Débats
Questions parlementaires
244 questions classées par date.
Le soutien aux petits commerçants face aux coûts des retours des commandes en ligne
Dorothée De Rodder a interrogé le ministre sur les conséquences financières des retours de commandes en ligne pour les petits commerçants, estimant que ces coûts sont plus difficiles à absorber pour eux que pour les grandes chaînes. Pierre-Yves Jeholet a répondu que l’étude évoquée ne montre pas que les petits commerces soient davantage touchés, tout en rappelant la nécessité de préserver l’équilibre concurrentiel et les droits des consommateurs à retourner un produit. Il a mis l’accent sur la formation, la sensibilisation et l’accompagnement des petites structures à la transition digitale, via notamment Digital Commerce, les formations disponibles et les chèques-entreprises. La députée a insisté en conclusion sur la nécessité de renforcer ces dispositifs et de clarifier le soutien aux commerces de centre-ville.
L’annonce d’abandon du projet de consigne sur les canettes par le Gouvernement wallon
Freddy Mockel a interpellé le ministre sur l’abandon annoncé par le Gouvernement wallon du projet de consigne sur les canettes et les bouteilles en plastique, qu’il juge problématique pour la lutte contre la pollution et la protection du bétail, en contestant un revirement après un accord interrégional. Yves Coppieters a répondu que le dossier dépendait encore des travaux de la commission interrégionale, que des questions opérationnelles restaient en suspens et que le choix de ne pas reprendre la consigne dans la déclaration gouvernementale relevait d’une décision politique qu’il assumait, tout en disant rester attentif aux obligations européennes. Le député a conclu en dénonçant une contradiction entre les engagements passés de son parti et l’abandon actuel du projet.
Les conséquences de la réorganisation des lignes de bus du TEC en province de Hainaut
Les députés ont dénoncé la nouvelle agression d’un chauffeur TEC en Hainaut et les arrêts de travail qu’elle a provoqués, en soulignant le malaise des navetteurs et des travailleurs ainsi que la dégradation de la situation sur la ligne 82. François Desquesnes a condamné la violence envers les agents publics, indiqué avoir demandé dès son entrée en fonction un bilan à l’OTW, et annoncé avoir pris contact avec le directeur général des TEC pour organiser une rencontre de terrain avec la direction locale et les travailleurs. Il a précisé qu’il examinera aussi l’évolution de l’offre sur la ligne 82, tout en refusant de relier une baisse de l’offre à des comportements agressifs.
Le mouvement de grève spontanée au TEC de la province de Hainaut
Les députés ont interpellé le ministre sur l’agression d’un chauffeur TEC ayant provoqué un débrayage spontané au TEC Hainaut, en soulignant la répétition des violences, la dégradation du climat de travail et l’impact sur les usagers. Amandine Pavet a également demandé des mesures de sécurité renforcées et le rétablissement d’une offre suffisante sur la ligne 82 dans la région du Centre. François Desquesnes a condamné ces violences, indiqué avoir pris contact immédiatement avec le directeur général des TEC et annoncé une rencontre de terrain vendredi avec la direction locale et les travailleurs pour évaluer la situation. Il a précisé qu’il examinerait aussi l’évolution de l’offre sur la ligne 82, tout en rappelant qu’une modification du service ne peut en aucun cas justifier des agressions.
L’achèvement du tronçon de la RN54
Caroline Desalle a interpellé le ministre sur l’achèvement des 11 kilomètres manquants de la RN54 entre Maubeuge et Charleroi, en demandant un calendrier budgétaire et des travaux ainsi qu’une visite sur place à Erquelinnes. François Desquesnes a reconnu l’ancienneté du dossier, son impact sur le trafic de transit et le développement économique local, et a indiqué que la DPR n’excluait pas de nouvelles voiries si elles s’inscrivent dans la logique FAST 2030, incluant aussi les modes doux. Il a confirmé qu’il se rendrait sur place avec le ministre-président et la ministre compétente, en soulignant que le dossier mobilise trois volets: permis d’aménagement du territoire, financements des travaux publics et remembrement rural.
La restructuration annoncée concernant AGC Glass à Jemeppe-sur-Sambre
Éliane Tillieux a alerté sur le plan de restructuration annoncé chez AGC Glass à Moustier, qui menace 34 emplois sur 630, et a पूछा quelles mesures d’accompagnement et quel soutien financier la Wallonie pouvait prévoir pour limiter l’impact social. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que le Gouvernement suit le dossier de près, que le FOREm a été immédiatement informé et que la procédure légale de consultation est en cours. Il a précisé qu’une recherche de solutions pour éviter ou limiter les licenciements est engagée et qu’en cas de confirmation, une cellule pour l’emploi pourra être mise en place pour accompagner les travailleurs vers la formation et le reclassement.
