Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
L’interdiction du port de signes convictionnels dans les administrations publiques locales
Diana Nikolic interroge le ministre sur l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne validant, sous conditions, l’interdiction générale et indifférenciée des signes convictionnels dans une administration publique locale, à l’exemple du règlement adopté par la Ville d’Ans. Elle souligne les risques d’arbitraire, d’insécurité juridique et d’instrumentalisation politique liés à l’absence de règle commune, tout en invoquant la nécessité d’une neutralité cohérente et systématique sur l’ensemble du territoire. Elle demande si le ministre envisage une initiative à l’égard des communes afin d’encadrer cette matière. Dans sa relance, elle insiste sur l’enjeu de discrimination pour les femmes portant le foulard islamique et sur la nécessité, selon elle, de donner une base plus claire et uniforme à la neutralité administrative.
Le bilan du 19 [e ] marathon de la vitesse
Le député Di Mattia a relevé que le 19e marathon de la vitesse avait enregistré 6,19 % d’automobilistes en infraction, contre 4,56 % lors de l’opération précédente, et a interrogé la ministre sur l’interprétation de cette hausse, la méthodologie de contrôle et l’éventuelle nécessité de nouvelles mesures de sensibilisation. La ministre a estimé qu’il était trop tôt pour tirer une analyse comparative solide, les modalités de contrôle influençant les résultats, et a rappelé que l’effet des radars et des mesures judiciaires peut être différé. Elle a souligné que la sensibilisation devait rester un travail continu.
Les craintes liées aux maladies respiratoires infectieuses au nord de la chine
Mourad Sahli a évoqué la demande de l’OMS d’obtenir des informations complémentaires sur la multiplication de foyers d’infections respiratoires chez les enfants dans le nord de la Chine, en rappelant la crainte d’un scénario similaire à celui de la covid-19. Il a interrogé la ministre sur l’existence d’une surveillance renforcée en Wallonie, le suivi assuré par la Cellule des maladies infectieuses de l’AViQ et le niveau de risque pour la population. La ministre a indiqué que les spécialistes se voulaient rassurants, les cas semblant liés à des agents infectieux déjà connus, tout en confirmant que la vigilance restait de mise. Sahli a ensuite insisté sur l’importance de maintenir la prévention, notamment la vaccination contre la grippe pour les plus de 50 ans et la consultation rapide d’un médecin en cas de symptômes chez l’enfant.
Le taux élevé de contamination au sida dans les arrondissements d’arlon et de bastogne et le développement d’actions de prévention
Les intervenants s’inquiètent de la hausse des contaminations au VIH signalée par Sciensano, en particulier dans deux arrondissements de la province de Luxembourg figurant parmi les plus touchés, et demandent une analyse plus fine des causes possibles, notamment le contexte transfrontalier, ainsi qu’un bilan du dépistage et des publics ciblés. Ils interrogent aussi la nécessité d’adapter et de renforcer les actions de prévention en Wallonie, à partir des données du dernier rapport. La ministre répond qu’une analyse approfondie sera menée avec ses équipes avant un retour en commission, tout en saluant le travail des soignants et des associations sur le terrain. Les députés concluent en soulignant l’importance de poursuivre ce travail d’information, de sensibilisation et d’ajustement des stratégies de prévention.
La hausse des contaminations au vih
Le questionneur s’inquiète de la hausse des contaminations au VIH relevée par Sciensano, en demandant une première analyse des causes possibles, des populations ciblées, ainsi que des mesures à renforcer en Wallonie en matière de prévention et de dépistage. Une attention particulière est demandée pour certains arrondissements de la province de Luxembourg, cités parmi les plus touchés, avec l’hypothèse d’un effet transfrontalier et la question d’une analyse spécifique. La réponse annonce un examen approfondi du rapport par la ministre et ses équipes avant de revenir sur le sujet en commission, en soulignant que des actions de terrain existent déjà grâce aux soignants, aux associations et aux dispositifs de sensibilisation. Il est aussi rappelé que la Région wallonne investit dans la prévention, et que l’analyse servira à adapter et rééquilibrer les actions de prévention primaire, secondaire et tertiaire.
Le défi de la formation en entreprise
Anne Laffut a souligné que la formation en entreprise est essentielle pour l’emploi, l’insertion et l’adaptation aux nouvelles technologies, tout en relevant que le Plan de formation obligatoire mis en place par le fédéral produit pour l’instant des résultats mitigés, avec une moyenne d’environ 3,4 jours de formation par ETP contre quatre requis. Elle a interrogé la ministre sur le rôle qu’elle entend jouer, notamment au sein de la CIM Emploi, afin de renforcer ce dispositif et d’atteindre les objectifs annoncés. En réponse, la discussion met en avant l’importance de la formation comme levier d’épanouissement et de mobilité professionnelle, ainsi qu’une dynamique jugée encourageante chez les jeunes travailleurs, avec l’espoir que les journées de formation visées puissent être atteintes prochainement.
