, parce que c’est la loi de la jungle. On est dans une société libérale où si vous avez la chance d’avoir des parents qui ont de l’argent, il n’y a pas de problème, vous pouvez avoir des cours privés, aller nager dans des bassins privés. Si vos parents n’ont malheureusement pas de «fric», vous n’avez pas accès à la natation, parce que l’école ne sait plus remplir sa mission de base. Que l’on ne me dise pas non plus que c’est une question de moyens, c’est une question de choix politiques. Que l’on arrête, par exemple, les subsides aux multinationales, vous aurez ainsi de l’argent pour faire des piscines.
Agressivité 63%Émotionnel 39%
Questions similaires
La carte de la ligue des familles relative au manque de places dans les crèches
La députée a dénoncé le manque persistant de places en crèche en Wallonie malgré le plan 2021-2026 annoncé, en soulignant un bilan jugé insuffisant, des fermetures ou diminutions de places dans certaines communes et l’impact concret sur les familles et l’emploi des parents. Elle a relayé la campagne de la Ligue des familles, qui demande 10 000 places supplémentaires en Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que les appels du secteur à une concertation et à un renforcement des moyens budgétaires. Le ministre a répondu en présentant les objectifs et l’état d’avancement du plan, en rappelant les actions engagées pour créer de nouvelles places et en indiquant que la question de l’offre en accueil de la petite enfance reste suivie dans le cadre des moyens disponibles.
L’état du tronçon de la n826 initialement repris dans le parcours de liège-bastogne- liège
Les députés ont interrogé le ministre sur l’état du tronçon de la N826 emprunté par Liège-Bastogne-Liège, les nombreux nids-de-poule, l’absence de réponse aux organisateurs et les risques pour la sécurité des coureurs, dans un contexte plus large de manque d’infrastructures cyclables sécurisées en Wallonie. Ils ont souligné l’impact de ces problèmes sur l’image de la Région et ont appelé à une meilleure priorisation des travaux et à davantage de souplesse budgétaire. Le ministre a été interpellé sur les mesures à prendre avec les organisateurs et sur son bilan en matière de sécurité cyclable. Dans les échanges, il a été rappelé que des ajustements de parcours peuvent être nécessaires, mais aussi que la Wallonie poursuit des efforts en matière d’aménagements cyclables et de gestion des voiries.
Le nombre d’appels à projets à destination des communes
Le député a souligné la multiplication des appels à projets et de subsides destinés aux communes, en relevant la complexité des dossiers, les délais serrés et les difficultés de cofinancement, surtout pour les petites communes. Il a demandé si le ministre partageait ce constat et quelles aides ou modalités d’attribution étaient envisagées pour tenir compte des différences de taille et de capacités administratives. En réponse, le ministre a évoqué la mutualisation des moyens entre communes. En réplique, le député a plaidé pour une mutualisation à l’échelle supracommunale, organisée en bassins de vie, afin d’aider davantage les petites communes.
Les difficultés rencontrées par 135 000 familles de Wallonie pour payer leurs factures d’eau
Jori Dupont a dénoncé la hausse du prix de l’eau en Wallonie, qu’il estime lourde pour les ménages, et a critiqué le fait que 135 000 familles soient en difficulté pour payer leurs factures. Il a jugé le renforcement du Fonds social de l’eau insuffisant et non structurel, estimant qu’il ne profite qu’à une minorité des ménages concernés et ne règle pas la précarité hydrique. Yves Coppieters a répondu qu’un plan plus ambitieux avait été présenté au Gouvernement pour mieux utiliser ce fonds, en simplifiant les démarches, en automatisant davantage l’accès, en formant des tuteurs énergie et en lançant une campagne d’information avec les CPAS et les associations. Le ministre a insisté sur le caractère fondamental du droit à l’eau et sur la volonté du Gouvernement d’améliorer l’accès à ce soutien pendant la législature.
La gestion des différents sites des lacs de l’eau d’heure
Le questionneur a dénoncé plusieurs sites des lacs de l’Eau d’Heure restés à l’abandon malgré d’importants financements publics, en particulier le centre équestre jamais exploité, les boxes non réalisés, l’aquacentre fermé depuis plus de trois ans et une station d’épuration jugée insuffisante. Il a demandé des clarifications sur l’utilisation des subsides, sur le cahier spécial des charges annoncé par l’ASBL de gestion, sur l’état d’avancement des études d’IGRETEC et sur les engagements pour la remise en état du bassin et l’amélioration énergétique et environnementale du site. Le ministre a apporté des éléments de réponse sur ces dossiers, notamment sur le suivi des études et les perspectives d’investissements à venir pour l’aquacentre et l’épuration, tandis que le questionneur a souligné l’image déplorable laissée par la gestion passée et a annoncé qu’il reviendrait sur ces points en commission.