Crise sanitaire
La vague grippale annoncée
Caroline Taquin a alerté sur la hausse des infections respiratoires et l’arrivée de la vague grippale, en soulignant le risque de surcharge pour la première ligne, les urgences et les personnes vulnérables, et a demandé un plan d’action rapide en matière de prévention et de communication. Yves Coppieters a indiqué que trois infections circulent déjà — VRS, covid et grippe saisonnière —, que la grippe arrive plus tôt cette année sans annoncer nécessairement plus de formes graves, et a rappelé la priorité de la vaccination des publics à risque. Il a précisé que l’AViQ mène une campagne d’information sur les gestes barrières, met à disposition des numéros d’information pour le public et les professionnels, et estime que les structures hospitalières sont préparées, malgré un engorgement saisonnier attendu.
L’évolution des infections par la bactérie STEC dans les maisons de repos et les mesures prises par la Wallonie
Les députées ont interrogé le ministre sur la propagation de la bactérie STEC dans des maisons de repos et des crèches en Wallonie, l’ampleur des cas, l’origine probable des contaminations et la coordination entre l’AViQ, l’AFSCA et Sciensano. Yves Coppieters a indiqué que la situation est sous contrôle, avec huit cas à Ottignies dont une personne décédée, six cas au centre de Bouge, cinq cas à Aubange à confirmer, et un cas dans chacune des deux crèches de Rochefort et Franc-Warêt. Il a précisé que les chaînes de transmission sont cassées, que les enquêtes de traçabilité alimentaire se poursuivent, et que les mesures d’hygiène, d’isolement et de supervision des protocoles ont été renforcées. Le ministre a rappelé que les institutions touchées assurent la communication aux familles, sous supervision de l’AViQ et de l’ONE, tandis que l’AFSCA contrôle la chaîne alimentaire et les prélèvements.
Les actions wallonnes face à l’arrivée en Europe d’un nouveau variant du covid-19 et le risque d’une flambée estivale
Vincent Palermo a interpellé le ministre sur l’arrivée du variant NB.1.8.1 en Europe, sa transmissibilité accrue et la préparation des autorités wallonnes face à un risque de reprise estivale. Yves Coppieters a indiqué qu’il ne s’agit ni d’un variant préoccupant ni d’intérêt, qu’aucune mesure spécifique n’est donc prise, et que la surveillance épidémiologique de l’AViQ ainsi que la coordination interfédérale via le Risk Assessment Group restent en place. Il a ajouté que ce variant n’entraîne pas de conséquence clinique majeure, que les vaccins actuels restent efficaces et que la situation demeure sous contrôle malgré une augmentation des cas.
Les conséquences de l’absentéisme parmi les chauffeurs de bus
Yves Evrard a dénoncé la suppression de deux lignes de bus en province de Luxembourg, causée selon lui par un absentéisme élevé chez un sous-traitant du TEC, et a interrogé le ministre sur l’accessibilité des transports en zone rurale, le cadre contractuel avec les prestataires et les garanties à offrir aux parents et aux élèves. François Desquesnes a répondu qu’il s’agissait d’un épisode ponctuel lié à une vague de grippe chez le sous-traitant, dans un contexte plus large de pénurie de chauffeurs, et a précisé que les prestations non réalisées ne sont pas payées et peuvent donner lieu à des pénalités. Il a indiqué que la situation était rétablie et a évoqué la poursuite du travail sur la formation aux métiers en pénurie pour traiter ces difficultés à plus long terme. Yves Evrard a pris acte de ces explications tout en soulignant l’importance d’une meilleure information des usagers en cas d’imprévu.
La constitution d’un stock de vaccins contre le H5N1
Sabine Roberty s’inquiète de l’évolution du H5N1, des mutations observées, des achats de vaccins déjà engagés au niveau européen et britannique, et demande quelles mesures la Belgique et la Wallonie envisagent, notamment la constitution d’un stock de vaccins. Yves Coppieters répond que le H5N1 constitue un enjeu de santé publique, que des exercices de simulation ont déjà été organisés et qu’un nouveau RMG doit se réunir prochainement, mais qu’il n’y a pas de situation d’urgence. Il précise qu’aucun stock n’est détenu par la Région wallonne, que la gestion relève du niveau fédéral via un contrat de réservation, et qu’un fournisseur pourrait livrer rapidement des vaccins en cas de besoin. La députée plaide ensuite pour une vigilance accrue, des mesures préventives pour les travailleurs agricoles exposés aux bovins et aux volailles, tout en évitant tout alarmisme.