La réaction de m. Le ministre-président face aux règles budgétaires européennes
François Desquesnes a critiqué un tweet de M. Di Rupo sur les règles budgétaires européennes, estimant qu’il évitait le débat sur l’état des finances wallonnes et sur les engagements pris par le Gouvernement. Il a demandé quelle était la position du Gouvernement wallon sur ces règles, ainsi que le degré de concertation avec les partenaires de majorité. En réplique, il a jugé la réponse du Ministre-président évasive et a insisté sur l’absence de réponse à la question de fond, notamment au regard du déficit wallon qu’il a chiffré à 15 %.
L’état du tronçon de la n826 initialement repris dans le parcours de liège-bastogne- liège
Les députés ont interrogé le ministre sur l’état du tronçon de la N826 emprunté par Liège-Bastogne-Liège, les nombreux nids-de-poule, l’absence de réponse aux organisateurs et les risques pour la sécurité des coureurs, dans un contexte plus large de manque d’infrastructures cyclables sécurisées en Wallonie. Ils ont souligné l’impact de ces problèmes sur l’image de la Région et ont appelé à une meilleure priorisation des travaux et à davantage de souplesse budgétaire. Le ministre a été interpellé sur les mesures à prendre avec les organisateurs et sur son bilan en matière de sécurité cyclable. Dans les échanges, il a été rappelé que des ajustements de parcours peuvent être nécessaires, mais aussi que la Wallonie poursuit des efforts en matière d’aménagements cyclables et de gestion des voiries.
La sécurité des cyclistes sur les routes wallonnes
Les intervenants ont dénoncé l’insécurité ressentie par les cyclistes sur les routes wallonnes, en pointant le manque d’infrastructures sécurisées, l’état dégradé de certaines voiries et les nids-de-poule, notamment sur des tronçons utilisés par des courses cyclistes comme Liège-Bastogne-Liège. Ils ont aussi souligné les conséquences en termes d’image pour la Wallonie et demandé des réparations, une meilleure anticipation avec les organisateurs et une priorisation des budgets pour les tronçons problématiques. Le ministre a été interpellé sur son bilan et sur les mesures concrètes à prendre pour renforcer la sécurité des cyclistes au quotidien comme lors des compétitions.
Le rôle des communes pour limiter la présence des jeux de hasard, en particulier dans les communes pauvres
Le questionneur souligne qu’une étude journalistique met en évidence une concentration plus forte des jeux de hasard dans les communes les plus pauvres et insiste sur les risques d’addiction et d’endettement, en demandant comment les communes pourraient être soutenues par la taxation ou les autorisations pour limiter ces effets. Il plaide pour une action locale rapide afin d’éviter la banalisation du jeu et rappelle que 6 % des Belges seraient concernés par une assuétude. Le ministre répond en mettant l’accent sur une intervention au niveau le plus proche du terrain, pour agir rapidement et prévenir la banalisation des jeux de hasard. Le débat souligne enfin une responsabilité partagée entre les différents niveaux de pouvoir face aux impacts sociaux des jeux d’argent.
Le risque d’annulation du permis de l’aéroport de liège
Les députés ont alerté sur le risque d’annulation du permis unique de Liege Airport à la suite d’un avis défavorable du Conseil d’État, en soulignant les conséquences potentielles pour quelque 10 000 à 11 000 emplois, de nombreuses entreprises et les investissements régionaux. Ils ont demandé au ministre-président si le Gouvernement entendait rédiger ou remotiver rapidement un nouveau permis afin d’éviter une interruption des activités et de sécuriser juridiquement le dossier. En réponse, il a été rappelé qu’un accord gouvernemental existe depuis janvier 2023 pour concilier développement économique, emploi, qualité de vie et transition environnementale, et que cet accord doit être appliqué dans le cadre du renouvellement du permis.
L’image de la wallonie en suite des menaces d’arrêt des activités de liege airport
Les intervenants ont alerté sur le risque d’annulation du permis unique de Liege Airport, en évoquant les conséquences potentielles pour quelque 10 000 à 11 000 emplois, les entreprises implantées sur le site et la sécurité juridique de l’activité. Ils ont demandé au ministre-président si le Gouvernement allait adopter rapidement un nouveau permis ou renforcer la motivation du permis existant afin d’éviter un arrêt des activités. En réponse, il a été rappelé que le Gouvernement avait déjà arrêté, le 30 janvier, un accord conciliant développement économique, emploi, qualité de vie et transition environnementale, et qu’il convenait d’appliquer et de consolider cet accord pour sécuriser la situation du site.