Les inquiétudes des travailleurs de liberty steel
Le questionneur alerte sur la dégradation des conditions de travail chez Liberty Steel à Liège, évoquant l’absence de contrôles de sécurité et de contrôle du gaz, ainsi que l’achat par les travailleurs de leurs propres équipements de protection. Il dénonce un écart entre le discours de l’entreprise et la réalité vécue sur le terrain, qu’il assimile à une mise en danger des travailleurs et à une destruction progressive de l’outil sidérurgique et des emplois. Il interpelle le ministre sur les causes de la situation et sur les mesures envisagées pour protéger l’outil et l’emploi, en estimant que la responsabilité politique est engagée.
Débat · 2 interventions
- NNemesPTB
Monsieur le Ministre, une fois de plus, les travailleurs de Liberty sont inquiets. Les contrôles de sécurité ne se font plus dans leur usine et le contrôle du gaz ne se fait plus non plus. Pour nombre d’entre eux, ils doivent aller acheter eux-mêmes chez Brico leurs équipements de protection ou leurs outils. Voici donc ce qu’est la reprise de Liberty Steel à Liège. Cette entreprise qui a fait des pieds et des mains pour reprendre le contrôle sur l’outil et qui aujourd’hui le laisse pourrir en mettant en danger la santé et la vie des travailleurs. On voit qu’il y a une grande différence entre, d’un côté, le discours marketing bling-bling de chez Liberty, qui dit que tout va bien, et de l’autre côté, la réalité sur le terrain que les travailleurs constatent tous les jours. Dans la réalité, on est en train d’assister à la destruction du peu qui nous reste de sidérurgie en Wallonie. Comment est-ce possible? Que se passe-t-il chez Liberty? Qu’allez-vous faire maintenant pour protéger de la destruction l’outil et les emplois?
Agressivité 88%Émotionnel 68% - NNemesPTB
« Ce message est sans doute un des derniers cris d’alarme, après quoi il deviendra difficile de tenter quoi que ce soit, et vous aurez sans doute terminé de détruire notre entreprise.» Cette déclaration très forte, c’est celle d’un délégué syndical de l’entreprise. Donc, oui, je pense que M. le Ministre Borsus a sa responsabilité dans cette histoire parce que face à la réponse qu’il vient de m’être donnée, c’est que l’on va continuer d’aller écouter les beaux discours marketing bling-bling de Liberty alors que de l’autre côté, nous avons les travailleurs qui sont en train d’appeler au secours, et qui disent: «Nous sommes en train de laisser détruire notre outil et détruire nos emplois».
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