Action sociale
L’avenir résidentiel des aînés
Yves Evrard a mis en avant l’étude ING montrant que 75 % des plus de 65 ans vivent dans un logement sous-occupé, et a interrogé la ministre sur les mesures complémentaires à la baisse des droits d’enregistrement pour favoriser des déménagements vers des logements plus adaptés, notamment via le logement intergénérationnel, kangourou, les résidences-services et l’augmentation de l’offre. Cécile Neven a rappelé que le vieillissement de la population est une priorité transversale et a évoqué plusieurs pistes en cours : développement de logements adaptables et PMR, réforme des critères d’attribution du logement social avec une priorité accrue aux seniors, diversification des typologies de logements et renforcement du maintien à domicile via la téléassistance. En réplique, Yves Evrard a souligné l’ampleur du défi, la lenteur des procédures de permis et la nécessité de clarifier certains statuts, notamment en matière de cohabitation et de coliving, afin de mieux utiliser le parc existant.
La lutte contre les marchands de sommeil
Laurent Devin a interpellé la ministre sur la lutte contre les marchands de sommeil, dénonçant le morcellement du parc locatif privé, la précarité des logements proposés et les difficultés rencontrées par les bourgmestres pour contrôler ces situations. Cécile Neven a reconnu le caractère dramatique et multifactoriel du problème, rappelant l’existence de sanctions pénales lourdes, tout en soulignant que le contrôle relève aussi des niveaux fédéral et communal. Elle a indiqué vouloir agir sur le monitoring du parc de logements, la réaffectation et la rénovation de bâtiments, le renforcement du contrôle local du morcellement et la mise en place de guichets uniques via les pôles locaux du logement, en s’inspirant notamment d’une initiative menée à Charleroi.
La saturation des abris de nuit
Les intervenants ont dénoncé la saturation des abris de nuit en Wallonie, en particulier l’absence de solution dans le Brabant wallon, et ont plaidé pour des mesures structurelles en amont : davantage de logements sociaux, du Housing First, une meilleure coordination avec les communes, la lutte contre le mal-logement et un renforcement de l’accompagnement social et des éducateurs de rue. Ils ont aussi interrogé la ministre sur les moyens complémentaires prévus pendant le plan Grand Froid, l’élargissement des horaires et le renforcement de l’encadrement dans les lieux d’accueil. En réponse, la ministre a rappelé les moyens déjà engagés par la Wallonie, notamment le cadre légal adapté et les financements accordés aux relais sociaux, tout en soulignant que l’absence de solution dans certaines communes du Brabant wallon relevait aussi de leurs responsabilités. Le débat s’est ensuite tendu autour de l’explication du phénomène par la politique fédérale migratoire, que plusieurs députés ont jugée insuffisante ou réductrice.
L’avenir des salles de consommation à moindre risque (scmr) en wallonie
Le questionneur interroge la ministre sur l’avenir des salles de consommation à moindre risque en Wallonie, en réaction à des propos de M. Bouchez sur la lutte contre la drogue qu’il juge simplistes et déconnectés des réalités de terrain. Il souligne que la toxicomanie constitue un problème majeur en milieu urbain et rend hommage aux acteurs de l’aide et de l’accompagnement des personnes dépendantes. La réponse ministérielle n’est pas reprise dans l’extrait fourni.
L’exemple d’utrecht pour la prise en charge du sans-abrisme
Laurent Devin interroge la ministre sur l’enseignement à tirer de la visite effectuée à Utrecht avec son collègue Christophe Collignon afin d’améliorer la prise en charge du sans-abrisme en Wallonie. Il sollicite une première analyse de cette expérience hollandaise et des pistes concrètes pour faire progresser la gestion du sans-abrisme. En conclusion, il remercie la ministre et exprime le soutien du groupe socialiste à la recherche de nouvelles solutions dans ce domaine.
La mise en œuvre du plan d’assistance digitale au domicile
Mourad Sahli a interrogé la ministre sur le déploiement du plan « Assistance digitale 2.0 », destiné à équiper 15 000 logements wallons de capteurs connectés pour soutenir les personnes âgées en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Il a demandé quels enseignements avaient été tirés du projet pilote mené dans la région liégeoise et comment la généralisation serait organisée à l’horizon 2026. L’échange a souligné l’importance du vieillissement de la population et le lien du projet avec le Plan de relance wallon et son budget de 35 millions d’euros. Le député a également exprimé son soutien au projet et à l’action de la ministre en faveur du bien-être des séniors.
L’intégration du centre régional d’aide aux communes (crac) au spw intérieur et action sociale et le mépris de la bonne gouvernance qui entache cette opération
Benoît Dispa s’inquiète de l’intégration du CRAC au sein du SPW Intérieur et Action sociale, qu’il juge menée sans respect suffisant des principes de bonne gouvernance, et interroge la ministre sur les modalités et la justification de cette opération. Valérie De Bue apporte des éléments de réponse sur le cadre et les objectifs de l’intégration, en défendant la réorganisation comme relevant de l’organisation administrative et de l’efficacité du service. La discussion porte principalement sur la méthode suivie, la transparence du processus et ses conséquences institutionnelles.