La prévention en matière de santé
Anne Laffut a souligné, sur la base du rapport du KCE, que le dépistage des cancers reste insuffisant en Belgique, en particulier en Wallonie, et a interrogé la ministre sur l’existence d’objectifs chiffrés pour les réponses aux invitations envoyées en 2024 ainsi que sur l’efficacité des nouveaux moyens alloués. Elle a aussi plaidé pour une réflexion sur le modèle flamand, où les invitations sont transformées en convocations avec rendez-vous fixé à l’avance, en mettant en avant des taux de participation nettement supérieurs et des moyens administratifs plus importants. La ministre a rappelé l’importance du dépistage et l’affectation de 2,3 millions d’euros pour pérenniser les programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus, du sein et colorectal, tout en soulignant que ces moyens doivent contribuer à améliorer la participation.
Débat · 2 interventions
- AL
Madame la Ministre, selon le dernier rapport du KCE, le Centre d’expertise des soins de santé, la prévention en Belgique, particulièrement en Wallonie en termes de taux de dépistage des cancers, est loin d’être optimale, et ce, malgré les efforts déployés. Dans la foulée de ce constat et à l’occasion de la Journée mondiale du cancer, vous avez annoncé avoir débloqué un budget de 2,3 millions d’euros destiné à pérenniser les programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus, du cancer du sein et du cancer colorectal, et vous avez insisté sur l’importance du dépistage et sur son efficacité. Il s’agit bien de cela aujourd’hui: de l’efficacité du dépistage. J’aurais aimé avoir votre avis concernant deux choses. Avez-vous fixé des objectifs précis en termes de réponse de la population aux invitations aux dépistages qui seront envoyées courant 2024? En quoi les nouveaux moyens – que nous espérons plus efficaces – qui seront affectés feront-ils en sorte que les gens fassent le pas nécessaire pour se faire dépister?
Agressivité 77%Émotionnel 62% - AL
Madame la Ministre, merci pour ces éléments de réponse. Vous avez cité l’exemple de la Flandre qui travaille d’une manière tout à fait différente. Elle a assorti ces invitations de dépistage d’un rendez-vous qui a déjà été fixé au préalable et fait de ces invitations de véritables convocations. Les résultats y sont flagrants: 4 % de femmes se font dépister en Wallonie suite au courrier qu’elles reçoivent et, en Flandre, on passe à 49 %. C’est une question de moyens: dans l’organisme chargé du dépistage en Flandre, ils sont 40 équivalents temps plein; en Wallonie, ils ne sont que huit. Au-delà de ces moyens, c’est aussi une question d’aller un pas plus loin par rapport à cette population. On voit que ce système fonctionne. Au-delà de la sensibilisation et de la prévention qui est faite autour de ce dépistage, je pense qu’il y a lieu de s’interroger sur cette façon de travailler, sur le fait de se dire que ce n’est pas une simple invitation que l’on met à la poubelle et qu’il convient de fixer un rendez-vous. On le voit, les chiffres sont flagrants. Cela vaut la peine de réfléchir à cette manière de fonctionner.
Agressivité 76%Constructivité 76%Factuel 43%Émotionnel 90%
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