Le calendrier des travaux de rehaussement des ponts du canal Albert
Arnaud Dewez a interrogé le ministre sur le calendrier actualisé des travaux de rehaussement des quatre ponts du canal Albert, en insistant sur les retards constatés, le risque budgétaire lié au pont d’Haccourt et la nécessité d’éviter la fermeture simultanée de deux ponts proches. François Desquesnes a indiqué que les travaux débuteront le 3 novembre à Hermalle-sous-Argenteau, qu’Haccourt est reporté à fin 2026, que Lixhe devrait suivre d’ici la fin de l’année et que Lanaye ne nécessite pas de travaux de rehaussement mais seulement de signalisation. Il a confirmé que deux ponts contigus ou proches ne seront pas fermés en même temps et qu’aucun fonds européen ne sera perdu, malgré un surcoût budgétaire pour la Wallonie. Le député a salué ces précisions tout en soulignant la nécessité d’améliorer le respect des délais et de fournir rapidement un planning fiable aux habitants et aux acteurs économiques de la Basse-Meuse.
Débat · 3 interventions
- AD
Monsieur le Ministre, aujourd’hui, je parle des ponts. C’est l’occasion de faire le point sur les ponts du canal Albert qui doivent être rehaussés pour permettre aux bateaux de quatre containers de rejoindre le site logistique du Trilogiport ainsi que l’ancien site de Chertal, juste avant Liège également. On apprenait la semaine dernière que le marché de travaux pour le pont d’Hermalle a été attribué – on peut s’en réjouir – et que les travaux sont prévus pour la fin de cette année. On apprenait également en début de semaine que le marché de travaux pour le pont de Haccourt n’a pas encore été attribué parce qu’on est toujours en attente du permis. Nous n’avons pas de nouvelles concrètes sur les deux autres ponts que sont Lixhe et Lanaye, même si les travaux sont de moindre ampleur sur Lanaye, étant donné qu’il ne doit pas être relevé. Le planning a évolué au cours du temps. Il y a toujours une inquiétude au sein de la population par rapport à ces reports répétitifs. Sur le pont de Haccourt, l’annonce des travaux l’année prochaine amène aussi à un impact budgétaire, étant donné que les travaux devaient être terminés pour juin 2026 pour ne pas perdre les subsides européens pour ce pont. Quel est le planning actualisé des travaux sur ces quatre ponts? Pouvez-vous nous confirmer – vous l’avez déjà fait par le passé et je vous en remercie – que, malgré cette situation nouvelle, deux ponts voisins ne seront pas fermés en même temps? Comment, à l’avenir, améliorer le respect des délais par les différents services du SPW afin justement de pouvoir bénéficier des subsides européens?
Agressivité 78%Constructivité 66%Factuel 51%Émotionnel 77% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Monsieur le Député, merci pour cette question qui, je le sais, vous tient à cœur, et également à tous les habitants de la Basse-Meuse et qui jouxte le canal Albert, ce qui nous permet de faire un peu de géographie. Si je reprends les quatre ponts sur le canal Albert, partie wallonne qui vient de Liège et qui raccorde non seulement Liège, mais l’ensemble du réseau fluvial wallon au port d’Anvers. C’est évidemment un axe stratégique sur lequel la Wallonie a décidé d’investir, avec l’appui notamment de l’Europe, afin de rehausser les ponts sur le canal Albert. L’objectif est simple: passer de trois niveaux de conteneurs à quatre niveaux de conteneurs. C’est un gain de productivité de 33 %. C’est évidemment un enjeu important. Si l’on commence la leçon de géographie, on a: - au sud, Hermalle-sous-Argenteau, où les travaux commenceront le 3 novembre prochain. C’est le premier chantier qui va commencer; - plus au nord, le pont d’Haccourt à hauteur de Visée, dont l’objectif est de reporter le début du chantier à fin 2026; - un peu plus au nord, le pont-barrage de Lixhe, où des travaux devraient également commencer d’ici la fin de cette année; - le pont de Lanaye, où il n’y a pas de travaux à faire, mais une signalisation à placer pour indiquer quel est le meilleur passage pour les péniches avec quatre niveaux de conteneurs. Les règles du jeu prévues depuis le début par le SPW MI, d’ailleurs indiquées dans les cahiers des charges des entreprises, c’est que deux ponts contigus ou proches ne peuvent pas être fermés à la circulation simultanément. C’est la raison pour laquelle nous allons commencer par Hermalle-sous-Argenteau. Nous mettons en pause Haccourt, mais nous réalisons Lanaye plus au nord, pour que les travaux ne soient pas concomitants pour deux ponts situés à proximité. C’est important pour toute la mobilité dans la zone de la Basse-Meuse. Il est important de rajouter qu’il n’y aura pas de fonds européens perdus puisque les moyens budgétaires sont au-delà, malheureusement, des coûts que nous aurons à assumer.
- AD
Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour cette réponse. On a des informations plus précises et plus claires que celles que l’on a eues dans la presse les derniers jours, que ce soient en termes de délais et de planning, mais aussi sur l’explication des subsides qui ne sont pas perdus, qui ne sont pas attribués juste à un pont. L’article de mardi pouvait prêter à confusion. On peut néanmoins – ce n’est pas faire une chasse à la sorcière, mais c’est dans un but d’amélioration – faire en sorte à l’avenir que les délais soient respectés. Je m’étonne toujours que les délais annoncés en février ne soient pas respectés quelques mois après, alors que des marchés n’avaient pas encore été attribués. Cette question m’interpelle. Ensuite, Monsieur le Ministre, je vous remercie sincèrement d’avoir réaffirmé l’engagement de ne pas fermer simultanément deux ponts. C’était la crainte des habitants de la Basse-Meuse, vous l’avez entendue. C’est un point important pour la mobilité, la sécurité et l’économie locale. Enfin, un planning précis le plus rapidement possible est important parce que nos entreprises, nos commerçants ont besoin de visibilité pour s’organiser et préserver leur activité.
Constructivité 46%Émotionnel 43%
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