Protection des animaux
L’adhésion de deux organisations wallonnes d’agriculteurs à l’Alliance pour la consigne
Freddy Mockel et Jean-Paul Bastin ont relayé l’adhésion de plusieurs organisations agricoles à l’Alliance pour la consigne, en soulignant les nuisances des canettes et bouteilles abandonnées dans les champs, les risques pour le bétail et la nécessité d’un accord de coopération entre Régions. Anne-Catherine Dalcq a dit partager cette préoccupation, rappelant que les agriculteurs subissent directement ces impacts et que la compétence relève de l’environnement, tout en indiquant suivre le dossier et relayer ces enjeux au sein du Gouvernement. Les intervenants ont ensuite poursuivi un échange sur le sujet, Freddy Mockel jugeant la réponse insuffisante et Jean-Paul Bastin saluant l’engagement de la ministre à porter ces préoccupations.
L’alerte lancée chez les apiculteurs concernant un foyer de loque européenne
François Huberty a interpellé la ministre sur un foyer de loque européenne détecté à Viroinval, les mesures prises dans la zone de protection de trois kilomètres, l’existence éventuelle d’autres foyers en Wallonie, les actions d’information auprès des apiculteurs et agriculteurs, ainsi que la stratégie à long terme. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que la maladie doit être déclarée à l’AFSCA, qu’aucun traitement curatif n’existe, que les ruches du périmètre sont testées et que les colonies contaminées sont détruites puis désinfectées, avec indemnisation possible pour les apiculteurs enregistrés. Elle a précisé que des mesures prophylactiques et un suivi sanitaire par un vétérinaire spécialisé peuvent être mis en place, tout en indiquant que le suivi et l’information relèvent principalement de l’AFSCA au niveau fédéral. Le député a conclu en soulignant la nécessité d’accompagner le secteur apicole face aux pressions actuelles, notamment celles liées au frelon asiatique.
La fécondation artificielle des reines chez les abeilles
Eddy Fontaine a mis en avant une technique innovante de fécondation artificielle des reines, développée par une doctorante, qu’il présente comme une avancée importante pour lutter contre la surmortalité des abeilles et sélectionner des lignées résistantes au varroa. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que l’insémination des reines n’est pas חדשה et qu’elle est déjà utilisée depuis plusieurs années en Belgique et dans les pays voisins pour préserver des lignes résistantes, tout en précisant que le projet de Mme Égyptien apporte des outils utiles pour la recherche et la biodiversité. Elle a indiqué que les financements régionaux existent surtout pour aider les apiculteurs face au varroa et pour conserver la pureté génétique des abeilles noires, ajoutant qu’elle allait examiner la possibilité de soutenir ce projet. Eddy Fontaine a conclu en appelant à soutenir cette thèse afin d’éviter qu’un acteur privé ne s’en empare.
Les conséquences pour la Wallonie concernant le changement de statut de protection du loup» Question d’actualité de Mme Lazaron à Mme Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, sur «l’évolution du niveau de protection du loup
Les députés ont débattu du changement de statut de protection du loup et de ses conséquences pour la Wallonie, en particulier pour la cohabitation avec l’élevage, les indemnités et l’encadrement via le plan et le réseau Loup. La ministre a précisé que la décision européenne relève d’abord de la Convention de Berne, qu’elle n’est pas encore directement applicable à l’Union européenne, et que la Wallonie reste en situation défavorable, avec des dérogations possibles dans des cas strictement encadrés. Elle a indiqué vouloir maintenir les moyens humains et financiers du plan Loup afin d’assurer une cohabitation optimale.
L’entrée en vigueur du permis de détention pour animaux de compagnie
Jacqueline Galant a souligné l’absence d’informations et de circulaire à destination des communes et des vendeurs d’animaux à quelques jours de l’entrée en vigueur du permis de détention, en demandant des consignes claires et une meilleure sensibilisation des acteurs locaux. L’intervenant a dénoncé l’impossibilité pratique d’appliquer la mesure, en rappelant que le fichier central n’était pas encore opérationnel et que les refuges, commerçants et communes ne disposaient d’aucun outil concret de contrôle. En réponse, la ministre a rappelé que l’objectif du permis était de lutter contre l’abandon et la maltraitance, tout en laissant entendre que des instructions et une circulaire seraient transmises, mais les critiques ont insisté sur le manque de préparation technique et administrative du dispositif.
Les mesures envisagées suite au décès d’une petite fille attaquée par un chien
Sophie Pécriaux interroge Céline Tellier sur les mesures envisagées à la suite du décès d’une petite fille attaquée par un chien, en demandant quelles initiatives pourraient être prises pour prévenir de nouveaux drames. En l’absence du contenu des interventions, aucun élément de réponse de la ministre ne peut être résumé.
La signature d’un nouveau protocole de collaboration en matière de lutte contre la maltraitance animale
Le député Clersy a rappelé les tensions persistantes entre l’administration wallonne et les refuges dans la lutte contre la maltraitance animale, en citant des épisodes de rupture de collaboration lors de saisies. Il a interrogé la ministre sur les mesures prises à la suite du protocole d’accord signé le 1er juin pour renforcer l’efficacité des interventions. En réponse, la ministre a détaillé les avancées du nouvel accord, notamment la reconnaissance du rôle et de l’expertise des refuges dans les procédures de saisie. Clersy a salué cet accord comme un pas important vers le rétablissement du dialogue et une meilleure complémentarité entre les acteurs du bien-être animal.
L’arrêt de la cour de justice de l’union européenne (cjue) déboutant bayer de son action contestant l’interdiction de trois néonicotinoïdes prise en 2018 par la commission européenne
Ryckmans a évoqué l’arrêt de la CJUE rejetant le recours de Bayer contre l’interdiction européenne de trois néonicotinoïdes, en soulignant les risques de ces substances pour les abeilles, les riverains et les agriculteurs, ainsi que l’inscription du Parlement wallon dans une logique de fin des néonicotinoïdes. Il a interrogé le ministre sur la portée juridique de l’arrêt, ses conséquences pour la demande de dérogation belge, l’éventuelle réponse de la CJUE aux questions préjudicielles du Conseil d’État, et l’état d’avancement des alternatives. La réponse a rappelé que la Wallonie doit mettre en œuvre la dérogation fédérale mais aussi veiller à son contrôle sur le terrain, tout en reconnaissant la difficulté d’en assurer l’application; il a également été indiqué que le développement des alternatives prend du temps et que leur progrès reste un enjeu important.