Les nouveaux éclairages sur la tentative de vente de win, filiale de nethys, en 2019
Le député évoque des révélations de presse sur les coulisses de l’affaire Nethys et de la tentative de vente de Win en 2019, en accusant plusieurs responsables socialistes liégeois d’avoir été informés et d’avoir soutenu la vente d’entreprises publiques. Il dénonce un mélange entre intérêts politiques et financiers, ainsi que le maintien de certaines personnes citées dans le périmètre de Nethys ou de structures liées. Le ministre est interpellé sur les suites à donner à ces révélations et sur le moment où ces pratiques cesseront.
Débat · 2 interventions
- JL
Monsieur le Ministre, comme vous, ce lundi, j’ai lu dans la presse les révélations concernant les coulisses de l’affaire Nethys et la vente de nos entreprises publiques. On pensait avoir tout vu dans le dossier Nethys. On nous disait que ce n’était l’histoire que de quelques pommes pourries et qu’il n’y avait pas de mains invisibles. Cependant, on peut lire dans l’enquête de Sudpresse que toute la direction du PS liégeois était au courant et a décidé de la vente de nos entreprises publiques. Ce sont MM. Willy Demeyer, Alain Mathot, PaulEmile Mottard, Jean-Pierre Hupkens, Frédéric Daerden, Jean-Claude Marcourt et Stéphane Moreau. Ce qui scandalise encore plus les gens, c’est que des dirigeants politiques se revendent à eux-mêmes des entreprises publiques. Les dirigeants politiques sont là pour se servir et pas pour servir les gens. Ce qui dégoûte les gens aujourd’hui, c’est que des dirigeants politiques veulent se revendre nos entreprises publiques, nos joyaux publics et s’en mettre plein les poches sur le dos des citoyens. Je n’ai qu’une question, celle que tout le monde se pose: quand cela s’arrêtera-t-il?
Agressivité 89%Émotionnel 73% - JL
Monsieur le Ministre, je ne considère pas ces révélations comme une romance. Cela ne me fait pas rire. Aujourd’hui, les gens veulent une rupture avec cette politique menée avec des gens qui ont confondu leur portefeuille avec l’argent des citoyens et des entreprises publiques. Les gens veulent que cela change. Vous dites aujourd’hui qu’une série de mesures ont été prises, mais je constate que les personnes que j’ai citées, dont M. Marcourt, qui est toujours à la SOCOFE, sont dans le périmètre de Nethys. Ce que l’on peut aussi lire dans l’article, c’est que tout le PS liégeois était d’accord pour vendre les entreprises. La seule raison pour laquelle ils ne l’ont pas fait, c’est parce qu’ils avaient peur que le PTB ne le dénonce. Rassurez-vous, nous continuerons à dénoncer ces pratiques.
Questions similaires
Les conséquences de la reprise d’integrale
Bierin a interrogé le ministre sur les conséquences de la reprise des actifs d’Intégrale par Monument, en soulignant qu’il s’agit d’une cession d’actifs et non d’un rachat, ce qui laisse craindre que des dettes importantes ne soient pas reprises. Il a insisté sur les risques financiers pour des acteurs publics et para-publics wallons, notamment la SRIW, Ethias, la province et des communes liégeoises via Nethys et Ogeo, ainsi que sur l’impact potentiel sur plus de 130 emplois et sur les revendications des obligataires. Le ministre a été invité à préciser les effets de cette opération et les mesures envisagées pour en limiter les conséquences négatives. Dans sa réplique, Bierin a relevé un possible manque de vigilance de la Banque nationale et a suggéré de relayer cette préoccupation auprès des autorités fédérales.
La bonne gouvernance des intercommunales dans leurs opérations financières
Jean-Paul Wahl a évoqué la plainte déposée par Jean-Charles Fornieri contre l’ancien ministre-président wallon dans le contexte du dossier Nethys, tout en rappelant qu’il ne souhaitait pas commenter la procédure pénale. Il a surtout demandé si la Wallonie disposait désormais de tous les outils juridiques nécessaires pour empêcher des opérations financières d’être détournées au détriment de l’intérêt public. François Desquesnes a répondu qu’il devait respecter la séparation des pouvoirs, mais a détaillé trois niveaux de contrôle existants : les organes d’administration des intercommunales, le rapport triennal de la Cour des comptes au Parlement et sa propre tutelle d’approbation ou d’annulation d’actes. Il a cité l’annulation d’une vente de la filiale kényane de Nethys comme exemple de l’exercice de ces pouvoirs, tandis que Jean-Paul Wahl a conclu en appelant à une vigilance particulière pour éviter une résurgence du dossier.
La condamnation de gmh pour capitalisme sauvage
Le questionneur s’appuie sur la condamnation de GMH par le Tribunal de l’entreprise de Liège pour « capitalisme sauvage » afin d’interroger le ministre sur la portée de ce jugement, son éventuelle valeur de jurisprudence pour d’autres dossiers comme Liberty Steel, et la possibilité pour la Wallonie d’engager des actions similaires. Il insiste sur la nécessité pour la Région de défendre les intérêts des travailleurs face à des entreprises jugées peu scrupuleuses. Le ministre répond en soulignant la complexité de ces dossiers et l’action menée pour les familles concernées, tandis que le questionneur réaffirme son attachement à une ligne politique centrée sur la solidarité et la défense des travailleurs.
La rencontre entre le gouvernement, wallonie entreprendre et les syndicats de liberty steel
Les députés ont dénoncé l’enlisement du dossier Liberty Steel, l’arrêt prolongé des lignes de production, les dettes sociales et les impayés aux fournisseurs, ainsi que l’incertitude vécue par les 550 travailleurs et leurs familles. Ils ont interrogé le ministre sur les contacts pris avec la direction, les syndicats et Wallonie Entreprendre, et sur les mesures concrètes pour préserver l’emploi et trouver un repreneur, certains jugeant que l’avenir ne peut plus se construire avec l’actionnaire actuel. En réponse, le ministre a rappelé la complexité du dossier et les limites liées à la procédure judiciaire en cours, tout en évoquant les contacts avec les acteurs concernés et la mobilisation au niveau européen. Le débat a également mis en cause, du côté des intervenants, le rôle de la Commission européenne dans la situation actuelle du site liégeois.
Les suspicions de corruption au sein de l’intercommunale HUmani
Les députés ont dénoncé des soupçons de corruption et de mauvaise gestion autour de l’achat par l’intercommunale HUmani d’un terrain acquis 1,6 million d’euros, présenté comme destiné à un hôpital psychiatrique mais jugé inadapté, avec en outre des allégations de paiement de 100 000 euros à un mandataire. Ils ont demandé à la tutelle une enquête, un audit externe et, pour certains, une mise sous tutelle, en soulignant l’absence d’évaluation préalable du bien, d’autres irrégularités présumées et les risques pour les finances publiques et l’emploi. François Desquesnes a indiqué que la justice était saisie, que la présomption d’innocence devait être respectée, et qu’il avait demandé à son administration une enquête en urgence. Il a précisé qu’il n’était plus possible d’annuler la décision d’achat en tutelle en raison du délai écoulé, tout en rappelant les règles et circulaires imposant la minutie et l’évaluation de la valeur des biens avant acquisition.