Le projet de taxe au kilomètre poursuivi par la région de bruxelles-capitale
Le député Matagne s’inquiète de la poursuite par la Région bruxelloise du projet SmartMove, qu’il présente comme une taxe kilométrique et un péage urbain à visée avant tout fiscale, et interroge le ministre sur l’envoi du texte au Conseil d’État, les délais, ainsi que l’existence ou non d’une concertation avec Bruxelles. Il déplore en outre que les informations arrivent par voie de presse et demande une attitude plus proactive de la part du ministre wallon, notamment via une saisine du Comité de concertation. Dans sa réponse, le ministre précise les éléments dont il dispose sur le dossier et rappelle les limites de l’information disponible côté wallon, sans confirmer qu’une concertation formelle ait déjà commencé.
Débat · 2 interventions
- MMatagneLes Engagés
Monsieur le Ministre, dans une interview donnée à _L’Écho_ par M. Maron, un ministre bruxellois de l’Environnement, on peut lire entre les lignes que le ministre souhaite financer la relance bruxelloise au travers du projet SmartMove, ce fameux projet que vous connaissez très bien, cette intolérable taxe kilométrique couplée à un péage urbain. Ce qui confirme mes craintes – et pas seulement les miennes, celles de nombreuses personnes dans cette assemblée – que ce projet est avant tout un outil fiscal et non pas des méthodes de mobilité qui vont nous permettre d’améliorer la mobilité et de réduire la congestion. Aussi, M. Maron annonce que le Gouvernement bruxellois va envoyer son texte au Conseil d’État. Êtes-vous au courant de cet envoi au Conseil d’État? Quel est le délai pour obtenir la réponse? Avezvous été contacté et concerté par M. Maron? Comment expliquez-vous que le ministre bruxellois continue à avancer sans que les concertations aient commencé? C’est ce que j’ai pu comprendre dans une autre interview de Sven Gatz, qui indique que les discussions n’ont pas encore débuté. J’aimerais vous entendre sur la question et je vous remercie d’avance pour vos précisions.
Agressivité 49%Émotionnel 38% - MMatagneLes Engagés
Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour toutes ces précisions. Ce n’est évidemment pas moi qui dis que les discussions n’ont pas encore commencé. J’ai bien dit que c’était M. Sven Gatz lors d’une interview dans _L’Écho_. J’entends bien que la Wallonie n’a pas toutes les informations, mais Bruxelles met fin au moratoire. Vous êtes beaucoup plus expérimenté que moi et vous savez que l’on n’envoie pas un texte au Conseil d’État pour le fun. On le fait parce que l’on a envie d’avancer. Bruxelles met fin à ce moratoire, et c’est là où sont mes craintes. Par ailleurs, cela m’étonne que l’on apprenne encore ces informations par la presse. Vous êtes délégué par le Gouvernement wallon et par le Parlement wallon pour nous représenter et défendre l’intérêt des Wallons. Je vous rappelle que vous n’êtes pas ministre Ecolo de la Mobilité. Vous êtes ministre wallon de la Mobilité. J’aimerais davantage de proactivité de votre part pour nous tenir informés de toutes ces discussions et que nous n’ayons plus ces débats surprises en séance plénière. Je vous remercie pour le travail que vous allez continuer à mener. Il serait important de saisir le Comité de concertation pour avancer et arrêter de freiner Bruxelles dans ses initiatives qui, finalement, vont à l’encontre des intérêts de l’ensemble des Belges, et pas seulement des Wallons, des Flamands et des Bruxellois.
Agressivité 59%Émotionnel 50%
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La décision du comité de concertation de ce 13 juillet sur les suites du projet smartmove
Les intervenants ont demandé au ministre l’état des discussions du comité de concertation sur le projet SmartMove et les suites à donner, en soulignant que les Régions flamande et wallonne paraissaient bloquer le dossier. Ils ont aussi insisté sur les enjeux de mobilité pour les navetteurs vers Bruxelles et sur la nécessité d’une concertation interrégionale plus large, en rappelant le rôle attendu de la communauté métropolitaine. Le ministre a indiqué que des alternatives au projet bruxellois restaient à l’étude et que le dialogue avec la Région bruxelloise se poursuivait, ce qui a été interprété par les députés comme l’absence d’un arrêt complet du dossier.
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