Aide aux entreprises
L’annonce de M. le Ministre relative à la réforme APE
Les députés ont interrogé le ministre sur la fin du dispositif APE au 1er janvier 2027, en demandant des garanties sur l’emploi, la continuité des services essentiels et les critères de réaffectation des 1,2 milliard d’euros concernés. Jean-Paul Bastin a aussi insisté sur la nécessité d’une communication claire et rassurante, tandis que Patricia Van Walle et Dorothée De Rodder ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences pour les travailleurs, les communes, les crèches, les écoles et le non-marchand. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il s’agissait d’une réforme de simplification, de justice et de transparence, avec une période transitoire possible jusqu’en 2028, voire 2029, et un transfert des moyens vers les ministres fonctionnels. Il a affirmé qu’une concertation était en cours avec l’UNIPSO, l’Union des villes et communes, les CPAS et la Fédération Wallonie-Bruxelles, afin d’éviter des perturbations et de lisser la mise en œuvre par secteur.
La fin annoncée du dispositif APE
Les députés ont interrogé le ministre sur la fin annoncée du dispositif APE au 1er janvier 2027, en demandant des garanties sur la continuité des emplois et des services, ainsi que sur les critères de réaffectation des 1,2 milliard d’euros concernés. Pierre-Yves Jeholet a expliqué que la réforme prévoit une période transitoire jusqu’au 1er janvier 2028, voire 2029, avec transfert des moyens vers les ministres fonctionnels, sur la base de critères de simplification, d’équité, de transparence et de soutien pérenne aux secteurs. Il a assuré qu’une concertation est en cours avec l’UNIPSO, l’Union des villes et communes, la Fédération Wallonie-Bruxelles et les secteurs concernés, et qu’un lissage sera prévu pour éviter de perturber les employeurs. Les députés ont estimé que la réforme ne donnait pas de garantie suffisante pour l’emploi et qu’elle faisait peser un risque de démantèlement de services publics, tout en prenant acte des trois axes mis en avant par le ministre : transition, transfert et concertation.
L’annonce de la fermeture du centre logistique H&M à Ghlin
Les députés ont dénoncé l’annonce de fermeture du centre logistique H&M à Ghlin, qui met en péril 440 emplois, et ont interrogé le ministre sur les possibilités de maintien de l’activité, de recherche d’un repreneur, d’accompagnement des travailleurs et de coordination avec les niveaux fédéral et régional. Ils ont aussi demandé des précisions sur les aides publiques reçues par l’entreprise, leurs conditions d’octroi et d’éventuelles clauses de récupération, tout en soulignant la nécessité de réfléchir à une stratégie plus large pour la logistique et à l’usage des fonds publics. Pierre-Yves Jeholet a qualifié la situation de drame humain et économique, a rappelé la procédure Renault et les dispositifs d’accompagnement en cas de licenciement collectif, a confirmé que 16,3 millions d’euros d’aides avaient été accordés mais qu’ils n’étaient plus récupérables car les délais légaux étaient échus, et a indiqué que des contacts avaient été pris avec la direction. Il a enfin précisé que Wallonie Entreprendre examinerait toute piste d’investissement pour le site, tout en notant que les sites espagnol et italien évoqués par H&M ne pourraient pas, en principe, bénéficier d’aides régionales si cela s’analysait comme une délocalisation intracommunautaire.
Le dialogue après la manifestation pour l’emploi et contre la précarité
Les députés ont relayé les inquiétudes exprimées lors de la manifestation à Namur sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les APE, les titres-services, les exclusions du chômage et la précarité croissante, en demandant une ouverture au dialogue avec les syndicats et le secteur associatif. Adrien Dolimont a répondu que le Gouvernement entend changer de modèle pour obtenir d’autres résultats, en jugeant nécessaire de réformer les aides à l’emploi, de simplifier les dispositifs et de mieux aligner les formations sur les besoins du terrain. Il a reconnu des défis sociaux et évoqué des actions en cours, notamment le plan de lutte contre la pauvreté, tout en estimant qu’une meilleure communication sur les réformes était nécessaire. Les interpellants ont ensuite dénoncé un bilan qu’ils jugent défavorable en matière d’emplois et de pression fiscale locale, ainsi qu’une absence de main tendue au dialogue.
