L’impact des facteurs environnementaux sur le développement du cancer
Le questionneur souligne le lien entre pollution et cancer, citant un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement, et interroge la ministre sur les priorités d’action en Wallonie, la coordination avec la ministre de la Santé, l’amplification du plan ENVIeS, le décret sur la qualité de l’air intérieur et le suivi des biomonitorings près des broyeurs à métaux. Il demande aussi où en est le recrutement des jeunes pour l’étude et quelles mesures pourraient encourager leur participation. Dans sa réponse, la ministre indique vouloir renforcer les dispositifs existants, poursuivre la préparation du cadre sur l’air intérieur et maintenir les biomonitorings ciblés, notamment pour les populations exposées aux PCB. Le débat met également en avant la sensibilisation aux risques liés aux UV, la surveillance environnementale et la protection générale de la population contre les effets sanitaires des pollutions.
Débat · 2 interventions
- HHardyPS
Madame la Ministre, l’Agence européenne pour l’environnement a publié un rapport selon lequel 10 % des cancers seraient liés à une forme de pollution, qu’elle soit une pollution de l’air, qu’elle soit une pollution des sols, qu’elle soit une pollution d’autre forme, on sait qu’elles sont multiples. La Wallonie étant une terre au riche passé industriel et conservant une activité économique importante sur l’ensemble de notre territoire, il y a encore sur notre territoire des formes de pollution qui sont susceptibles d’avoir un impact sur la population wallonne. J’ai vu sur les réseaux sociaux que vous aviez réagi à ce rapport en disant que, d’une part, vous alliez amplifier le plan ENVIeS et que, par ailleurs, vous continuez la préparation d’un décret relatif à la qualité de l’air intérieur. Mes collègues y sont très attentifs dans votre Commission de l’environnement. P.W. – C.R.I. N° 25 (2021-2022) – Mercredi 29 juin 2022 24 Je voulais savoir par rapport à ce rapport, quelles étaient les actions prioritaires que vous identifiez, en bonne concertation, j’imagine, avec la ministre de la Santé, pour essayer de contacter les publics les plus touchés par des formes de pollutions qui pourraient les toucher au niveau de la santé. Par ailleurs, on le sait, on s’en réjouit, vous avez mis en place avec le Gouvernement et délégué à l’ISSeP des biomonitorings spécifiquement pour la population qui habite à proximité des broyeurs à métaux qui, par le passé, ont émis notamment du PCB qui est susceptible d’être cancérigène pour ces populations. Je sais qu’il y a eu des difficultés pour recruter des jeunes qui pourraient former l’échantillon qui permettra de mener cette étude. Je voulais savoir où on en était et quelles étaient les actions susceptibles d’encourager les jeunes à participer à ces biomonitorings?
Agressivité 37%Émotionnel 42% - HHardyPS
Je vous remercie pour vos éléments de réponse, Madame la Ministre. Effectivement, la pollution sous ses différentes formes a des impacts. On n’en a pas parlé, mais il y a aussi la couche d’ozone qui diminue et les UV sont beaucoup plus nocifs pour la peau. Dans cette période où ils sont importants, c’est important de rappeler à la population qu’elle doit se protéger, parce que l’on voit que les formes de cancers de la peau sont en train de se développer au sein de notre population. Il faut mobiliser l’ensemble des acteurs wallons, mais aussi plus largement au sein de notre État pour mener des opérations de surveillance. Dans le cadre du covid, la SPGE avait été mobilisée pour mesurer la présence du virus dans les eaux. Peut-être que demain, cela peut aussi être utilisé pour mesurer la présence de polluants dans les eaux, si ce n’est déjà fait. Je me réjouis qu’une deuxième phase du biomonitoring soit menée de manière plus générale et que vous élargissiez la période pour le biomonitoring spécifique lié aux PCB. De manière générale, ce Gouvernement est très sensible à faire en sorte que nous vivions dans un 25 P.W. – C.R.I. N° 25 (2021-2022) – Mercredi 29 juin 2022 environnement le plus sain possible, avec le moins d’impacts de l’activité économique sur notre santé.
Agressivité 53%Constructivité 72%Factuel 52%Émotionnel 57%
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