Débats
Questions parlementaires
838 questions classées par date.
L’accessibilité du réseau de transports en commun aux personnes à mobilité réduite (PMR)
Les députés ont dénoncé des situations concrètes où des personnes à mobilité réduite doivent descendre à des arrêts non adaptés, avec des risques pour leur sécurité, et ont demandé quelles actions seraient menées pour améliorer l’accessibilité du réseau TEC, tant pour le matériel roulant que pour les arrêts. François Desquesnes a indiqué qu’un dossier précis concernait l’arrêt de Mézières, pour lequel un audit a été réalisé, un projet d’aménagement a été transmis à la Business Unit Hainaut et doit encore recevoir les avis de la Ville de Mons et du SPW avant exécution. Il a ajouté que l’OTW consacre chaque année 1,5 million d’euros à l’adaptation d’environ 150 arrêts PMR, en priorité là où la demande existe, et a affirmé que l’inclusivité resterait une attention particulière de son action. Les intervenants ont salué la prise en charge du cas individuel tout en soulignant la nécessité de poursuivre les investissements et la mise en œuvre effective des engagements.
L’accessibilité des arrêts de bus des TEC pour les personnes à mobilité réduite (PMR)
Guillaume Soupart a interpellé le ministre sur l’accessibilité des arrêts TEC pour les personnes à mobilité réduite, à partir d’un cas concret à Mons où un usager a dû emprunter un trajet dangereux faute d’arrêt adapté. Laurent Devin a insisté sur l’importance du droit à l’accès aux transports en commun et sur la nécessité d’adapter à la fois le matériel roulant et les arrêts, en rappelant les engagements publics en matière d’inclusion. François Desquesnes a indiqué qu’un audit avait été lancé pour l’arrêt concerné à Mézières, qu’un projet d’aménagement a été transmis à la Business Unit Hainaut et doit encore recevoir les avis de la Ville de Mons et du SPW avant exécution. Il a aussi rappelé qu’un programme annuel de 1,5 million d’euros permet d’aménager environ 150 arrêts PMR par an, en priorité là où la demande est avérée.
L’aide aux victimes des inondations dans la région de Valence
Loïc Jacob a souligné l’ampleur des inondations dans la région de Valence, les nombreuses victimes et l’élan de solidarité de citoyens wallons, en demandant si des contacts avaient été pris avec les autorités espagnoles et si la Wallonie pourrait contribuer, le cas échéant, à l’aide internationale. Adrien Dolimont a exprimé sa solidarité avec le peuple espagnol et rappelé que la coordination de l’aide devait se faire à l’échelle européenne, via la Commission, tout en indiquant qu’à sa connaissance l’Espagne n’avait pas encore introduit de demande officielle. Il a ajouté qu’il transmettrait la question au niveau fédéral et à ses homologues régionaux et que la Wallonie restait disponible pour apporter expertise et moyens si nécessaire.
Les menaces relatives aux droits fondamentaux des femmes en Iran
Marie Jacqmin a dénoncé l’arrestation d’Ahou Daryaei en Iran et, plus largement, les atteintes aux droits fondamentaux des femmes iraniennes, en demandant comment la Wallonie pouvait exprimer son soutien et envisager des gestes symboliques ou diplomatiques. Adrien Dolimont a qualifié la situation de dramatique, a salué le courage d’Ahou Daryaei et a indiqué qu’il interpellera la ministre des Affaires étrangères. Il a précisé que la Wallonie dispose de peu de leviers directs, mais que l’égalité femmes-hommes guide ses politiques de coopération, d’aide au développement et d’aide humanitaire, et qu’une condamnation ferme de ces dérives s’impose.
La découverte d’un nouveau variant de la fièvre catarrhale aux Pays-Bas
Eddy Fontaine a alerté sur l’apparition aux Pays-Bas d’un nouveau sérotype de fièvre catarrhale, le sérotype 12, en demandant quelles mesures seraient prises pour protéger les éleveurs, s’il existe un vaccin et quelles informations sont disponibles sur sa dangerosité. Anne-Catherine Dalcq a indiqué que la vaccination relève du niveau fédéral, qu’aucun vaccin n’est actuellement disponible et que la prévention, la surveillance et le contrôle des foyers devront être renforcés en collaboration avec les services compétents. Elle a ajouté qu’un travail important reste à faire pour développer un vaccin et que la baisse des températures pourrait freiner la propagation des moucherons vecteurs. En réplique, le député a souligné que le sérotype est déjà présent hors d’Europe, qu’il conviendrait de s’informer sur les vaccins existant à l’étranger et que les conséquences économiques pour les agriculteurs ne relèvent pas de la Wallonie.
Les nouvelles inondations, la sécurisation du territoire et le système d’alerte à la suite du débordement de la Hoëgne à Theux
Valérie Dejardin a alerté sur l’urgence de sécuriser les vallées de la Vesdre et de la Hoëgne après le débordement de la Hoëgne à Theux, en soulignant que des quartiers déjà touchés en 2021 ont à nouveau été inondés et que les travaux de reconstruction doivent être accélérés. Elle a aussi critiqué la fréquence élevée des alertes et préalertes de crue, ainsi que la formulation d’« alerte à titre préventif », jugée anxiogène pour les habitants et contraignante pour les communes. Anne-Catherine Dalcq a rappelé le dispositif de surveillance mis en place après 2021, fondé sur des réunions de la cellule d’expertise CORTEX/Celex, la transmission d’informations aux gouverneurs et bourgmestres, et a indiqué que les travaux de sécurisation se poursuivent, avec des chantiers quick win en cours et de nouveaux chantiers prévus en 2025, dont celui de Theux. Elle a précisé que la gestion des annonces et prévisions de crues relève de la Direction de la gestion hydrologique du SPW MI, sous la tutelle du ministre Desquesnes.