La formation des jeunes aux nouvelles technologies par Tumo
Valérie Bluge a interrogé le ministre sur l’ouverture à Liège d’un centre Tumo, proposant gratuitement aux 12-18 ans des formations numériques, et sur sa contribution à la transformation numérique de la Wallonie. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que le projet s’inscrit dans la stratégie numérique régionale et vise à susciter des vocations dans les métiers du numérique, via des apprentissages en intelligence artificielle, codage, programmation et animation 3D pour 1 500 jeunes. Il a précisé qu’il s’agit d’un partenariat associant notamment l’Université de Liège, Noshaq/LeanSquare, des entreprises privées et des PME, avec un soutien public régional initial mais un objectif d’autofinancement à terme. La députée a salué cette opportunité pour les talents wallons et pour l’économie régionale, en soulignant l’intérêt d’une implantation à Liège.
La transversalité du choc de simplification administrative en Wallonie
Caroline Cassart-Mailleux a salué l’avancement du dossier de simplification administrative tout en interrogeant la ministre sur la méthodologie employée, la consultation des PME et de l’administration, le calendrier des mesures, leur caractère évolutif, ainsi que l’existence d’une coordination transversale entre les différents secteurs et avec le niveau fédéral. Jacqueline Galant a répondu qu’une stratégie commune a été adoptée par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallonne, mobilisant les deux gouvernements, leurs dix ministres et les administrations, après de nombreuses concertations. Elle a précisé que chaque ministre reste responsable de la mise en œuvre dans son domaine, qu’un travail concret va commencer sur base de propositions déjà établies, et que des contacts ont été pris avec le fédéral, avec des rencontres prévues avec chaque ministre. La députée a conclu en soulignant l’importance du suivi et des réunions avec le fédéral pour concrétiser les simplifications annoncées.
La suppression de subsides octroyés aux associations luttant contre les discriminations
Germain Mugemangango a dénoncé la suppression des subsides à deux ASBL syndicales actives dans la lutte contre les discriminations, en estimant que cette décision contredisait les engagements du Gouvernement et intervenait sans évaluation préalable. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la mesure était assumée, fondée sur un rapport d’activités 2023 et sur l’avis de l’Inspection des finances, en considérant que ces actions relevaient plutôt du FOREm ou des syndicats eux-mêmes. Il a précisé que les subsides seraient maintenus en 2024 mais supprimés en 2025, dans un objectif d’économies budgétaires. Le député a répliqué que ces organisations avaient déjà engagé des frais et du personnel, et a contesté le recours au FOREm tout en défendant le rôle de ces ASBL dans l’accompagnement des victimes de discrimination.
L’explosion du coût de l’énergie et son impact sur les entreprises et les commerces
Olivier de Wasseige a alerté sur l’écart croissant des coûts de l’électricité et du gaz entre la Wallonie et la Flandre, en soulignant l’impact sur la compétitivité des entreprises et la survie des commerces, notamment à travers des faillites liées au prix de l’énergie. Il a interrogé la ministre sur les mesures envisagées, au-delà de la DPR, en particulier sur les coûts de transport, de distribution et la fusion des GRD. Cécile Neven a rappelé que le coût de l’énergie dépend de plusieurs composantes, dont la commodity, les surcharges liées à des choix politiques, les certificats verts, ainsi que les coûts de transport et de distribution. Elle a précisé que le transport haute tension relève du niveau fédéral via Elia et que la Wallonie compte cinq GRD pour la distribution.
Les besoins du secteur biotechnologique et biopharmaceutique wallon en matière d’investissements et le soutien des fonds publics wallons
Freddy Mockel a relayé les critiques de la direction de BioWin sur la frilosité des investisseurs privés et, selon elle, des fonds publics wallons, en plaidant pour davantage de souplesse dans les critères d’investissement et en interrogeant la stratégie de Wallonie Entreprendre et des invests régionaux. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la biotechnologie est un secteur stratégique pour la Wallonie et que le Gouvernement entend renforcer la cohérence et la lisibilité de l’écosystème de l’innovation et de la recherche. Il a souligné que Wallonie Entreprendre, Sambrinvest, Noshaq et d’autres invests soutiennent déjà des dizaines d’entreprises du secteur, avec des investissements de plusieurs dizaines de millions d’euros par an, et a indiqué que ce soutien serait poursuivi. En réplique, Freddy Mockel a pris acte de cette continuité, tout en estimant que la question de la souplesse des critères et d’un éventuel renforcement des moyens restait ouverte.