Ménages wallons
La fin de la bulle des certificats verts
Vincent Maillen a interrogé la ministre sur la fin de la bulle des certificats verts, son impact sur la facture des ménages et des entreprises, ainsi que sur les mesures à prendre pour éviter une nouvelle surproduction avant la fin du régime en 2028. Cécile Neven a confirmé la baisse de la surcharge liée au financement du rachat des certificats verts, passée de 13,82 €/MWh en 2022 à 3,45 €/MWh en 2025, et a précisé qu’une réforme du régime devra être mise en place pour les nouveaux entrants d’ici 2028. Elle a indiqué que l’administration travaille au maintien de l’équilibre du marché, avec une révision plus agile du mécanisme de demande et la poursuite d’un mécanisme de temporisation pour prévenir la reconstitution d’une bulle. La ministre a enfin souligné que des efforts restent nécessaires sur les surcharges et le prix de l’électricité afin d’améliorer durablement la situation des consommateurs.
Les conséquences de la tarification dynamique de l’électricité pour les ménages wallons
Le député a dénoncé la tarification dynamique de l’électricité, qui ferait varier le prix quart d’heure par quart d’heure, en estimant qu’elle pénaliserait les ménages et les travailleurs aux heures de pointe, notamment le matin et le soir. Il a invoqué la CREG, selon laquelle cette évolution pourrait accroître les factures jusqu’à 15 %, et a soutenu que le mécanisme finirait par s’appliquer aux citoyens malgré les assurances contraires. Le ministre a répondu que ce dispositif ne s’adresserait a priori pas aux particuliers.
L’impact sur les wallons de la nouvelle taxe carbone européenne dans le cadre du réchauffement climatique
Germain Mugemangango a dénoncé le vote d’une nouvelle taxe carbone européenne, qu’il juge antisociale car elle frapperait surtout les ménages wallons déjà confrontés à la hausse des prix de l’énergie et à des difficultés budgétaires, tandis que les plus riches, les jets privés et les yachts en seraient largement exemptés. Il a aussi contesté la logique de redistribution invoquée par le gouvernement, estimant que la transition écologique est financée par les travailleurs plutôt que par les grandes entreprises et les milliardaires. Le ministre Henry a répondu en mettant en avant le mécanisme européen de redistribution, notamment un fonds social de 1,6 milliard d’euros destiné à accompagner la transition et à en limiter l’impact sur les ménages les plus vulnérables.
L’avis des associations sur la réforme de la fiscalité automobile
Les intervenants ont critiqué la réforme de la fiscalité automobile annoncée par le ministre Henry, en contestant son caractère réellement gouvernemental, son manque de concertation et ses effets jugés pénalisants pour les familles, les travailleurs et certaines professions dépendantes de véhicules plus grands. Ils ont relevé plusieurs exemples chiffrés montrant que des modèles populaires ou moins chers pourraient être davantage taxés que des véhicules plus coûteux, ainsi qu’un risque de déplacement vers le leasing en Flandre. Ils ont également dénoncé une réforme considérée comme peu équitable et insuffisamment tournée vers des उपाय structurels, comme une action sur les constructeurs ou le renforcement des transports publics. En réponse, il est indiqué que le ministre a présenté lundi la manière dont la réforme devait se dérouler et que le Gouvernement s’est accordé sur sa proposition, malgré des réserves exprimées dans la majorité et dans le secteur.