L’absence de communication des émissions de gaz à effet de serre par certaines entreprises
Le député Léonard interroge le ministre Henry sur l’absence de communication, par certaines entreprises, de leurs émissions de gaz à effet de serre, en soulignant les enjeux de transparence et de suivi climatique. Le ministre est invité à préciser les obligations applicables, les mécanismes de contrôle et les mesures envisagées pour améliorer la transmission de ces données.
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La réduction des émissions de gaz à effet de serre à atteindre d’ici 10 ans suite au sommet européen
François Desquesnes interroge le ministre sur la position défendue par la Belgique au Conseil européen concernant la répartition de l’effort pour atteindre l’objectif de -55 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, ainsi que sur l’impact éventuel pour la Wallonie et l’adaptation des outils régionaux comme le PACE. Il demande aussi si un ETS spécifique au transport routier est envisagé au niveau européen et quelle est la position de la Wallonie dans la concertation belge. Le ministre apporte quelques éléments de réponse, mais sans clarifier entièrement la trajectoire future ni la position wallonne sur l’ETS transport. Le questionneur indique qu’il reviendra demander des précisions, notamment sur un éventuel dépassement de l’objectif actuel et sur l’ETS pour le transport routier.
La nécessité d’industrialiser la rénovation du bâti en wallonie
Le député Léonard a interrogé le ministre Henry sur la possibilité d’adapter en Wallonie le modèle néerlandais EnergieSprong afin d’industrialiser et de massifier la rénovation du bâti, privé comme public, en misant sur des bâtiments similaires et des économies d’échelle. Il a souligné l’ampleur de l’objectif wallon, estimant nécessaire de rénover jusqu’à 45 000 logements privés par an pour passer d’un taux de rénovation de 1 % à 3 % et contribuer aux objectifs climatiques à l’horizon 2050. Il a également insisté sur l’intérêt des techniques d’isolation par l’extérieur pour accélérer cette transition.
Le ralentissement du «virage vert» par les grands fournisseurs d’électricité
Le député a dénoncé le faible engagement de grands fournisseurs comme Engie-Luminus et TotalEnergies dans la production d’énergie renouvelable, en s’appuyant sur une étude de Greenpeace, et a critiqué les subventions publiques accordées à ces entreprises malgré leurs résultats jugés insuffisants. Il a opposé cette situation aux efforts des citoyens, selon lui pénalisés par plusieurs taxes, et a demandé au ministre de clarifier sa politique énergétique. Le ministre, dans l’extrait fourni, n’apparaît pas répondre directement à ces critiques.
Le record de réchauffement climatique en 2024
Le député Jori Dupont a interpellé la ministre sur l’augmentation historique des températures en 2024, les dépassements de seuils climatiques et l’urgence de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre en Wallonie. Cécile Neven a répondu que le Gouvernement entend respecter ses objectifs européens, finalise une feuille de route pour 2025 et met en avant une baisse de 46 % des émissions de CO2 wallonnes depuis 1990, tout en affirmant vouloir éviter que le PACE ne reste un catalogue d’intentions. En réplique, Jori Dupont a dénoncé l’insuffisance des mesures annoncées, notamment la réduction de la prime Énergie, la hausse du ticket du TEC et le refus de taxer les jets privés.
La saisine du comité de concertation sur la politique climatique belge
Les députés interrogent le ministre sur le blocage persistant de la Flandre dans la négociation du burden sharing climatique et sur la saisine du Comité de concertation par le ministre bruxellois présidant la Commission nationale Climat. Ils soulignent les risques financiers, européens et climatiques d’un accord insuffisant, ainsi que l’impact des déclarations de la ministre flamande Demir, jugées incompatibles avec les objectifs communs. Le ministre répond que la situation empêche de présenter un PNEC ambitieux dans les délais, que l’échéance du 30 octobre ne pourra vraisemblablement pas être respectée, et que la suite dépend désormais d’un accord à trouver au niveau du Premier ministre. Les intervenants prennent acte de cette impasse et constatent que la Flandre maintient sa position.