Protection de l'eau
Les conséquences des contaminations aux PFAS sur la couverture en assurance des distributeurs d’eau wallons
Les députés Freddy Mockel et Bruno Lefèbvre ont alerté sur le risque que des assureurs excluent les dommages liés aux PFAS de la couverture des distributeurs d’eau wallons, ce qui pourrait faire peser de nouveaux coûts sur les opérateurs et, indirectement, sur les citoyens via la facture d’eau. Ils ont demandé quelles mesures urgentes seraient prises, notamment pour faire appliquer le principe du pollueur-payeur et aller vers une interdiction des PFAS. Yves Coppieters a indiqué avoir reçu la lettre de Belgaqua, confirmé que le sujet était suivi au niveau fédéral avec un groupe de travail prévu à l’automne pour examiner les mécanismes de financement des conséquences sanitaires et environnementales, et précisé qu’en Wallonie les recherches des pollueurs se poursuivent dans les zones contaminées. Il a souligné que les distributeurs wallons ne signalent pas encore de retrait de couverture de la part de leurs assureurs, et a affirmé vouloir éviter toute « double peine » pour les pouvoirs publics et les citoyens.
Les risques d’impossibilité d’assurance pour les distributeurs d’eau face aux risques de pollution aux PFAS
Les députés ont alerté sur le risque que les assureurs excluent de leurs couvertures les dommages liés aux PFAS pour les distributeurs d’eau, ce qui ferait peser de nouveaux coûts sur les opérateurs et, indirectement, sur les consommateurs. Ils ont insisté sur la nécessité d’appliquer rapidement le principe du pollueur-payeur et de faire assumer la facture aux producteurs de PFAS plutôt qu’aux citoyens. Yves Coppieters a indiqué avoir reçu la lettre de Belgaqua, précisé qu’un groupe de travail fédéral devait être mis en place à l’automne pour organiser les mécanismes de financement des conséquences sanitaires et environnementales, et rappelé que la Région wallonne poursuit l’identification des pollueurs dans les zones concernées. Il a souligné ne pas vouloir d’une « double peine » pour les pouvoirs publics et les citoyens, tout en rappelant que des instructions judiciaires sont en cours.
L’état des lieux sur les PFAS en Wallonie
Olivier Maroy a relayé une enquête sur les PFAS dans l’eau de distribution et minérale, estimant que certains résultats restent interpellants malgré le respect des normes wallonnes, et a interrogé le ministre sur le renforcement des normes, le cas des TFA, les moyens financiers disponibles et la coordination avec le fédéral. Yves Coppieters a défendu la transparence de l’administration, rappelé que la Wallonie fixe une valeur cible très basse pour les TFA (2,2 µg/l), précisé qu’il n’existe pas à ce stade de démonstration scientifique de toxicité chronique des TFA, et indiqué que 50 millions d’euros sont investis pour moderniser les réseaux et le schéma régional des ressources en eau. Il a ajouté que des travaux se poursuivent sur d’autres mesures, notamment via des contacts avec le fédéral sur l’usage de certains produits phytopharmaceutiques, et qu’un rapport du comité scientifique indépendant pourrait conduire à de nouvelles recommandations ou normes.
Les mesures préventives pour éviter les pénuries d’eau
Marie Jacqmin interrogeait le ministre sur le risque de pénurie d’eau en Wallonie en cas de sécheresse prolongée, l’évolution récente de la consommation, les indicateurs disponibles et les actions de sensibilisation à envisager. Yves Coppieters a indiqué que la consommation wallonne reste conforme aux niveaux saisonniers habituels, sans augmentation constatée, et que la situation est actuellement sous contrôle grâce à la cellule d’expertise Sécheresse pilotée par le CORTEX. Il a précisé qu’en cas de sécheresse durable, des problèmes ponctuels pourraient survenir, mais uniquement sous la forme de restrictions locales limitées, et non de mesures générales. Le ministre a enfin souligné l’importance d’une éducation du public à la sobriété en eau et de démarches ciblées auprès des industries, tandis que la députée a marqué son accord sur la nécessité d’adapter les comportements.
Le recyclage des eaux comme vecteur de résistance contre les antibiotiques
La députée a interrogé le ministre sur les inquiétudes liées au recyclage des eaux, évoqué comme facteur possible de résistance aux antibiotiques, ainsi que sur les secteurs concernés. Le ministre a précisé que la problématique vise surtout la réutilisation des eaux pour l’irrigation agricole, en soulignant l’absence de cadre formel en Région wallonne malgré un encadrement européen. Il a indiqué que des études sont en cours au SPW ARNE avec des universitaires, en vue d’alimenter le Plan wallon des déchets-ressources 3.0 et d’intégrer davantage cette question dans la réflexion environnementale. Sur le plan sanitaire, il a rappelé l’existence d’un plan wallon de lutte contre l’antibiorésistance inscrit dans une approche « One Health », appelant à une coordination accrue entre administrations de la santé et de l’environnement.