Les conséquences de la reprise d’integrale
Bierin a interrogé le ministre sur les conséquences de la reprise des actifs d’Intégrale par Monument, en soulignant qu’il s’agit d’une cession d’actifs et non d’un rachat, ce qui laisse craindre que des dettes importantes ne soient pas reprises. Il a insisté sur les risques financiers pour des acteurs publics et para-publics wallons, notamment la SRIW, Ethias, la province et des communes liégeoises via Nethys et Ogeo, ainsi que sur l’impact potentiel sur plus de 130 emplois et sur les revendications des obligataires. Le ministre a été invité à préciser les effets de cette opération et les mesures envisagées pour en limiter les conséquences négatives. Dans sa réplique, Bierin a relevé un possible manque de vigilance de la Banque nationale et a suggéré de relayer cette préoccupation auprès des autorités fédérales.
Débat · 2 interventions
- BBierinEcolo
Monsieur le Ministre, la Banque nationale a tranché – même s’il reste encore des étapes – pour que Monument reprenne les actifs de la compagnie Intégrale. Il s’agit d’une cession d’actifs, pas d’un rachat de l’entreprise, ce qui n’a pas les mêmes conséquences. En effet, le repreneur, a priori, ne reprend pas les dettes qui sont significatives dans ce cas-ci. Cette question porte à la fois sur des enjeux économiques, d’emploi, mais aussi des enjeux liés aux pouvoirs locaux. Comme la tradition le veut désormais, c’est vous en tant que ministre des Pouvoirs locaux qui répondez sur toutes les questions liées de près ou de loin à Nethys. Des entreprises, des outils économiques régionaux ont investi dans la compagnie d’assurance et risquent de perdre beaucoup d’argent en raison de la décision de reprise. Il s’agit de la SRIW, d’Ethias dont la Région possède un tiers du capital, comme vous le savez très bien, ou encore de la province et des communes de la région liégeoise qui, via Nethys, en possèdent la majeure partie avec Ogeo, fonds de pension lié également à des intercommunales wallonnes. On parle d’un risque de plusieurs centaines de millions d’euros. Le journal _Le Soir_ évoquait 500 millions d’euros partis en fumée. C’est une somme très importante et qui a un impact structurel. Enfin, plus de 130 emplois sont concernés et ne sont garantis que pour 18 mois à partir de la date de la reprise. Les obligataires ont également saisi le cabinet Deminor pour faire toute la transparence sur la convention parce qu’ils ont des doutes ou des revendications par rapport à cela. Selon votre analyse, quelle est la conséquence de cette décision sur tous les enjeux que je viens d’évoquer et le Gouvernement a-t-il étudié les décisions à prendre pour en atténuer, le cas échéant, les conséquences négatives potentielles?
Agressivité 38% - BBierinEcolo
Merci, Monsieur le Ministre, pour les éléments de réponse que vous avez pu donner à ce stade. On aura évidemment l’occasion d’en reparler plus en détail dans les différentes commissions concernées. Je pense que l’on peut aussi souligner dans cette affaire qu’à côté des problèmes de gestion et d’éthique bien connus et dont on a déjà amplement parlé dans ce Parlement, il y a eu aussi, manifestement, un défaut de vigilance important de la Banque nationale qui est censée garantir le bon fonctionnement du secteur et les intérêts des uns et des autres. Je suggère que, chacun dans notre rôle de ministre et de parlementaire, nous faisions passer le message à nos homologues fédéraux à ce sujet.
Agressivité 55%Constructivité 54%Émotionnel 45%
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