Les premiers effets des exclusions du chômage en Wallonie
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les premiers effets de la réforme du chômage entrée en vigueur le 1er janvier 2026, en particulier l’éventuelle hausse des demandes d’aide auprès des CPAS, les besoins en personnel complémentaire et la répartition des emplois sociaux entre communes. François Desquesnes a indiqué que, selon les contacts réguliers avec la Fédération des CPAS, il n’y avait pas d’afflux massif dans les petites et moyennes communes, ni de difficultés de gestion signalées, tout en notant davantage de demandes dans les grandes communes. Il a précisé qu’un monitoring mensuel est prévu avec le SPF Intégration sociale et qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, les données chiffrées devant être sollicitées via la Fédération des CPAS.
Débat · 3 interventions
- AL
Je vous souhaite à mon tour mes meilleurs vœux pour l’année 2026 et beaucoup de sérénité. Certains d’entre nous en ont bien besoin, me semble-t-il. Monsieur le Ministre, ce 1er janvier 2026 est entrée en vigueur la réforme du chômage et, avec elle, comme annoncé, un afflux qui était envisagé, à savoir de nouvelles demandes d’aide financière auprès des CPAS, notamment au travers du revenu d’intégration sociale, le RIS. Monsieur le Ministre, dans ce contexte, disposezvous d’un premier état des lieux ou des retours du terrain suite à cette réforme? De nombreux CPAS avaient également exprimé le besoin d’engager du personnel complémentaire pour faire face à cette charge de travail supplémentaire. Avezvous aujourd’hui un retour du terrain sur la disponibilité des équipes, sur le bon fonctionnement des services ou éventuellement sur des difficultés qui seraient apparues depuis ce 1er janvier? Se pose aussi la question de la répartition des emplois sociaux dans différentes communes au sein des CPAS. Avez-vous aujourd’hui une évaluation de la répartition de ces emplois sociaux en Wallonie et existet-il déjà aujourd’hui des disparités entre les différentes communes?
Agressivité 67%Constructivité 41%Factuel 46%Émotionnel 72% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Madame la Députée, je vous remercie pour votre question. C’est un sujet d’actualité sérieux et sur lequel mon cabinet assure un suivi constant et régulier, notamment par les contacts entrepris avec la Fédération des CPAS. En ce début de semaine – mardi, plus exactement, donc hier –, un contact était encore pris avec la Fédération des CPAS qui signale globalement qu’il n’y a pas d’afflux dans les CPAS, singulièrement ceux des petites et moyennes communes. Il y en a davantage dans les grandes communes, mais c’est assez logique par rapport à la situation socioéconomique globale. On ne m’a pas annoncé, ou en tout cas identifié, de difficultés de gestion par rapport aux personnes qui se présentaient. Je rappelle aussi que le suivi de cet enjeu relève du SPF Intégration sociale. Cela se fait en bonne intelligence également avec le SPW Intérieur et Action sociale. Un monitoring mensuel est prévu en la matière, notamment en partenariat avec la Fédération des CPAS et en lien avec le SPF ; il est donc un peu tôt pour tirer des conclusions. Concernant votre question plus statistique sur le nombre de personnes, je ne peux pas répondre de façon impromptue à ces demandes. Si vous le souhaitez, on peut obtenir les informations, en tout cas les solliciter via la Fédération des CPAS.
Agressivité 59%Constructivité 59%Factuel 58%Émotionnel 49% - AL
Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. On constate une chose aujourd’hui : alors que certains partis et observateurs prédisaient un cataclysme et instillaient la peur, aujourd’hui il n’en est rien. On est loin du carnage annoncé, personne n’a dû faire appel à des services de sécurité pour gérer les files aux portes des CPAS, qui sont véritablement limitées. Le terrain tient et il faut pouvoir le dire. On attend aussi pleinement les mesures dans l’ensemble des réformes qui sont sur la table aujourd’hui. On parle de la réforme du chômage, mais il y aura la réforme de la formation et de l’insertion socioprofessionnelle. C’est l’ensemble de toutes ces réformes qui vont dans le bon sens et qui vont faire en sorte que l’on obtienne des résultats concrets pour améliorer réellement les parcours de vie de chacune et chacun. En effet, notre objectif est commun, à savoir redonner à chacun une perspective par le travail, un travail qui donne du sens et qui permet à chacun de s’épanouir. Alors, continuons ce travail! J’en profite aussi pour remercier tous les acteurs de terrain qui nous aident à mettre en œuvre toutes ces réformes indispensables pour l’avenir.
Agressivité 58%Constructivité 84%Factuel 82%Émotionnel 61%
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