La suppression de 36 emplois au sein de l’entreprise Milcamps à Dour
Jean-Pierre Lepine a dénoncé la suppression annoncée de 36 emplois chez Milcamps à Dour, dans un contexte social déjà tendu à Mons-Borinage, et a interrogé le ministre sur l’ouverture de la procédure Renault, le contenu de la première réunion, les contacts avec la direction et la mise en place d’une cellule de reconversion. Pierre-Yves Jeholet a confirmé que la procédure Renault était bien initiée pour 36 travailleurs sur 74, en évoquant comme motifs un outil de production vieillissant et des engagements trop importants par rapport aux volumes produits. Il a indiqué que des réunions d’information et de consultation avaient commencé, que d’autres étaient prévues, que les partenaires sociaux devraient négocier un plan social si les licenciements étaient confirmés, et que le FOREm suivait déjà le dossier afin d’accompagner au mieux les travailleurs concernés.
Débat · 3 interventions
Monsieur le Ministre, à Mons-Borinage, le climat social est morose. En effet, après Yara, Opticable, Cora et Gabriel Technologie, c’est aujourd’hui au tour de l’entreprise Milcamps, spécialisée dans la confection de gaufres et de galettes, située à Dour, de procéder à un licenciement. Celui-ci concerne 36 personnes, sur un total de 74 membres du personnel, comportant deux tiers d’ouvriers et un tiers d’employés. Pour rappel, un groupe flamand nommé Poppies Bakeries avait racheté le groupe Milcamps en juillet 2025, c’est-à-dire il y a quelques mois à peine. À travers ce licenciement, que je qualifie de collectif, l’entreprise manifeste son souhait de changer sa stratégie, à savoir de créer une ligne de production beaucoup plus rapide avec beaucoup moins de travailleurs. Je crois savoir que la première phase du plan Renault a déjà été enclenchée. Pouvez-vous le confirmer? Si c’est le cas, pouvez-vous me renseigner sur ce qu’il s’est dit lors de cette première réunion? Avez-vous pris des contacts avec les dirigeants de l’entreprise pour envisager la suite à réserver à ces licenciements? Dans la négative, où en est-on dans la création d’une cellule de reconversion?
Agressivité 36%Monsieur le Député, je vous sais sensible à la situation économique de toute une série d’entreprises situées dans la région. Nous pensons évidemment aux travailleurs concernés ainsi qu’à leurs familles dans ces moments difficiles. Comme vous l’avez dit, la société belge – certes, flamande – Poppies Bakeries a repris le groupe Milcamps, spécialisé dans les gaufres et les gaufrettes. Aujourd’hui, je vous confirme que la procédure Renault a été initiée et qu’elle concerne bien 36 travailleurs, dont deux tiers sont des ouvriers et un tiers des employés, sur 74. Plusieurs raisons ont été évoquées au conseil d’entreprise, notamment un outil vieillissant, mais aussi un nombre d’engagements trop important ces dernières années par rapport aux volumes de production. À cette première étape de la procédure Renault, des réunions sont prévues pour permettre l’information et la consultation. Des réunions ont été organisées avec les représentants des travailleurs. Quatre autres auront encore lieu d’ici la fin du mois de novembre. Si les intentions du repreneur de licencier ces 36 personnes sont confirmées, il appartiendra aux partenaires sociaux de négocier un plan social. Toutefois, l’objectif est de négocier avec l’entreprise pour limiter au maximum la casse sociale et voir s’il est possible de licencier moins des 36 travailleurs annoncés. Le FOREm suit déjà l’évolution de ce dossier parce qu’il nous appartiendra d’accompagner et d’encadrer au mieux les travailleurs qui seraient licenciés si la confirmation devait atterrir.
Agressivité 42%Constructivité 39%Factuel 40%Émotionnel 41%Je profite de cette réplique pour témoigner de tout mon soutien aux travailleurs concernés par ces licenciements. Dans votre réponse, vous avez précisé tout l’attachement que je portais à cette région de MonsBorinage, dans laquelle je crois et croirai toujours. Je suivrai l’évolution de la situation chez exMilcamps, mais j’invite surtout les Gouvernements, à Namur et au Fédéral, à faire en sorte que, après ce choc de licenciements, les travailleurs ne soient pas pris dans une spirale de contrats précaires. C’est une malheureuse réalité que l’on tente trop souvent de dissimuler, convenons-en. Nos travailleurs méritent des emplois qui leur permettent de concrétiser ou de relancer des projets de vie et non pas de vivre à la petite semaine. Qu’ils en soient rassurés, le Parti socialiste y veillera.
Agressivité 43%Constructivité 94%Factuel 79%Émotionnel 75%
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