Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
Les premiers effets des exclusions du chômage en Wallonie
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les premiers effets de la réforme du chômage entrée en vigueur le 1er janvier 2026, en particulier l’éventuelle hausse des demandes d’aide auprès des CPAS, les besoins en personnel complémentaire et la répartition des emplois sociaux entre communes. François Desquesnes a indiqué que, selon les contacts réguliers avec la Fédération des CPAS, il n’y avait pas d’afflux massif dans les petites et moyennes communes, ni de difficultés de gestion signalées, tout en notant davantage de demandes dans les grandes communes. Il a précisé qu’un monitoring mensuel est prévu avec le SPF Intégration sociale et qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, les données chiffrées devant être sollicitées via la Fédération des CPAS.
Le manque de sablage des routes enneigées
Les députés ont interpellé le ministre sur la gestion du récent épisode neigeux, en soulignant les difficultés persistantes sur certaines voiries secondaires, les risques pour les automobilistes et les cyclistes, ainsi que le manque d’anticipation perçu dans certaines communes. François Desquesnes a rappelé que le réseau régional est traité par le SPW avec un budget annuel de 30 à 40 millions d’euros, 100 000 tonnes de sel, 660 engins et plus de 1 200 personnes mobilisées, sur la base de 53 stations météo et d’un système d’alerte gradué. Il a précisé que les routes secondaires relèvent des autorités communales, tandis que les pistes cyclables latérales doivent être intégrées au dispositif d’entretien, mais que les pistes en site propre sont encore trop peu équipées pour être déneigées, et que les RAVeL relèvent des communes sauf le long des voies d’eau, où la Région intervient. Les échanges ont aussi porté sur l’opportunité d’une meilleure coordination locale et d’un éventuel partage de matériel, d’information et de priorisation des tronçons cyclables.
Le déneigement des infrastructures cyclables en période hivernale
Les députés ont interrogé le ministre sur l’état du déneigement en Wallonie, en particulier sur la sécurité du réseau secondaire, l’anticipation des épisodes neigeux et la prise en charge financière des communes. Arnaud Dewez a insisté sur le manque de déneigement des pistes cyclables et des RAVeL, en demandant des clarifications sur les responsabilités entre Région et communes, tandis que d’autres intervenants ont souligné les difficultés sur certaines voiries et les risques pour les usagers. François Desquesnes a rappelé l’ampleur du dispositif régional sur le réseau routier principal — 7 834 km, 100 000 tonnes de sel, 660 engins et jusqu’à 1 200 personnes mobilisées — ainsi que le système d’alerte fondé sur 53 stations météo et la Cellule d’action routière. Il a précisé que les pistes cyclables latérales aux routes sont couvertes par les opérations de salage, mais que les pistes en site propre sont peu équipées, et que l’entretien des RAVeL relève en principe des communes, sauf ceux situés le long des voies d’eau qui sont régionaux.
L’amélioration de la gestion des épisodes hivernaux sur le réseau structurant
Les députés ont interrogé le ministre sur la gestion de l’épisode neigeux, en saluant le travail des agents du SPW et des sous-traitants tout en s’inquiétant de l’anticipation, du déneigement des voiries secondaires, de l’aide éventuelle aux communes et de l’entretien des pistes cyclables et des RAVeL. François Desquesnes a détaillé l’organisation régionale: 7 834 km de voiries, un budget annuel de 30 à 40 millions d’euros, 100 000 tonnes de sel, 660 engins et 53 stations météo, avec une cellule d’action routière activée selon trois niveaux d’alerte. Il a précisé que les pistes cyclables latérales aux routes doivent être prises en compte dans l’entretien, mais que les pistes en site propre sont peu équipées en matériel de déneigement, et que les RAVeL relèvent des communes sauf ceux longeant les voies d’eau. Il a enfin indiqué qu’aucun incident majeur n’était signalé, tout en rappelant que la priorité restait donnée aux axes régionaux et que les communes demeuraient responsables de leurs voiries secondaires.
L’accueil des familles victimes de l’accident à Crans-Montana
Loris Resinelli a rappelé le drame de Crans-Montana, les victimes et blessés, ainsi que l’accueil en Belgique de sept grands brûlés, dont deux en Wallonie, et a demandé si la Wallonie pouvait soutenir les familles et les associations mobilisées. Adrien Dolimont a qualifié l’événement d’horrible, a confirmé la disponibilité de la Wallonie dans le cadre de l’aide internationale et de la concertation intrabelge, et a indiqué que des contacts existent avec le niveau fédéral et le ministre de la Santé pour examiner toute aide utile, notamment logistique. Le député a pris acte de cet engagement et a insisté sur la nécessité d’un soutien solidaire aux familles présentes sur le territoire wallon.
L’impact des feux d’artifice sur le bien-être animal
Jean-Paul Bastin a attiré l’attention sur les conséquences des feux d’artifice privés, notamment la fuite d’animaux domestiques, la panique chez les chevaux et plusieurs accidents graves, et a demandé si la Wallonie pouvait renforcer la sensibilisation. Adrien Dolimont a répondu que la sensibilisation constituait le principal levier, qu’elle serait intensifiée, et que les pouvoirs locaux jouaient un rôle central, en rappelant qu’une majorité de communes interdisent déjà ces pratiques. Il a aussi souligné l’existence d’alternatives techniques, comme les feux d’artifice à bruit contenu, afin de concilier festivités et respect du bien-être animal.
