Aide à l'emploi
L’inquiétude des 600 employeurs du secteur associatif concernant la future réforme des APE
Les députées ont relayé les inquiétudes de la CODEF, représentant 600 employeurs du secteur associatif, face à la réforme des APE, en évoquant des risques de pertes d’emplois, de fermeture de structures et un cadastre jugé incomplet ou mal ajusté à la réalité de terrain. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la réforme vise à responsabiliser les ministres fonctionnels et repose sur la transparence, l’équité, l’efficacité et la simplification administrative, tout en assurant vouloir rassurer le secteur non marchand. Il a défendu la nécessité de revoir un dispositif qu’il juge marqué par d’anciens choix clientélistes et a indiqué travailler avec le Gouvernement et l’UNIPSO sur la méthodologie et le cadastre. Les intervenantes ont conclu en appelant à une meilleure concertation avec les acteurs de terrain et à une prise en compte plus fidèle des données sectorielles.
La réforme du FOREm
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur la réforme du FOREm dans un contexte de forte pénurie de main-d’œuvre et de chômage élevé en Wallonie, en évoquant la feuille de route prévue pour accélérer l’activation des demandeurs d’emploi, renforcer le suivi personnalisé, améliorer l’adéquation entre compétences et offres, et clarifier les prochaines étapes législatives et numériques. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la DPR prévoit une réforme profonde du FOREm, fondée sur un accompagnement plus rapide et plus permanent, une modification de l’arrêté et éventuellement du décret, ainsi qu’un changement de culture impliquant davantage de responsabilisation des agents, des opérateurs de formation et des chercheurs d’emploi. Il a également insisté sur la lutte contre les redondances entre opérateurs, sur l’idée que le chômage implique des droits mais aussi des obligations, et sur le développement d’outils numériques visant un meilleur « matching » entre offres d’emploi et candidats. Le député s’est dit favorable à ces mesures et a salué la volonté de renforcer l’efficacité du FOREm et la concentration sur ses missions de base.
Le rejet du budget de la Ville de Seraing par M. le Ministre
Alice Bernard a dénoncé le refus du budget de Seraing par le ministre, qu’elle a présenté comme une politique d’austérité menaçant les crèches, les écoles, l’entretien urbain et la sécurité, tandis que Valérie Bluge a demandé si ce refus relevait de simples erreurs techniques ou d’autres motifs, ainsi que ses conséquences et le rôle du CRAC. François Desquesnes a répondu que le budget présentait des erreurs de comptabilisation et surtout une situation non conforme à l’obligation d’équilibre, avec un déficit ordinaire de 5 millions en 2025 et une trajectoire pouvant atteindre 31 millions en 2026. Il a invoqué les règles du Code de la démocratie locale, les engagements du plan Oxygène, les alertes déjà émises par le CRAC et la hausse importante des effectifs communaux, en invitant la Ville à revoir son budget.
La demande de réforme des titres-services adressée aux gouvernements par les syndicats
Les députées ont interrogé le ministre sur les suites à donner à l’échec des négociations fédérales sur les titres-services, en mettant en avant la faiblesse des salaires, la précarité des travailleuses, les frais complémentaires et la nécessité de réformer un secteur fragilisé tant pour les entreprises que pour les utilisateurs. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la réforme visait à garantir la pérennité du dispositif, qu’il poursuivrait la concertation avec les syndicats, Federgon et le Fédéral, et qu’il ne pouvait agir seul au niveau régional sur des questions relevant en grande partie de la compétence fédérale. Il a précisé qu’aucun calendrier rapide n’était envisagé, la réforme devant être préparée de manière complexe et concertée, notamment à la lumière de la décision du Conseil d’État et des différents niveaux de pouvoir concernés.
La situation préoccupante de l’entreprise Bepco à Engis et les risques de pertes d’emplois liés à une délocalisation
Loïc Jacob a alerté sur l’annonce de fermeture du site d’Engis de Bepco, filiale du groupe TVH, avec un risque de perte d’environ 72 à 80 emplois et l’éventualité d’une délocalisation vers la Flandre. Il a demandé si des contacts seraient pris avec la direction et quelles actions seraient menées pour renforcer l’accueil et le maintien d’entreprises en Wallonie. Pierre-Yves Jeholet a confirmé qu’une procédure Renault était en cours, visant à limiter les licenciements et l’impact social, et a indiqué que les activités seraient transférées vers d’autres centres de distribution pour des raisons de coûts de transport ou environnementales. Il a souligné la nécessité de préserver et d’attirer des entreprises en Wallonie, en s’appuyant notamment sur les infrastructures disponibles et sur l’accompagnement de Wallonie Entreprendre.