Développement rural
Les résultats funestes de l’absence de politique foncière agricole
Eddy Fontaine a dénoncé la fermeture d’une ferme familiale à Lessines et a plaidé pour une véritable politique foncière agricole afin de garantir l’accès à la terre et la transmission aux jeunes agriculteurs. La ministre Anne-Catherine Dalcq a reconnu la fragilité de la situation, rappelé l’importance du bail à ferme, indiqué avoir mené des consultations avec les acteurs du secteur et annoncé une note au Gouvernement wallon en fin de mois pour fixer des orientations et ouvrir ensuite des groupes de travail. Le député a salué cette annonce tout en estimant la question urgente, vu la fréquence de ces situations en Wallonie.
L’impact de la hausse du nombre de secondes résidences sur les zones rurales et leurs habitants
Mélissa Hanus a dénoncé la hausse des prix de l’immobilier et l’augmentation des secondes résidences dans les communes ardennaises, qu’elle estime préjudiciables à l’accès au logement des jeunes et à la vitalité des villages, notamment pour les écoles et les services locaux. Elle a demandé à la ministre quelle était sa vision de la ruralité et quels actes concrets elle comptait poser après plus d’un an de mandat. Anne-Catherine Dalcq a répondu que l’accès au logement est effectivement plus difficile en zone rurale, mais qu’elle n’a pas de levier direct sur les secondes résidences dans ses compétences. Elle a mis en avant plusieurs outils de sa politique rurale, dont les logements intergénérationnels, les logements-tremplins et le permis d’urbanisme pour les constructions touristiques, afin de réguler l’offre et préserver l’accès au logement.
Le manque de vétérinaires dans les fermes et zones rurales
La députée a souligné la pénurie croissante de vétérinaires pour gros animaux en zone rurale, en évoquant la charge de travail, les contraintes de nuit, la simplification administrative et la nécessité d’un Observatoire des vétérinaires pour objectiver les causes et cartographier les zones à risque. La ministre a confirmé le caractère préoccupant et multifactoriel du problème, précisant que l’Observatoire a bien été mis en place et soutenu par la Région wallonne, qu’il a permis de dégager des chiffres utiles à l’élaboration d’un plan d’action, et que des soutiens existent pour favoriser les associations de vétérinaires et la formation. Elle a aussi rappelé le rôle des autres niveaux de pouvoir, notamment la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la formation et l’État fédéral pour l’agrément et l’AFSCA, tout en indiquant mener des concertations avec les praticiens ruraux.