Qualité de l’air
La fermeture de Biometh
Isabella Greco a signalé des plaintes persistantes de riverains à Farciennes contre Biometh en raison de fortes odeurs, en estimant que la Région wallonne n’avait pas suffisamment agi malgré les constats du DPC et de l’AWAC sur le non-respect du permis d’environnement. Yves Coppieters a rappelé que le permis de février 2023 imposait des conditions claires, qu’un premier contrôle en février 2024 avait confirmé des manquements, puis qu’un nouveau contrôle en juin 2024 avait conduit à un procès-verbal constatant l’inexécution des obligations. Il a précisé que le décret du 6 mai 2019 permet au bourgmestre, sur base d’un procès-verbal, d’ordonner la cessation totale ou partielle de l’exploitation, tout en indiquant qu’il resterait attentif aux décisions à prendre.
Les problèmes de santé liés à la qualité de l’air
Le député Ryckmans a relayé une étude des Mutualités libres, réalisée avec la KU Leuven, l’Université de Hasselt et CELINE, suggérant un lien entre l’exposition aux particules fines, la faible présence d’arbres et une hausse des consultations chez les médecins généralistes, en particulier en urgence, avec un coût estimé important pour la sécurité sociale. Il a interpellé la ministre sur sa perception de cette étude, sur la coordination avec la ministre de la Santé et sur les mesures envisagées pour réduire l’exposition des habitants, notamment autour des écoles. La ministre a rappelé les actions déjà menées dans le cadre du PACE, plan Air-Climat-Énergie, pour réduire les émissions de particules fines. En conclusion, Ryckmans a salué ces initiatives et a proposé de porter le sujet à l’ordre du jour de la CIM Santé afin d’y intégrer les éléments de l’étude sur la charge pour les médecins et la sécurité sociale.
Le rapport de l’unicef sur la pollution de l’air et son impact sur la santé des enfants
Sophie Pécriaux a interpellé la ministre sur le rapport de l’UNICEF relatif aux effets de la pollution de l’air sur la santé des enfants, en soulignant les risques accrus pour les jeunes enfants et les femmes enceintes, ainsi que la nécessité d’un suivi en Wallonie et d’une coordination transversale avec la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a aussi rappelé le plan ENVIeS lancé en 2018 et demandé si des améliorations avaient été constatées en 2023, notamment en matière de qualité de l’air et de prévention. La ministre a indiqué que le sujet était suivi et qu’un travail pourrait être poursuivi en commission, dans une logique de collaboration entre niveaux de pouvoir.
L’impact des facteurs environnementaux sur le développement du cancer
Le questionneur souligne le lien entre pollution et cancer, citant un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement, et interroge la ministre sur les priorités d’action en Wallonie, la coordination avec la ministre de la Santé, l’amplification du plan ENVIeS, le décret sur la qualité de l’air intérieur et le suivi des biomonitorings près des broyeurs à métaux. Il demande aussi où en est le recrutement des jeunes pour l’étude et quelles mesures pourraient encourager leur participation. Dans sa réponse, la ministre indique vouloir renforcer les dispositifs existants, poursuivre la préparation du cadre sur l’air intérieur et maintenir les biomonitorings ciblés, notamment pour les populations exposées aux PCB. Le débat met également en avant la sensibilisation aux risques liés aux UV, la surveillance environnementale et la protection générale de la population contre les effets sanitaires des pollutions.