L’impact de la surproduction photovoltaïque sur le réseau et l’appel de la CREG à la création de parcs de batteries
Anne-Catherine Goffinet a relayé l’alerte de la CREG sur les effets de la surproduction photovoltaïque sur l’équilibre du réseau, en évoquant les pistes de flexibilité, de stockage par batteries, de déplacement de la consommation et d’accompagnement des ménages et entreprises. Cécile Neven a répondu que le rapport de la CREG concerne l’intégration du renouvelable dans son ensemble, pas uniquement le photovoltaïque, et qu’il met en évidence à la fois un effet sur les prix de gros et un risque de surproduction rendant l’équilibre du réseau plus difficile à gérer par Elia. Elle a indiqué que la flexibilité est une priorité de sa politique, avec des travaux en cours sur le stockage, les batteries, l’optimisation des réseaux, la flexibilité de la demande auprès des industriels, ainsi que sur les compteurs intelligents et une tarification incitative pour les ménages, accompagnées d’une communication avec la CWaPE.
Le projet de digital factory lancé par le FOREm à La Louvière
Le député a interrogé le ministre sur l’état d’avancement du projet de digital factory du FOREm à La Louvière, en demandant des précisions sur la temporalité, le financement et l’implantation géographique. Le ministre a rappelé l’intérêt stratégique de telles infrastructures pour la formation au numérique, mais a indiqué que le projet louviérois ne répondait pas aux critères du Plan de relance, en raison notamment d’un permis toujours en attente, d’un manque de pertinence au regard du maillage territorial et de coûts d’exploitation non budgétés. Il a conclu que, sur proposition du FOREm, le projet de La Louvière ne serait pas retenu.
Les leviers d’action du Gouvernement pour encourager les femmes à se diriger vers les nouveaux emplois générés par la transition écologique
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les leviers à mobiliser pour orienter davantage les femmes vers les emplois créés par la transition écologique, en soulignant les écarts de participation encore importants malgré des salaires plus attractifs et des écarts salariaux moindres que dans d’autres secteurs. Elle a demandé où en étaient la réforme de l’alternance, de la promotion sociale et de l’insertion professionnelle, ainsi que les actions de sensibilisation et de soutien à l’entrepreneuriat féminin dans les filières STEM et les métiers verts. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la DPR prévoit bien deux axes de travail: le renforcement de la formation en alternance et une meilleure orientation vers les métiers scientifiques, technologiques, mathématiques dès le plus jeune âge. Il a indiqué que plusieurs initiatives existent déjà pour susciter des vocations, mais qu’elles sont trop dispersées, d’où le travail en cours sur un cadastre commun avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallonne afin de coordonner ces actions et d’amplifier leur effet levier.
Les licenciements au sein de l’usine Yara à Tertre
Les députés ont dénoncé l’annonce par Yara Tertre de 115 licenciements sur 327 emplois, liés à l’arrêt de la production d’ammoniac, et ont interrogé le ministre sur les contacts avec l’entreprise, les syndicats, les aides publiques reçues et les mesures wallonnes de soutien à l’emploi et à la transition énergétique. Le ministre a indiqué avoir rencontré Yara, rappelé l’importance des enjeux de décarbonation et de compétitivité, précisé qu’une réunion avec les partenaires sociaux était prévue dans le cadre de la procédure Renault et assuré que le FOREm serait mobilisé pour limiter l’impact social. Il a également souligné les investissements réalisés sur le site, les contraintes environnementales et la nécessité d’une réflexion européenne sur la concurrence dans le secteur des engrais. Les intervenants ont insisté sur la reconversion des travailleurs et ont critiqué l’octroi d’aides publiques sans garanties de maintien de l’emploi.
Le risque de perte de 115 emplois au sein de l’usine Yara à Tertre
Les députés ont alerté sur l’annonce par Yara à Tertre de 115 suppressions d’emplois sur 327, liées à l’arrêt de la production d’ammoniac, en pointant l’impact social pour les travailleurs et sous-traitants ainsi que les aides publiques déjà versées à l’entreprise. Le ministre a indiqué avoir rencontré Yara, rappelé les enjeux de décarbonation, de compétitivité et les fortes émissions liées à l’activité, et précisé qu’une réunion avec les partenaires sociaux était prévue dans le cadre de la procédure Renault afin de tenter de limiter les licenciements. Il a aussi mentionné le suivi avec le FOREm et la volonté de préserver une activité industrielle durable sur le site, tandis que les députés ont demandé des garanties sur l’emploi, la reconversion et des conditions plus strictes aux aides régionales.
L’annonce du licenciement de 115 travailleurs au sein de l’usine Yara à Tertre
Les députés ont interpellé le ministre sur l’annonce par Yara Tertre de 115 licenciements sur 327 emplois, liés à l’arrêt de la production d’ammoniac et à la hausse des coûts énergétiques, en s’inquiétant des aides publiques reçues, du suivi depuis 2022 et des mesures de soutien à l’emploi et à la transition énergétique. Pierre-Yves Jeholet a indiqué avoir rencontré l’entreprise, rappelé l’investissement de plus de 500 millions d’euros sur le site et expliqué que la société vise une décarbonation en important l’ammoniac plutôt qu’en le produisant localement, dans un contexte de fortes émissions de CO2 et de compétitivité européenne. Il a précisé que les licenciements ne débuteraient pas avant le 1er septembre 2025, qu’une procédure Renault serait engagée avec une réunion prévue avec les partenaires sociaux et le FOREm, et qu’il entendait limiter les conséquences sociales tout en préservant une activité industrielle durable en Wallonie.