L’intervention militaire des États-Unis au Venezuela
Les députés ont dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela comme une violation grave du droit international et de la Charte des Nations unies, tout en rappelant que le régime de Maduro reste autoritaire et répressif. Ils ont interrogé le ministre-président sur la position du Gouvernement wallon, d’éventuelles concertations avec le niveau fédéral et l’Union européenne, ainsi que sur l’application du décret wallon relatif aux licences d’armes à destination des États-Unis. Adrien Dolimont a répondu que le respect du droit international demeure fondamental, a rappelé le caractère dictatorial du régime vénézuélien, et a indiqué que le ministre fédéral des Affaires étrangères a déjà porté les préoccupations européennes auprès des autorités américaines. Concernant les licences d’armes, il a défendu une analyse au cas par cas et estimé qu’aucun élément ne justifiait l’établissement d’une liste noire visant les États-Unis, tout en soulignant la nécessité de rester crédibles dans la relation avec un allié majeur de l’OTAN.
L’exportation d’armes vers les États-Unis
Les intervenants ont dénoncé l’intervention américaine au Venezuela comme une violation du droit international, tout en rappelant que le régime de Maduro est lui-même autoritaire et répressif. Ils ont interpellé le ministre sur la position du Gouvernement wallon, les concertations avec le niveau fédéral et européen, ainsi que sur l’application du décret wallon relatif aux licences d’armes vers les États-Unis. Adrien Dolimont a réaffirmé que le respect du droit international est fondamental, a souligné la nécessité de rester fermes sans être naïfs, et a indiqué que la diplomatie en la matière relève du fédéral. Sur les licences d’armes, il a rappelé une analyse au cas par cas, estimant qu’aucun élément ne justifiait d’établir une liste noire de pays, tout en mentionnant la nécessité de maintenir une relation crédible avec un partenaire majeur de l’OTAN.
La position du Gouvernement wallon face à l’opération militaire américaine au Venezuela
Les intervenants ont dénoncé l’opération militaire américaine au Venezuela comme une violation du droit international, tout en rappelant que le régime de Maduro est autoritaire et ne doit pas être soutenu pour autant. Ils ont interrogé le Gouvernement wallon sur sa position, ses contacts avec le niveau fédéral et européen, ainsi que sur les conséquences en matière de cohérence diplomatique et de défense des principes démocratiques. Adrien Dolimont a répondu que le respect du droit international est essentiel, tout en soulignant la complexité de la situation, la nécessité de rester crédible dans la relation avec les États-Unis et le caractère fédéral de la diplomatie. Sur les licences d’armes, il a indiqué qu’elles sont examinées au cas par cas et qu’aucun élément ne justifie à ce stade une liste noire spécifique pour les États-Unis.
La manifestation des agriculteurs contre le MERCOSUR et le positionnement du Gouvernement wallon sur celui-ci
Les intervenants ont dénoncé la forte mobilisation des agriculteurs à Bruxelles, liée notamment à la pression administrative, aux inquiétudes sur la PAC et surtout à l’accord MERCOSUR, jugé porteur de concurrence déloyale et de risques pour les revenus, l’environnement et l’autonomie alimentaire. Ils ont demandé si le Gouvernement wallon comptait durcir sa position et agir davantage au niveau fédéral, européen et juridique, en pointant un possible double discours au sein des formations politiques. Anne-Catherine Dalcq a répondu que le Gouvernement wallon maintenait un « non » clair au MERCOSUR et refusait une baisse du budget de la PAC, en indiquant avoir rencontré les agriculteurs et juger les clauses de sauvegarde insuffisantes. Elle a insisté sur la nécessité de défendre une PAC forte et l’autonomie stratégique alimentaire, tout en condamnant les débordements mais en comprenant la colère du secteur.
Le MERCOSUR et les mesures de protection renforcées pour les agriculteurs
Les députés ont dénoncé les inquiétudes du monde agricole face à la pression administrative, à la PAC et surtout à l’accord MERCOSUR, présenté comme une menace de concurrence déloyale pour les producteurs européens. Véronique Durenne et d’autres ont interrogé la ministre sur l’efficacité des mesures de protection renforcées, les clauses miroirs et la position belge et wallonne dans les négociations européennes. Anne-Catherine Dalcq a répondu que le Gouvernement wallon maintenait un non ferme au MERCOSUR, refusait une baisse du budget de la PAC et considérait que les clauses de sauvegarde proposées restaient insuffisantes pour protéger réellement les agriculteurs. Elle a ajouté avoir rencontré les manifestants à Bruxelles et a défendu une PAC forte comme condition de l’autonomie alimentaire et du maintien des exploitations agricoles.
La mobilisation des agriculteurs face à l’accord entre l’Union européenne et le MERCOSUR
Les députés ont dénoncé la mobilisation des agriculteurs à Bruxelles et les inquiétudes liées au MERCOSUR, à la PAC, à la surcharge administrative et à la baisse des revenus agricoles, en demandant des mesures plus fermes pour bloquer l’accord. Céline Tellier et d’autres intervenants ont critiqué l’inaction supposée du Gouvernement wallon et évoqué un double discours entre les positions régionales, fédérales et européennes, tandis que d’autres ont insisté sur la nécessité de défendre les clauses miroirs et la saisine de la Cour de justice de l’UE. Anne-Catherine Dalcq a dit partager l’inquiétude du secteur, avoir rencontré les manifestants et défendre une position wallonne claire de refus du MERCOSUR et de maintien d’un budget PAC équivalent. Elle a estimé que les clauses de sauvegarde européennes restaient insuffisantes, a confirmé que la Belgique et la Flandre s’abstiendraient, et a souligné que la Commission n’avait pas encore de majorité acquise pour signer l’accord.