Protection des agriculteurs
L’appel de dizaines de milliers de Wallons à interdire les pesticides
Céline Tellier a rappelé l’ampleur des pétitions citoyennes, rassemblant environ 43 000 signatures, et a demandé quelles mesures concrètes le Gouvernement wallon entendait prendre, y compris une éventuelle rencontre avec les pétitionnaires. Yves Coppieters a indiqué avoir déjà rencontré certains initiateurs, reconnu l’importance du soutien populaire et annoncé préparer un dossier pour le Gouvernement sur base des auditions, du rapport de la Cour des comptes et de l’expérience du programme wallon de réduction des pesticides. Il a évoqué des pistes de renforcement de la protection des citoyens et des captages, l’interdiction des pesticides contenant des PFAS lorsque c’est possible, ainsi qu’une transition accompagnée pour les agriculteurs, en concertation avec les parties prenantes et avec l’implication du niveau fédéral. Céline Tellier a salué ces éléments tout en annonçant le dépôt d’une résolution plus complète intégrant les pesticides PFAS, la protection des zones de captage et le soutien économique aux agriculteurs.
Le soutien des syndicats agricoles à l’Alliance pour la consigne
Des députés ont relayé la demande du monde agricole, de plus en plus favorable à la consigne sur les canettes et bouteilles en raison des déchets retrouvés dans les champs, des risques pour le bétail et des coûts induits. La ministre Anne-Catherine Dalcq a dit partager ces préoccupations, a rappelé que la compétence relève de l’environnement et a indiqué qu’elle poursuivrait le relais de ce dossier au sein du Gouvernement wallon, tout en soulignant les actions de prévention déjà menées. Les intervenants ont ensuite réitéré leur soutien à l’Alliance pour la consigne et critiqué l’absence, selon eux, de réponse politique suffisante face à la pollution rurale.
La découverte d’un nouveau variant de la fièvre catarrhale aux Pays-Bas
Eddy Fontaine a alerté sur l’apparition aux Pays-Bas d’un nouveau sérotype de fièvre catarrhale, le sérotype 12, en demandant quelles mesures seraient prises pour protéger les éleveurs, s’il existe un vaccin et quelles informations sont disponibles sur sa dangerosité. Anne-Catherine Dalcq a indiqué que la vaccination relève du niveau fédéral, qu’aucun vaccin n’est actuellement disponible et que la prévention, la surveillance et le contrôle des foyers devront être renforcés en collaboration avec les services compétents. Elle a ajouté qu’un travail important reste à faire pour développer un vaccin et que la baisse des températures pourrait freiner la propagation des moucherons vecteurs. En réplique, le député a souligné que le sérotype est déjà présent hors d’Europe, qu’il conviendrait de s’informer sur les vaccins existant à l’étranger et que les conséquences économiques pour les agriculteurs ne relèvent pas de la Wallonie.