Le soutien de la wallonie à l’observatoire universitaire de médecine rurale créé par l’unamur
Anne Laffut a salué la création par l’UNamur d’un observatoire universitaire de médecine rurale, destiné à mieux analyser la pénurie de médecins et à dégager des solutions, en intégrant aussi des enjeux de mobilité et le rôle des acteurs de première ligne. Elle a interrogé la ministre sur la manière d’intégrer les résultats de cet observatoire dans la réforme d’Impulseo et dans les assises de la première ligne, ainsi que sur une éventuelle participation au crowdfunding. La réponse ministérielle n’apparaît pas dans l’extrait fourni.
Le chaos dans le cadre de la vaccination contre le covid-19
Les intervenants dénoncent le manque de coordination de la campagne de vaccination covid-19, en particulier l’absence d’interopérabilité entre e-Vax, Vaccinnet et les dossiers médicaux, ainsi que des communications jugées tardives et peu claires. Ils soulignent l’insatisfaction d’une majorité de médecins généralistes wallons face aux difficultés logistiques et numériques, et demandent des mesures concrètes ainsi qu’un calendrier pour le carnet de vaccination numérique. La ministre est invitée à intégrer ces problèmes dans la réforme Proxisanté et à renforcer la synergie entre outils numériques et niveaux de pouvoir afin de faciliter le travail des médecins.
Le chaos de la vaccination contre le covid-19 selon les médecins
Les intervenants dénoncent les dysfonctionnements de la campagne de vaccination contre le covid-19, en particulier le manque d’interopérabilité entre e-Vax et Vaccinnet, qui complique la vérification du statut vaccinal par les médecins, ainsi que des problèmes logistiques et une communication jugée tardive et peu claire. Ils soulignent aussi l’insatisfaction d’une majorité de médecins wallons et demandent si ces difficultés numériques seront intégrées à la réforme Proxisanté. En réponse, la ministre est interpellée sur le calendrier du carnet de vaccination numérique et sur les mesures concrètes pour améliorer la coordination et permettre aux médecins de vacciner dans de meilleures conditions, mais les échanges montrent surtout l’attente de précisions sur la temporalité et l’articulation des outils numériques.
La sécurité du tunnel pour piétons de nimy à mons
Les intervenants signalent depuis plusieurs années l’insécurité et des agressions dans le tunnel piéton de Nimy, utilisé par des étudiants de l’UMons et du secondaire, et dénoncent l’absence de réponse concrète malgré des interpellations répétées. Ils relèvent une action symbolique menée par des étudiants, consistant à ériger un mur pour attirer l’attention des autorités, ainsi que des propos jugés inacceptables attribuant le problème à l’habillement des jeunes filles. Le ministre indique avoir pris connaissance de la situation, confirme l’existence d’un problème de sécurité et annonce une réunion la semaine suivante avec les acteurs concernés.
Le mur construit dans un tunnel pour piétons par les étudiants montois contre l’insécurité
Les intervenants dénoncent l’insécurité persistante dans un tunnel piétonnier à Mons emprunté par des étudiantes, étudiants et des élèves, ainsi que l’inaction des autorités malgré des interpellations répétées depuis cinq ans. Ils relèvent une action symbolique menée par les étudiants, qui ont construit un mur pour attirer l’attention sur les agressions et le sentiment d’insécurité, et critiquent certains propos imputant le problème à l’habillement des jeunes filles. Le ministre reconnaît la situation et annonce une réunion la semaine suivante, tandis que les députés demandent des mesures rapides et concrètes pour garantir la sécurité des usagers du tunnel.
Les études de sol par elia
François Desquesnes a dénoncé des études de sol réalisées par Elia dans le cadre de la Boucle du Hainaut alors qu’aucune autorisation définitive n’a encore été délivrée, estimant que ces interventions, parfois sans accord des propriétaires, portent atteinte aux droits des occupants et à la crédibilité de la Région wallonne. Il a demandé au ministre d’intervenir fermement auprès d’Elia, notamment par courrier, afin de rappeler le respect des règles et des décisions wallonnes. Le ministre a été invité à confirmer ce positionnement et à passer de la déclaration publique à une action formelle.